GRENOBLE: DANS les ECOQUARTIERS C’EST l’HABITANT QUI POSE PROBLEME

Publié par Les Républicains 38 le

« Ce serait l’habitant qui poserait problème, et ce serait à lui de s’adapter aux innovations que les experts imaginent sans son concours ni son point de vue. Raison pour laquelle l’ « homme durable » espéré des écoquartiers pourrait fidèlement succéder à l’ « homme moderne » chers à Le Corbusier et aux Grands Ensembles des années 60…  » écrit Vincent Renault en conclusion de son reportage sur le quartier de Bonne à Grenoble.

L’auteur est Ingénieur en génie civil et urbanisme, et a récemment soutenu la première thèse en sciences humaines sur le thème des écoquartiers français. Son premier ouvrage, issu de cette recherche, sort au printemps 2014 aux Presses polytechniques et universitaires romandes.

LES CONSEQUENCES CONCRETES de la FOLIE BETONNIERE

Il ne publie pas son article sur le site UMP38 ou  » Le Figaro » mais sur Rue 89 et le  » Nouvel Observateur » .

Il détaille les conséquences concrètes de tout ce que nous avons décrit ici sur la folie bétonnière de la municipalité Destot/Safar.  Aucun ingrédient ne manque. Tous les discours sur « l’homme nouveau » répétés au moment du concept de Villeneuve se retrouvent pour les écoquartiers.(ATTENTION DANGER : LA MUNICIPALITÉ DESTOT VEUT DES COBAYES)

Chaque fois un détail échappe aux élus PS et Verts : l’homme.

Vincent Renault raconte les vrais habitants confrontés aux modes de vie que MM Safar, Piolle et De Longevialle ont imposé .

UN LINOLEUM ECOLOGIQUE : ON NE PEUT PAS LE LAVER

« Madame B, 42 ans habitant du nouveau quartier : Lorsqu’elle arrive dans son nouveau logement, elle découvre non sans surprise des nouveautés pour le moins intrigantes :

  • une façade végétalisée sur le balcon,
  • des interrupteurs coupeurs de veille dans le salon,
  • un lino écologique en marmoléum,
  • un nouveau type de ventilation appelé double-flux,
  • un nouveau système de chauffage.

LES ARAIGNEES et les LIMACES DANS LA CUISINE

« Le bailleur social n’a d’ailleurs pas caché son enthousiasme. C’est une chance d’habiter dans un bâtiment aussi innovant, qui protège la planète. « Avec tous les efforts que nous avons fait jusqu’à présent, aux habitants maintenant d’en prendre soin ! »

« Madame B. ne comprend pas pourquoi la façade végétalisée, dont l’objectif environnemental est de limiter les surchauffes l’été, est installée aussi près de son balcon. Quelque peu agacée, elle explique :

« C’est magnifique, du lierre, on a du lierre qui pousse de partout. Il m’envahit mais bon c’est un mur végétal, il paraît que c’est très beau.

Mais en attendant, il y a plein d’araignées, plein de bestioles. Ça fait franchement crade. Et toutes les petites bêtes qui vont avec…

Donc moi, je mets du produit spécial, parce que franchement les araignées sur le balcon, super, quoi, c’est un peu flippant. ».

« AU BOUT DE DEUX ANS C’EST DEGOUTANT « 

« Et lorsque que Madame B. découvre  une limace en train de faire la sieste au soleil dans sa cuisine, la riposte monte d’un cran.

« Elle détourne aussitôt le système d’arrosage du bailleur afin de faire mourir le plus rapidement possible ces plantations hostiles.

« Quant au lino écologique présent dans tous les logements, le responsable de résidence est clair lors de la remise des clés :

« C’est une innovation écologique autonettoyante, sans PVC, composé d’huile de lin et de farine de bois, donc à entretenir avec très peu d’eau et aucun produits ménagers. »

« Mais Madame B., tout comme l’ensemble de ses voisins d’étage, ne s’y résout pas, malgré une « odeur de colle » assez désagréable lors des lavages à grandes eaux.

« Ils disent qu’il faut le nettoyer à l’eau claire ! Mais vous voyez au bout de dix ans à n’utiliser que de l’eau, c’est dégueulasse !

Moi, je suis désolée, je lave pas à la Javel pour pas l’abîmer, mais moi, je mets du produit.

Déjà, au début, le gars, il me dit : “Faut nettoyer à sec.” Je lui dis “pardon ?” Il me dit : “Juste un coup de balai !”

Je lui dis : “Au bout de deux ans, c’est dégoutant, non mais vous rigolez.” Moi je lave comme je lavais à L’Arlequin. »

« Pour tenter de contourner l’« odeur de colle » lors du lavage, Madame D., une de ses voisines, a même acheté jusqu’à cinq produits ménagers différents !

