GRENOBLE: IL EST INTERDIT D’INTERDIRE
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5 mai 2015 07:05 Commentaires fermés admin

Avec Eric Piolle et ses idéologues une annonce cache toujours quelque chose. Ainsi le financement soudain d’un festival du Street Art au moment ou Olivier Bertrand (Verts/Ades) sabre sans ménagement des manifestations existantes comporte une arrière pensée. Bientôt ceux qui estiment Grenoble, dégradée, négligée, repoussante appartiendront à la catégorie des arriérés mentaux.
Puisque tout graffiti est une oeuvre en puissance, pourquoi s’attarder sur des poubelles renversées, des pavés disjoints, une ville sale? Le dossier ouvert par le « DL » (4/5) accompagne cette politique.

 » UN TAG C’EST TOUJOURS UNE EXPRESSION  » (!)

Jérôme Catz le businessman qui organise le festival explique « Oui, le street art, Ce sont les artistes et égale­ment ces tags, intrusifs, qui peuvent être considérés com­me du vandalisme. Un tag, un graff, c’est toujours une ex­pression, un point de vue. Et même le truc qui paraît moche porte un message, dans l’acte même, dans le risque que prend son auteur. C’est un marqueur de la société. ».

 » NIK LA BAC  » : DE l’ART NAÏF « ?

Ainsi  » Nik la Bac » ( notre photo de une ) entre dans cette catégorie. Sa calligraphie sommaire s’apparente à l’art naïf et son message à un signifiant plus large que son énoncé: on ne peut le limiter à la protestation des dealers de l’avenue Marcelin Berthelot à Grenoble, dérangés par la brigade Anti Criminalité.De plus il faut mettre l’exploit sportif dans le positif….

Un magasin parmi d'autres cours Berriat à Grenoble

Un magasin parmi d’autres cours Berriat à Grenoble

LES COMMUNAUX VONT REFLECHIR DEVANT LES TAGS

Dés son arrivée la municipalité Piolle a mis fin au contrat d’une société privée qui nettoyait quelques tags. Maintenant l’inénarrable Corinne Bernard ( Verts/PG) Adjointe aux Cultures explique « l’en­jeu, c’est de savoir ce qu’il faut effacer et ce qu’il faut laisser parce que c’est une proposition, porteuse d’un message. Il faut se poser les bonnes questions : pourquoi ? Pour qui ? Et pourquoi ici ? Les agents de la Ville ont déjà eu un temps d’information « . On imagine les communaux devant un tag, interrogatifs : Michel-Ange ou vulgaire graffiti ? réunion avec Corinne Bernard…

En attendant murs privés, rideaux de commerces, poubelles, poteaux, arbres… tout est souillé en permanence.

A Grenoble même les arbres sont tagués ( ici au Jardin de ville, site historique de l'ancienne Mairie et de l'appartement Stendhal )

A Grenoble même les arbres sont tagués ( ici au Jardin de ville, site historique de l’ancienne Mairie et de l’appartement Stendhal )

PLUS FACILE DE TRAITER CHAQUE GRAFFITI de MICHEL-ANGE QUE TENIR la PROMESSE de GRATUITE

Avec cette opération l’extrême gauche est dans sa ligne: le business de la contestation. Elle semble  branchée et espére faire oublier aux jeunes qu’elle trahit sa promesse de gratuité des Transports pour les 18/25 ans. Plus facile de leur dire que n’importe quelle expression est une création. Toujours cette démagogie de la facilité qui produit les résultats que l’on voit tous les jours.

LA PHILSOPHIE du  » TOUT SE VAUT »

Cette philosophie du « tout se vaut » , de l’absence de hiérarchie dans le Beau, qui consiste à considérer le moindre coloriage comme un cri qui vaut d’être regardé relève de l’esprit soixante-huitard qui a fait tant de mal à la France.  » Il est interdit d’interdire » a été parfaitement appliqué dans nos quartiers Grenoblois depuis 1968. La déscolarisation a progressé, le communautarisme aussi , des générations entières ont été préparées à des sociétés qui n’existent pas, celles ou l’on s’épanouirait, sans règle commune,  sans effort ni travail.

ici "la ville plus douce " d'Eric Piolle Parc Paul Mistral, près d'un jardin d'enfants

ici « la ville plus douce  » d’Eric Piolle Parc Paul Mistral, près d’un jardin d’enfants

NI REGIS DEBRAY, NI FINKIELKRAUT…

Ils n’ont pas lu Régis Debray et son  » éloge des Frontières » rappelant que sans limite, sans sentiment d’appartenance , c’est le refuge dans la tribu ou la communauté qui prévaut , ils n’ont pas entendu Alain Finkielkraut qui plaide pour la connaissance délivrée par le Maitre, qui n’est pas à égalité avec celui qui apprend d’abord afin de devenir libre et autonome après avoir acquis les bases pour l’être.

