JP BARBIER (LR) à GRENOBLE: « J’aurais préfèré qu’ils gardent Decaux et ne suppriment pas les bibliothèques »

Publié par user1 le

Jean-Pierre Barbier Président du Conseil Départemental et Député (LR)  est allé à leur demande samedi matin à la rencontre des commerçants Grenoblois rue de Strasbourg, place Victor Hugo, Bd Agutte Sembat et au parking Chavant.

Lors de cette visite de terrain, selon le DL ( 2/10/16) Jean­-Pierre Barbier est passé par le restaurant “Le Claire­ fontaine”, tenu par Olivier Corneloup, président de l’Union des artisans, commer­çants et restaurateur de Cha­vant. « On ne fait pas partie des projets de la mairie, déplo­re ce dernier. Même si parmi tous les véhicules qui passent sur cet axe, seuls 40 % s’arrê­tent, 40 % c’est important pour nous!»

C.HOFFMANN :  » AUCUNE INDEMNISATION N’EST PRÉVUE »

Un peu plus tôt, à la chocolaterie Zugmeyer, Patri­ce Besson avait exprimé sa crainte de « ne plus avoir de clients. Ça va être très compli­qué pour ceux qui viennent du Nord­ Isère. On se bat pour va­loriser le centre­ ville et on n’est pas suivis par la Ville. » Ce à quoi le président de l’Union commerçante Label ville, Christian Hoffmann, ajoutait qu’en plus, « aucune indemnisation n’est prévue » en cas de baisse du chiffre d’affaires. On devrait revivre le scandale des travaux de la ligne E du tram qui ont tué des dizaines de commerces dans l’indifférence de MM Destot, Safar, Chiron (PS), élus « responsables ».

Accompagné notamment de Jean-Damien Mermillod-Blondin, Président du groupe d’opposition à la Métro et de Christian Burdet, commerçant (LR) Jean-Pierre Barbier a commenté avec sévérité les orientations néfastes de la municipalité Piolle (Verts/PG).

Jean-Pierre Barbier place Victor Hugo à Grenoble discutant avec des commerçants en présence notamment de Jean-Damien Mermillod-Blondin et Christian Burdet ( Photo le Dauphiné Libéré )

Jean-Pierre Barbier place Victor Hugo à Grenoble discutant avec des commerçants en présence notamment de Jean-Damien Mermillod-Blondin et Christian Burdet ( Photo le Dauphiné Libéré )

JP BARBIER :  » SUR l’AUTOROUTE à VÉLOS LE DÉPARTEMENT A ÉMIS UN AVIS DÉFAVORABLE »

« Sur l’autoroute à vélo (Rey, Sembat, Lyautey, NDLR), le Département a  émis un avis défavorable. Je pense qu’il faut d’abord régler le problème de circulation autour de Grenoble et sur les grands axes. » Sur la politique du maire écologiste Éric Piolle, l’élu de droite a ensuite ajou­té : « Au moins, il avait préve­nu, il est pour la décroissance, qu’elle soit économique, so­ciale ou culturelle. La suppres­sion de la publicité, par exem­ple, a été décidée pour des rai­sons idéologiques alors que ça rapportait environ 600 000 € à la commune. J’aurais préféré qu’ils gardent les panneaux Decaux et ne suppriment pas des bibliothèques… »

 » D’ICI 10 ou 15 ANS LE BRUIT NE SERA PLUS UN SUJET AVEC LES VOITURES ÉLECTRIQUES »

Le président du conseil dé­partemental a aussi rap­pelé que « les intérêts des uns ne sont pas forcément ceux des autres. Vous, les commer­çants, avez intérêt à ce que la voiture reste en ville pour vo­tre clientèle mais les habitants aimeraient moins de bruit. Sauf que, d’ici 15 ou 20 ans, le bruit ne sera plus un sujet avec les voitures électriques. Quant aux transports en commun, il faut rappeler qu’une personne qui prend le tram paie 20 % de son trajet, les 80 % restant sont payés par les collectivités. Ce­la ne pourra pas durer ! »

Même si chacun en connait les limites compte tenu des méthodes de la municipalité Piolle Jean­-Pierre Barbier a appelé donc les commerçants à en­courager leurs clients à partici­per à la concertation en cours.

