GRENOBLE FAUX FACTORY: un problème de déontologie des médias

Publié par Les Républicains 38 le

Bien entendu les journalistes ne sont pas en cause mais les groupes de presse oui. Avec Grenoble faux Factory la municipalité inonde le « DL  » de publicité , bénéficie du concours de FR3 et de 20 mn qui sont associés à l’opération de propagande et ressortent aussi au budget de publicité . Difficile d’être juge et partie.

Au fur et à mesure que les jours passent la grossièreté de la méthode se découvre et devient plus pesante. Peu d’habitants de l’agglomération acceptent de signer une décharge pour être affichés sur la mosaïque après avoir été pris en photo place Victor Hugo.  De l’ordre de moins de 500. Chacun repart avec le bilan de la municipalité Destot, un luxueux document de  32 pages. C’est l’objectif.

L’ARCHITECTE DES BÂTIMENTS DE FRANCE A T IL ÉTÉ CONSULTÉ ?

Place de Verdun à l’exposition les choses s’aggravent .D’abord on a visiblement planté la publicité sans ménagement pour les bâtiments classés.Le moindre commerçant est surveillé pour toute enseigne même provisoire tandis que la ville ne se gêne pas pour sa propagande.L’architecte des bâtiments de France a t il été consulté sur les percements effectués sur ces bâtiments classés ? Le service de propagande de la ville ne peut pas tout se permettre . La ville n’est pas la propriété de Michel Destot.

UN MUR D’IMAGES AVEC DE LONGEVIALLE, PILAUD…

Ensuite il s’agit d’un amoncellement pas très heureux d’une documentation datée dans la forme. Tout est fort dans la gestion et les réalisations Destot . Sur un mur d’images des adjoints au Maire ( De Longevialle, Pilaud) débitent des sornettes pour vanter le bilan.

Et puis une dizaine de chaises permettent de voir le film qui retrace la passé et l’avenir de Grenoble dans lequel interviennent M.Destot et J.Safar. ça vaut le détour! En gros un Michel Destot inspiré qui semble même y réfléchir explique que la ville doit s’occuper des quartiers et du centre ville, tandis que Jérôme Safar voit dans ce salmigondis un « développement cohérent  » pour une « ville attractive  » .

DE MISTRAL/DUBEDOUT à DESTOT/SAFAR !

Le film montre la ville en développement dans son histoire d’abord avec Paul Mistral auquel on attribue les grands boulevards puis on passe à … Hubert Dubedout le Maire olympique avec les réalisations des JO , l’hôtel de ville, la Maison de la Culture, puis le Tramway . Ensuite ce sont Michel Destot et Jérôme Safar qui continuent cette lancée. Mais là on évoque ni le Musée, ni Europole, ni le nouveau Palais de Justice, ni la nouvelle Maison de la Culture, ni l’arrivée du Synchrotron. Et pour cause M.Destot n’y est pour rien. Donc ces réalisations disparaissent dans Grenoble Faux Factory.

Et s’agissant de Dubedout on n’évoque pas sa réalisation phare, la Villeneuve dans une expo consacrée à l’urbanisme. Pourquoi ? ça fait tâche maintenant d’avoir fait Villeneuve ? On en veut les voix sans se revendiquer du concept ? C’est vrai que la municipalité Destot a fait sa révolution : elle est passé de l’animateur socio-éducatif de Villeneuve à  » l’animateur d’îlot  » dans le futur quartier de 15 000 habitants au Polygone scientifique !

UNE HISTOIRE À LA SOVIÉTIQUE

Le problème de cette histoire à la soviétique se pose pour les médias qui patronnent l’opération. Il est déontologique . Il s’avère qu’entre Paul Mistral et Hubert Dubedout il y a eu un Maire, Albert Michallon qui a obtenu les JO de Grenoble. Il a même été ensuite Président du COJO et c’est lui qui a ouvert les Jeux avant le Général de Gaulle.

Et qu’entre Hubert Dubedout et Michel Destot il y a eu la municipalité Carignon qui a organisé le référendum sur le Tramway ( auquel Dubedout était opposé) et a réalisé la totalité des deux premières lignes pendant ses mandats. Notamment.

On voit des images de Paul Mistral et Hubert Dubedout mais pas d’Albert Michallon , ni d’Alain Carignon. Ni surtout ce que Grenoble leur doit.

LA PHOTOGRAPHIE DE CHAQUE GRENOBLOIS COÛTE ENTRE 300 ET 500 EUROS PIÈCE!

Il semble que Grenoble Faux Factory coûte de l’ordre de 300 à 500 000 euros pour la ville . Moins de 3000 visiteurs ont fréquenté l’expo de la place de Verdun et tous les échos qui reviennent soulignent le mécontentement, le fait que beaucoup récusent l’opération de propagande  et demandent son coût. On ne comprend d’ailleurs pas qu’il ne soit pas affiché à l’entrée. Il faudra établir le coût de chaque visiteur et de chaque photographie ramené au montant de l’opération pour savoir ce que débourse le contribuable pour distribuer le document de propagande de la municipalité Destot!

À ce stade on tourne entre 300 et 500 Euros par photographie . Tout de même plus coûteux que Photomaton.

La ville fabrique beaucoup de  dépenses inutiles , exclusivement au service des élus PS. Et pour le contribuable ce n’est pas une fausse facture .

 

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