GRENOBLE: DU NORD AU SUD LA VILLE DÉFIGURÉE

Publié par user1 le

Les grenoblois n’ont pas été consultés sur la décision de fermer la ville devenue de fait interdite aux voitures. Une décision prise unilatéralement , brutalement par la municipalité et qui ne figurait pas parmi ses 120 engagements.

Pour compenser la municipalité Piolle a délégué dans le centre ville un élu très particulier,  Antoine Back (Verts/PG) pour « promener » les habitants au propre et au figuré afin qu’ils se prononcent sur l’emplacement des bacs à fleurs.

>LES CAISSES EN BOIS INSTALLÉES SANS EUX 

Mais les grenoblois  constatent que, même pour ces détails, toutes les décisions ont été prises sans eux.Certains espéraient pouvoir être écoutés au moins sur la couleur des pots de fleurs.
Un  « mobilier urbain » (des caisses en bois) a été installé sans eux pour compléter les Totems hideux qui ne résistant pas au vent créés par la municipalité pour remplacer les élégantes colonnes Morris qui rapportaient gràace aux sucettes Decaux 650 000 € à la ville et étaient entretenues.
Des peintures au sol – figures et couleurs-  ont également été réalisées sans leur avis.

Bien entendu l’entretien n’est jamais prévu pour toutes ces bizarreries Piollesques.  Si bien que les caisses en bois vont vite rejoindre les Totems qui s’écroulent à moitié, les panneaux d’affichage sauvage et leur amoncellement d’affiches au sol. Dans un centre ville qui est très dégradé. 

Crottes de chiens et caisse en bois ornent le centre ville de Grenoble

Crottes de chiens et caisse en bois ornent le centre ville de Grenoble

LES BUISSONS de la « VÉGÉTALISATION » SONT UN DÉPOTOIR 

Les buissons de la «végétalisation» également dissémines dans les rues de Grenoble sont aussi un dépotoir sans nom.
Rappelons qu’en fin de mandat la municipalité Destot/Safar (PS) accusée de bétonisation massive (6000 nouveaux logements dans le dernier mandat sans espaces verts nouveaux ni parkings) avait inventé la «végétalisation»  du béton.  Que ses successeurs poursuivent sans rien inventer.
Il serait préférable pour les élus PS/PC et Verts/Ades de Grenoble de renoncer à  bétonner la ville. Cela éviterait d’avoir à la végétaliser.

920 LOGEMENTS à L’ESPLANADE, 2000 à FLAUBERT DONT 1000 HLM 

La municipalité Piolle poursuit pourtant dans cette voie. Ainsi à l’esplanade elle va ajouter 920 logements dont 50% de HLM (R+9)sans espace vert nouveau.

A Flaubert… 1000 nouveaux HLM avec un espace vert à la portion congrue. Après elle « végétalisera » et pleurera sur les écoles manquantes…

LE SUD DE GRENOBLE N’EST PAS MIEUX LOTI 

Mais si la situation du centre ville émeut les grenoblois, le sud de la ville  qui vote massivement à gauche n’est pas mieux loti.

Depuis des mois le nouveau parking Villeneuve est construit,  en fonctionnement. Mais la municipalité n’a pas trouvé le temps ou les crédits pour démolir l’ancien parking-silo  qui « orne » la galerie de l’Arlequin en bordure de la salle du 150.

Cette énorme friche grillagée, noire , bordée de dépôts d’ordures est une plaie du quartier : les habitants ont une vue quotidienne sur un espace visuellement pollué , attendant d’être dégagé.

A Villeneuve les habitants ont droit à cette friche sous leurs fenêtre depuis plusieurs mois

A Villeneuve les habitants ont droit à cette friche sous leurs fenêtre depuis plusieurs mois

Cette dégradation de l’environnement quotidien supporté pendant des mois par des centaines d’habitants contribuant à créer un climat de dégradation du quartier n’est pas quantifiable mais réelle et doit être mise au débit de la municipalité.

Pendant la campagne législative Raphaël Briot le candidat de la France Insoumise soutenu par une partie de la municipalité Piolle (E.Martin, A.Back, A.Confesson…)  a eu la très bonne idée d’y apposer ses affiches : «l’écologie en actes » (!).

Sur la friche , l'affiche de l'un des candidats d'extrême gauche soutenu par une partie de la coalition municipale : " l'écologie en actes" (!)

Sur la friche , l’affiche de l’un des candidats d’extrême gauche soutenu par une partie de la coalition municipale :  » l’écologie en actes » (!)

AUCUN des CLANS MUNICIPAUX N’A EU L’IDÉE de TRAITER LE PROBLÈME

Car en concurrence avec l’autre clan que représentait Soukaïna Larabi (Verts/Ades) il s’agissait de faire – en parole- de la surenchère à l’efficacité écologiste.

Pourtant ni l’un ni l’autre des deux clans n’a eu l’idée de traiter ce modeste dossier de leur compétence.

Eux qui ont trouvé 500 000 € pour la journée des tuiles, 300 000 € pour l’imposture de la « ville en transition » (!) peuvent laisser à Villeneuve ou à Alliés-Alpins des habitants vivre devant des gravats et des déchets. En pleine ville.

Mais avec ses affiches « l’écologie en actes » apposées sur cette friche, Raphaël Briot et ses amis de la municipalité sont bien dans la ligne de ceux qui osent tout. C’est aussi à ça qu’on les reconnaît.  S’ils pouvaient -justement- passer à l’acte plutôt que de donner des leçons au monde,  Villeneuve et Grenoble se porteraient mieux