« Grenoble en couleurs »: M.DESTOT VEUT TEINDRE L’ÉCHEC DE SA POLITIQUE

Publié par Les Républicains 38 le

Une nouvelle version de  » tout le monde il est beau » semble se préparer avec  » Grenoble en couleurs  » qui se tient la 11 Février à Alpes Congrès. Après le discours de François Hollande sur la jeunesse , le Forum de Libération sur le même thème on tient là une corde qui semble vouloir installer  une « culture ambiante  »  .Pour préparer les élections ?

C’est d’ailleurs confirmé avec  Michel Destot qui se réjouit  » de l’initiative « Grenoble en Couleurs » qui rejoint les 40 ans de la Villeneuve un quartier qui a beaucoup d’atouts mais qui est trop souvent stigmatisé « . ( DL 19/01)  20 ans qu’il répète  la même chose avec toute la gauche et les Verts . 20 ans que ce quartier et les autres se dégradent !

NE PAS  » STIGMATISER  »

Le « DL  » y va fort lui aussi pour présenter l’initiative à laquelle il est associé  avec TF1, Métro France et évidemment la ville, la Métro et des lycées grenoblois.  » Comment informer dans les quartiers dit sensibles sans stigmatiser  » demande  Saléra Bernarbia la journaliste. Reconnaissant « qu’à Grenoble  cette problématique s’est souvent heurtée à des faits divers qui ont fait l’objet d’une couverture médiatique nationale ».

LA DIVERSITÉ AVEC DES VALEURS PARTAGÉES

Alors pendant 6 mois des lycéens  » accompagnés d’acteurs locaux (…) meneront une réflexion sur le traitement de l’information et l’image des quartiers populaires dans les médias  » . Pourquoi pas ?  Mais déjà  » quartiers populaires  » est une orientation. Pourquoi faire un lien automatique avec pauvreté et délinquance comme s’il était établi ? N’ y a t il pas d’autres ressorts ? Des régions à fort de taux de chômage ont un taux de délinquance plus faible que d’autres. Et par endroit le taux anormalement élevé de chômage est corrélé avec la force de l’économie souterraine . Autant qu’elle est parfois aussi une explication de l’abandon de l’école.

Bien entendu, la « diversité est une richesse  » comme le rappellent les animateurs de  » Grenoble en Couleurs ».Mais parler de « diversité  » sans parler du  socle de valeurs républicaines partagées sur lequel elle doit reposer est bien trop court. Très insuffisant.

UNE RÉACTION DE DÉNI

Le hasard des calendriers veut que le philosophe Abdennour Bidar, spécialiste de l’islam et de la laïcité s’exprime dans  » Le Monde » à la suite d’un sondage qui trace la réalité de ce que vivent les Français . Le philosophe critique très sévèrement le refuge de la  » stigmatisation  » : « Si, face à ces nouveaux chiffres, les musulmans une fois de plus parlent de stigmatisation (….)   il s’agira une nouvelle fois d’une réaction de déni et d’auto-déresponsabilisation  »  ( lire plus bas) .

À force de ne pas vouloir « stigmatiser  » et de s’interroger sur  » la responsabilité des médias » on oublie les réalités. Les médias peuvent effectivement être questionnés sur leur manière de traiter les faits , mais le problème essentiel ce sont les faits. Pas leur traitement. Le sondage du « Monde » le démontre.

LES ÉLUS PS/VERTS SE DÉFAUSSENT DE LEUR RESPONSABILITÉ

Est-ce à cause des médias si le collège de Villeneuve a perdu 360 élèves sur 620 entre 2002 et 2010 ?  Ou plutôt du fait de la politique d’attribution des logements qui a paupérisé et « communautarisé » une partie du quartier ?( LOGEMENT:un TÉMOIGNAGE ACCABLANT sur L’ÉCHEC des VERTS/ADES à Grenoble)  La responsabilité des médias si dans le quartier des appartements ne trouvent plus preneur obligeant le bailleur social a passer des petites annonces ?  ( VILLENEUVE : 100 LOGEMENTS VIDES ) Un quartier qui a probablement bénéficié en 40 ans d’existence  du plus fort taux de subvention à l’habitant et du plus haut niveau d’équipements publics ? Sont-ce les médias qu’il faut incriminer si le Président PS du Conseil Général André Vallini a en 2012 retiré définitivement les assistantes sociales du quartier ne pouvant plus assurer leur sécurité ?( VILLENEUVE: A.VALLINI RETIRE LES ASSISTANTES SOCIALES ).

LE MOYEN DE PARLER D’AUTRE CHOSE ?

Prétendre nier ces réalités en s’intéressant seulement à la manière dont elles sont observées n’est pas le meilleur moyen d’apporter des solutions. Mais pour la municipalité Destot et tous ceux qui ont une responsabilité écrasante dans cette politique et ses résultats c’est aussi un moyen de parler d’autre chose.