« Avant de se résoudre quelques semaines plus tard à brancher un diffuseur de parfum commercial : « L’essentiel pour moi, c’est que ça sente bon, que ça sente le propre quoi, lorsque je fais le ménage. »

« T’as des invités, ils veulent allumer la lumière et ils éteignent le téléphone »

« A l’étage du dessus, Monsieur G. découvre tardivement le fonctionnement de l’interrupteur coupeur de veille dans son salon. C’est le responsable de résidence qui, lors d’un bref échange sur le palier, lui explique le mode d’emploi.

« L’objectif est d’utiliser cet interrupteur le soir pour couper tous les appareils branchés du salon : télévision, lecteur DVD, décodeur, chaîne hi-fi, etc. Autrement dit, un éco-geste « tout simple » pour économiser de l’énergie et sauver la planète !

« Mais lorsque Monsieur G. entend ces explications, une autre idée lui vient à l’esprit. Se servir de l’interrupteur non pas pour éteindre les veilles, mais pour faciliter l’éclairage d’une lampe d’appoint :

« Du coup, pour me servir de cet interrupteur, j’ai branché là bas, avec la lampe, du coup c’est pratique. Ça éteint la lampe depuis ici, pas la peine de se baisser. […]

Parce que si on fait comme ils disent, et qu’on met la télévision et toutes les box, ça éteint tout : le téléphone, internet, la free box, c’est l’horreur.

Dès que t’as des invités qui viennent, ils veulent allumer la lumière et en fait ils éteignent le téléphone : t’imagines la galère, quoi ? ».

Ce serait l’habitant qui poserait problème

« Monsieur G., tout comme l’ensemble des habitants de ce nouveau bâtiment « vert », ne semble décidément pas encore vraiment adapté aux nouveaux bâtiments « verts » et à ses merveilles technologiques.

« Il semble même quelque peu décalé. A moins que ce soit précisément l’inverse ?

« A moins que ce soit plutôt l’habitat qui ne soit pas adapté aux habitants et à leurs habitudes ?

« Voilà en réalité le débat de fond largement occulté dans les écoquartiers. Car ces nouveaux aménagements reproduisent une idée désormais devenue banale en urbanisme.

« Ce serait l’habitant qui poserait problème, et ce serait à lui de s’adapter aux innovations que les experts imaginent sans son concours ni son point de vue.

« Raison pour laquelle l’ « homme durable » espéré des écoquartiers pourrait fidèlement succéder à l’ « homme moderne » chers à Le Corbusier et aux Grands Ensembles des années 60… »

LA MUNICIPALITE VEUT ACCELERER LE BETONNAGE

Par pudeur ou parce que ce n’est pas l’objet de son enquête l’auteur n’aborde pas les questions d’insécurité posées par ces 1200 logements . Ni les coûts du chauffage qui auraient explosé chez certains.(BONNE à Grenoble : LA DÉLINQUANCE EXPLOSE DÉJÀ dans le » QUARTIER MODÈLE  »)

Dans les nouveaux quartiers conçus par la municipalité les problèmes se posent plus rapidement qu’à Villeneuve: il semble que le temps s’accélère en matière urbaine aussi.

Le problème est qu’elle les multiplie ! Si elle est réélue avec E.Piolle la municipalité sortante poursuivra la même opération en pire avec 15 000 nouveaux habitants au polygone : la les jardins seront sur les toits, des espaces « mutualisés  » aux derniers étages et il n’y aura pratiquement plus de places de stationnement puisque le  » nouvel » habitant n’aura pas de voiture..(GRENOBLE: J.SAFAR (PS) VEUT ACCELERER le BETONNAGE sur la PRESQU’ÎLE)

le croquis diffusé qui donne une idée du "bétonnage" du polygone , pas loin d'A480 alors qu'il est recommandé de ne pas construire en bordure des voiries pour ne pas exposer les populations à la pollution...

le croquis diffusé qui donne une idée du « bétonnage » du polygone , pas loin d’A480 alors qu’il est recommandé de ne pas construire en bordure des voiries pour ne pas exposer les populations à la pollution…

L’HABITANT du POLYGONE DEVRAIT  » POSER PROBLEME  » AUSSI

Au polygone aussi l’habitant peut « poser problème  » comme l’exprime avec humour  Vincent Renault.

Rappelons que  la municipalité sortante ne compte aucun élu sortant habitant à Villeneuve.
Gageons que ce sera encore plus rapide dans les nouveaux  quartiers : il n’y aura pas d’élus qui y habiteront.

PERSONNE NE NOUS IMITE

Car la loghorrée verbale qui raccompagne ces réalisation ressemble  aux arguments qui vantaient Villeneuve. Elle  a seulement pour objet d’habiller la densification massive avec son objet seulement électoral . Les conséquences négatives concernent aussi la santé des habitants (POLLUTION DE L’AGGLO: la DENSIFICATION EN ACCUSATION)

Le monde va nous  envier ces nouveaux quartiers.

Mais personne ne les imitera pas plus que nous avons exporté à quiconque le concept urbanistique de Villeneuve….

 
 
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