LYON a REFUSE LA DEGRADATION de la VILLE

Si Gérard Colomb Maire (PS) de Lyon a refusé le festival de Jérôme Catz que Grenoble a retenu ce n’est pas un hasard non plus. Il sait bien ce que cela signifie pour l’image générale de la ville dont les murs seront plus souvent recouverts de graffitis immondes plutôt que d’oeuvres impérissables . Or une ville qui cumule les tags, la malpropreté, le record de SDF, l’envahissement des Roms, l’incapacité à entretenir ses rues, l’insécurité maximale est une ville répulsive.

Place Victor Hugo à Grenoble, une cabine téléphonique

Place Victor Hugo à Grenoble, une cabine téléphonique

B.CADOUX ( UMP):  » UN CADRE STRICT, UN DOCUMENT POURQUOI PAS UNE CHARTE »

Personne ne peut être hostile à ce qu’un lieu soit dédié à des expressions nouvelles , sous un contrôle artistique professionnel afin que les créations soient discutées et jugées. Ce que Bernadette Cadoux  Conseillère municipale (UMP) de Grenoble explique dans le DL ( 4/5):  « On a l’impression que n’im­porte qui, désormais, a le droit d’écrire n’importe quoi, n’importe où… Je suis, au contraire, favorable à un cadre strict, à un document, pourquoi pas une charte. Et à ce que l’on soit plus sévère qu’aujourd’hui avec ceux qui dégradent. Non seulement pour notre ville, ses lieux patrimoniaux et le respect de chacun. Mais aussi pour le street art et ses artistes, qui valent mieux que les vanda­les et la mauvaise publicité que ces derniers font à toute cette culture ».

GRENOBLE: DEJA 533 LOCAUX COMMERCIAUX DISPONIBLES!

On rappelle à toutes ces âmes artistiques que 533 locaux commerciaux sont disponibles à la vente sur le territoire de Grenoble. La question est de savoir si les graffitis et les tags vont aider ou accélérer le dépérissement commercial de la ville ?Une municipalité n’est pas en place pour se faire plaisir avec son clan mais pour prendre des décisions qui servent l’intérêt général.

l'Art s'inscrit partout dans un foisonnement créatif

l’Art s’inscrit partout dans un foisonnement créatif

GRENOBLE A DEJA LA DEGRADATION de l’ACCES par le TRAIN

Grenoble a vu la dégradation de ses TER depuis que E.Piolle a obtenu la suppression des 1ere classe .Cette mesure uniquement idéologique qui coûte 4 M€ de pertes à la SNCF ( compensée par le contribuable régional!),  prise par la Région Rhône-Alpes à la demande des Verts, Lyon s’en exonère aussi et protège l’accès par le train à une clientèle à pouvoir d’achat. Il suffit de voir les rames pour comprendre ce qui arrive à Grenoble…

UN CUMUL de POLITIQUES QUI PRODUISENT le DESASTRE

C’est le cumul de ces politiques qui créent l’appauvrissement généralisé dont Grenoble est la victime. Toutes les décisions municipales vont dans ce sens. Logement ? on passe à 50% de logements sociaux dans les nouvelles opérations. Densification? On continue la politique de Destot dans une ville qui est déjà la 3 eme de France pour sa densité, juste derrière Villeurbanne. Parcs publics?  Rien de plus dans une ville qui ne compte que 14 M2 d’espaces verts par habitant contre 31 m2 pour la moyenne des grandes villes. Accés à la ville ? refus de toute nouvelle voirie malgré l’asphyxie de l’agglomération . Stationnement ? 2200 places ont été supprimées ces 10 dernières années et on continue malgré la mort du commerce.

Les TER PIolle en gare de Grenoble: la première classe a été supprimée et on imagine un clientèle à pouvoir d'achat venir à Grenoble par un tel moyen de transport

Les TER Piolle en gare de Grenoble: la première classe a été supprimée et on imagine une clientèle à pouvoir d’achat venir à Grenoble par un tel moyen de transport

DES APPELS d’AIR à des POPULATIONS QUI CHASSENT les AUTRES

Dans ce cadre le feu vert donné aux barbouilleurs de la ville est de même nature que l’annonce selon laquelle l’hébergement des étrangers en situation irrégulière est  » inconditionnel » à Grenoble. Ou la dépense de 300 000 € pour construire des chalets pour des Roms. Ou demain la création d’une salle de shoot : des appels d’air à des populations qui viennent seulement pour ces motifs là.

En soi chacune de ces décisions pourrait être discutée et certaines d’entre elles -peut être?- supportées, mais leur addition démontre le dogmatisme de la municipalité, sa volonté de façonner une ville dans laquelle des pans entiers de la population n’ont plus leur place et crée des dommages irréversibles.

 

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