UNE LOURDE ÉTUDE PUBLIÉE PAR  » LE MONDE  »

La lourde étude publiée par  » Le Monde  » aujourd’hui en atteste . Réalisée avec le Centre d’études politiques de Sciences Po (Cevipof) et la Fondation Jean-Jaurès elle  confirme  les tendances lourdes de l’opinion publique. Ce n’est pas un « ressenti « des Français tel qu’il est véhiculé par les médias . C’est un « vécu ».

M.DESTOT  » BARBOUILLEUR ».

Les entreprises de gommage local ne pourront rien contre ce vécu. Michel Destot n’est pas un peintre. C’est un barbouilleur. Il veut teindre l’échec de sa politique.

« L’effet de la crise n’est pas surprenant, mais il est saisissant, tant l’inquiétude est désormais profonde », analyse Pascal Perrineau, le directeur du Cevipof.

À VILLENEUVE L’IDÉOLOGIE DES ANNÉES 60 SOUS PERFUSION d’ARGENT PUBLIC

« La demande d’autorité n’est pas une surprise : depuis les années 1990, les « enquêtes Bréchon » sur les valeurs des Français témoignaient que l’idéologie antiautoritaire des années 1960-1970 refluait de façon spectaculaire, notamment à gauche »  écrit  » le Monde ».

Ce reflux est très intéressant car dans un quartier comme Villeneuve ou le laxisme , la déresponsabilisation sont la règle, l’alliance PS/Verts/ADES maintien l’idéologie des années 60 pour maintenir sa domination électorale. Cette idéologie est totalement sous perfusion d’argent public pour perdurer .(VILLENEUVE DE GRENOBLE: la concurrence PS/Verts sur fonds publics) Les conséquences sont graves pour la population puisqu’il en résulte le développement de l’économie souterraine et le communautarisme , mais elle permet de maintenir les scores électoraux à la soviétique.(JC PEYRIN ( UMP ) : « J’ACCUSE LA COALITION PS/VERTS DE GRENOBLE … »)

En 2008, Etienne Schweisguth analysait déjà cette demande d’autorité comme une « demande d’ordre public », équilibrant et compensant l’aspiration à davantage d’autonomie et de liberté individuelles dans la sphère privée explique  » le Monde » .

 

Infographie "Le Monde"

 

« Cette mutation est plus évidente que jamais : 86 % des sondés (sans écarts significatifs entre gauche et droite, jeunes et vieux) estiment que « l’autorité est une valeur trop souvent critiquée ». Et, pour la première fois, elle trouve explicitement sa traduction politique : 87 % des sondés sont d’accord pour dire que l’« on a besoin d’un vrai chef en France pour remettre de l’ordre ». La question est brutale, la réponse aussi.

70 % DES  FRANçAIS TROUVENT QU’IL Y A TROP D’ÉTRANGERS EN FRANCE

70 % des sondés (et jusqu’à 83 % à L’UMP) jugent qu’il y a « trop d’étrangers en France » et 62 % que l’on « ne se sent plus chez soi comme avant » écrit » Le Monde « .

Qui interroge le philosophe Abdennour Bidar, spécialiste de l’islam et de la laïcité.

Il réagit au sondage réalisé par Ipsos pour Le Monde, sur les nouvelles fractures de la société française ; sondage qui livre aussi des résultats sans appel sur la perception qu’ont les Français de l’islam.  74 % des personnes interrogées estiment en effet que l’islam est une religion « intolérante » et qu’il n’est pas compatible avec les valeurs de la société française.

8 FRANçAIS SUR 10 JUGENT QUE  » LA RELIGION MUSULMANE CHERCHE À IMPOSER SON MODE DE FONCTIONNEMENT

« Chiffre plus radical encore, huit sondés sur dix jugent que la religion musulmane cherche « à imposer son mode de fonctionnement aux autres ». Enfin, plus de la moitié des personnes interrogées pensent que les musulmans sont « en majorité » (10 %) ou « en partie » (44 %) « intégristes », sans que l’on sache ce qu’elles entendent par ce qualificatif.

GAUCHE ET DROITE D’ACCORD

« Ces proportions varient certes en fonction de l’âge et de l’appartenance politique des sondés, mais, signe de leur enracinement dans l’imaginaire collectif, elles restent largement majoritaires dans toutes les catégories. Ainsi 65 % des gens de gauche et 68 % des moins de 35 ans partagent l’idée que l’islam n’est pas une religion tolérante, tandis que 61 % des premiers, et 66 % des seconds pensent qu’il n’est pas compatible avec les valeurs de la société française.

Interrogé par  » Le Monde « ,  il répond

C’EST UN AVERTISSEMENT À L’ISLAM

Que vous inspirent les résultats du sondage ?

 » j’entends quand même derrière ces réponses une inquiétude objective, qu’il ne faut pas ignorer. C’est un avertissement à l’islam ; l’idée que l’islam a un problème avec lui-même et qu’il a du mal à se régénérer. Il est urgent que les musulmans s’interrogent de façon critique sur leur religion et sur leur communication. Qu’ils se demandent clairement : « Comment se fait-il que, même en faisant la part des choses, les gens soient aussi réactifs par rapport à ce qu’on est ? »

STIGMATISATION = RÉACTION DE DÉNI ET D’AUTO-DÉRESPONSABILISATION

« Les réflexes de défense vis-à-vis de ces appréhensions quasi-consensuelles sont complètement périmées. Si, face à ces nouveaux chiffres, les musulmans une fois de plus parlent de stigmatisation, et invitent à ne pas faire d’amalgame entre une certaine radicalité minoritaire et l’islam modéré, il s’agira une nouvelle fois d’une réaction de déni et d’auto-déresponsabilisation.