JD MERMILLOD-BLONDIN :  » CE PROJET et MORTIFÉRE, JE VAIS DÉPOSER UN RECOURS »

De son côté Jean-Damien Mermillod-Blondin estime que  « ce projet est mor­tifère. Il s’agit de la survie du cœur de ville. Je vais donc écrire à Éric Piolle et Christophe Ferrari, président de la Métropo­le, pour leur dire ce qu’on entend, ce que vivent les commerçants. Je vais leur demander de pren­dre ça en compte. Et je vais également déposer un recours contre “Cœurs de Ville, cœurs de Métropole” en tant que président d’opposi­tion. »

A côté des élus,  la Chambre de Commerce et D’industrie ne reste pas silencieuse cette fois comme elle l’a été lors de l’hécatombe commerciale des travaux du tram, l’absence d’indemnisation ou les 2200 places de stationnement en surface supprimées par la municipalité Destot/Safar (PS).

LA CCI:  » LE PLUS GROS PLAN SOCIAL de l’ISÉRE »

Elle réagit fortement .Elle souligne que “des pro­jets de piétonisation non pré­parés dans d’autres villes” ont entraîné “des baisses d’activité de plus de 30 %”. Elle continue : “Les consé­quences sociales menace­raient ainsi la vie de nom­breux ménages et l’attractivi­té de l’ensemble du territoire grenoblois. Ce serait un véritable crime économique qui ferait des dégâts considéra­bles certes économiques mais aussi sociaux […]. Peut­ on prendre le risque du plus gros plan social isérois ? Plus de 5 000 emplois menacés, soit un peu moins d’un tiers des emplois dans le commer­ce du centre­ ville…” La CCI dénonce également “un mé­pris des propositions formu­lées”, parmi lesquelles  la demande d’une étude d’impact refusée par les élus PS/PC et Verts/Ades/PG qui dirigent l’agglomération.

L.BUSTOS et G.JULLIEN ( gauche/extrême gauche) : SANS POUVOIR, LA VOIX de SON MAITRE

Une situation si tendue que l’exécutif a chargé deux Vice Présidents de cette majorité de gauche et d’extrême gauche ,sans aucun pouvoir, Ludovic Bus­tos et  Guy Jullien de répondre. Bien entendu ils ne peuvent pas expliquer la vraie raison du refus de l’étude d’impact à savoir la volonté de la municipalité Piolle d’imposer ce projet sans étudier au préalable ses conséquences économiques, sociales et environnementales. Ils se comportent en porteur d’eau, la Métro finançant même  l’opération! MM Bustos et Jullien ne grandissent pas la politique à défendre l’indéfendable pour demeurer Vice Présidents de la Métro…

AVEC L.WAUQUIEZ, JP BARBIER DÉMONTRE QUE LES COMMERçANTS NE SONT PAS ABANDONNÉS par la DROITE

En tout cas la visite de Jean-Pierre Barbier aura démontré que les commerçants Grenoblois ne sont pas abandonnés par les élus de droite. Ils ne sont pas seuls. Déjà l’annonce de Laurent Wauquiez selon laquelle la Région Auvergne Rhône-Alpes ne financerait pas l’opération avait prouvé que ce soutien était actif.

Désormais Eric Piolle et sa majorité Rouge/Verts sont bien seuls, malgré le soutien obligé de Christophe Ferrari et d’hommes comme Ludovic Bustos ou Guy Jullien- totalement dépendants de la municipalité Grenobloise pour leurs postes-  pour infliger unilatéralement aux Grenoblois des mesures aussi coercitives.

D.MULÉ ( PG):  » Eric PIOLLE NE VOIT PAS QUE LA GROGNE MONTE de PLUS EN PLUS? »

« Éric Piolle avait basé sa cam­pagne sur la co-construction. Or, là, toutes les décisions tombent d’en haut » déclarent dans le DL du même jour Dominique Mulé  co­ secrétaire dé­partemental du Parti de Gauche « suspendu » parce qu’il a demandé un moratoire sur le plan de casse du service public lancé par Piolle. Accompagné de Jean­-Pierre Juy et Jean-­Paul Garac responsables du PG 38 ils questionnent inquiets :« Éric Piolle ne voit ­il pas que la grogne mon­te de plus en plus?»

Le noyau dur qui soutient la municipalité est atteint tandis que les supplétifs ferment les yeux pour prolonger leurs prébendes . Le passage en force tenté par Eric Piolle devrait se retourner vite contre eux et lui.