LE PROBLÈME DE LA PLACE DES FEMMES

Sur quels ressorts pourraient travailler les musulmans ?

« Les principaux problèmes que l’islam a avec lui-même sont ceux de l’indiscutabilité de ses textes et de la place des femmes. On a le sentiment que cette réflexion est indéfiniment ajournée. Or cette incapacité à se remettre en question est dangereuse et coûteuse pour l’islam. Les responsables musulmans devraient inviter à une critique de la raison islamique.

« Prenons l’exemple du voile : la doctrine du « c’est mon choix » me semble un peu court comme interrogation critique de la part des musulmanes. Même si dans une certaine mesure je l’accepte, car il peut être un moyen d’exprimer son individualité, un signe d’identité (qui ne touche pas que l’islam), face à l’atomisation sociale ou dans une République qui ne sait plus promouvoir ses valeurs fondamentales, il n’empêche, le voile a un passif fort par rapport à la condition féminine. Et je suis persuadé que si les femmes menaient de véritables interrogations critiques, elles se rendraient compte que cela pose problème par rapport à leur propre tradition, par rapport au regard d’autrui, par rapport à la possibilité de nouer des contacts.

OU EST L’ISLAM MODÉRÉ ?

Ce phénomène de défiance face à l’islam a-t-il d’autres sources ?

« Il y a aussi dans les résultats de ce sondage une responsabilité des médias, des politiques et des intellectuels : on a laissé à l’extrême droite, portée par de mauvaises intentions, le monopole du « courage » sur ces questions. On aurait dû avoir davantage de courage, notamment face à la doxa multiculturaliste, qui dit qu’il ne faut pas faire d’amalgame entre l’islam intégriste, minoritaire, et l’islam modéré. Mais, aujourd’hui, les gens se demandent où est « l’islam modéré », quand ils côtoient des musulmans qui sont dans une logique de revendications, qu’ils ressentent comme intransigeante ; ces comportements ne sont certes pas l’apanage de l’islam, mais les musulmans le font massivement.

DEMANDER DES COMPTES À L’ISLAM

« Or la gauche et la droite républicaine peuvent tout à fait être dans une position d’équilibre entre le refus de la stigmatisation des musulmans et la capacité à demander des comptes à l’islam par rapport à sa tradition, à la tradition républicaine et à lui imposer un certain nombre de limites.

« Par ailleurs, face à la situation géopolitique, les musulmans vivent en quelque sorte une mondialisation subie. Néanmoins, on ne peut pas totalement déconnecter AQMI[Al-Qaida au Maghreb islamique] de l’islam. AQMI est une pathologie de l’islam. Les dignitaires musulmans devraient n’avoir de cesse de se désolidariser de ces groupes. Et, contrairement à ce que pense M. Moussaoui [le président du Conseil français du culte musulman a demandé que ne soit plus employé le terme « islamistes » dans le discours public pour désigner les « terroristes » qui se réclament de l’islam à travers le monde], il est ubuesque et faux de vouloir totalement déconnecter les revendications de ces gens-là de la religion musulmane.

L’ISLAM EST CANDIDAT LUI-MÊME AU RÔLE DU GRAND MÉCHANT

Certains responsables musulmans jugent que la période actuelle est certes critique pour l’islam dans les sociétés occidentales mais qu’elle va se normaliser. D’autres mettent au contraire en avant la montée de l’islamophobie. Qu’en pensez-vous ?

« Il n’y a pas de fatalité du pire. On peut considérer en effet qu’il y a un mauvais moment à passer ; on est à une période de tournant, la société est en voie de multiculturalisme, marquée par des religions et des idéologies désenchantées. En ce qui concerne l’islamophobie, il y a des causes imaginaires et des causes objectives. On peut effectivement considérer que notre société est un peu archaïque et a besoin d’ennemis, d’un « grand autre ». L’islam est instrumentalisé à cette fin. Mais si cette religion est instrumentalisée, c’est qu’elle est instrumentalisable ; en s’acharnant à montrer d’elle-même une position jusqu’au-boutiste, elle s’expose à être le meilleur candidat dans le rôle du « grand méchant ».(….)

UNE MODERNITÉ TROP RAREMENT ASSUMÉE

L’islam ne produit-il pas aussi des initiatives, portées par des musulmans marqués par une volonté d’ouverture? 

C’est vrai, ces initiatives sont réelles. Comme si à son insu l’islam était beaucoup plus soluble dans la modernité qu’il ne le croit. Ainsi, on voit chez des musulmans des aspirations typiques de la modernité. Ils sont dans le civiquement responsable, le souci de soi, la fraternité au-delà des différences, l’œcuménisme, le vivre-ensemble. Mais cette modernité est trop rarement assumée. »

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