GRENOBLE: 300 EMPLOIS MENACÉS DANS L’IMMOBILIER PAR LA LOI DUFLOT

Publié par Les Républicains 38 le

Dans une interview au « DL » Jean ­Marc Torrollion Vice Président de la FNAIM a détaillé avec précision les conséquences des décisions prises par Cécile Duflot (Verts) dans son secteur.

Avec une méconnaissance crasse des mécanismes de marché Cécile Duflot va sinistrer le secteur immobilier. Par son dogmatisme elle va étatiser le secteur en mettant en place des usines à gaz ingérables et coûteuses. C’est l’État qui va garantir les loyers impayés ! Une prime supplémentaire à ceux qui ne font pas d’effort puisque le contribuable sera là pour se substituer au locataire défaillant.A un moment ou le gouvernement devrait rechercher des économies il engrange de lourdes dépenses de fonctionnement.

DES PROPRIéTAIRES DéFAVORISéS

On imagine la lourdeur du système. Dans une ville comme Grenoble qui compte seulement 42% de propriétaires contre une moyenne de 57% en France ceux ci sont déjà très défavorisés. Ils subissent un taux de taxe foncière qui est le plus élevé de France ou le deuxième selon les observateurs!

« Nous sommes dans l’hyper réglementation et l’encadrement des loyers. L’État va créer des “observatoires locaux” pour définir des “loyers médians” qui serviront de base pour la fixation, désormais, des loyers en France  » explique JM Torrollion.

UNE COMMISSION, UN JUGE ….

« Par région. Il faut savoir que si vous avez des biens d’exception, vous devrez justifier le sur-loyer dans le bail. Un sur-loyer que le locataire pourra remettre en cause dans les trois mois suivant la signature de son bail. Exemple : je loue un dernier étage de 100 m² doté de 100 m² de terrasse. Mettons que le loyer médian soit à 1 100 €. Compte tenu de la terrasse, je peux justifier que le loyer fasse 1 400 €. Si le locataire conteste ce sur-loyer, il saisira une commission de conciliation et éventuellement le juge… Ce sera cadré et incontournable. »

UN DéSINVESTISSEMENT GéNéRALISé

Un tel sur-encadrement provoquerait, déjà, un désinvestissement généralisé. Par ailleurs, on romprait un certain équilibre. On confierait à l’État les manettes de la fixation des loyers, les manettes des dispositions contractuelles, et les manettes du recouvrement. Finalement, on déposséderait globalement ce marché de son propre équilibre pour le transférer à l’État. Nous considérons aujourd’hui que ce transfert est néfaste pour le secteur privé locatif en terme de confiance et de coût. Le gouvernement oublie que tout propriétaire est un bailleur en puissance. Parmi les exemples, dans les zones “tendues” où le loyer serait encadré, le locataire pourrait donner un préavis d’un mois, et non plus de trois mois » .

6 % DE VACANCE LOCATIVE à GRENOBLE

On sait bien ce qu’il en est à Grenoble en matière de succès de la puissance publique dans le secteur (CRISE DU LOGEMENT: UN IMMEUBLE ÉTUDIANTS VIDE À GRENOBLE)

« Grenoble serait une zone “tendue”. Et pourtant, à Grenoble, on a 6 % de vacance locative subie. On loue très mal à Grenoble… On voit donc que la philosophie de ce texte vient de Paris, qui vit un immobilier dramatique, avec un niveau de loyer et une absence d’offres très… élevés. On voit, ici, les effets d’un prisme parisien… » (GRENOBLE: PREMIÈRE DE FRANCE… POUR L’IMPÔT FONCIER!)

1500 EMPLOIS MENAçéS DANS RHÔNE ALPES

« La ministre entend pla­fonner nos honoraires de baux, qui seraient, selon elle, un obstacle au libre accès au logement », expli­que Jean ­Marc Torrollion au « DL ». (GRENOBLE MET LE SALON DE L’IMMOBILIER EN DIFFICULTÉS)

« Ce plafonnement met en jeu une dizaine de milliers d’emplois dans notre sec­teur, car nous avons des gens qui ne font que de la location dans notre métier.
Dans la région grenobloi­se, ce sont 300 emplois qui sont concernés, et près de 1 500 en Rhône­Alpes, sa­chant que pour nos petites entreprises, ce sont des emplois polyvalents.On perturbe ainsi grave­ment l’équilibre de leur exploitation dans un con­texte général déjà difficile. (ÉCONOMIE EN ISÉRE: TOUS LES CLIGNOTANTS AU ROUGE)

« Rappelons que nos em­plois sont non délocalisa­bles, à durée indéterminée et majoritairement fémi­nins.

L’éTAT VA SE SUBSTITUER AU LOCATAIRE DéFAILLANT !

« Ce n’est pas en stigmati­sant notre profession, ac­teur incontournable du logement, comme l’a fait no­tre ministre, que seront résolus trente ans d’échec de la politique publique du logement dans ce pays »

«Pour sa part, la Gul (garan­tie universelle des loyers) a pour idée de “bâtir une sé­curité sociale du logement”.

« L’État se substituerait au lo­cataire défaillant pour payer le propriétaire ? Mais le fi­nancement du système par une taxe sur les loyers génè­re un problème : quel sera le coût exact d’un tel projet ?

« On vote donc aujourd’hui une disposition dont on ne connaît pas la portée en ter­me de financement.

UNE USINE à GAZ DE 2 MILLIARDS D’EUROS PAR AN

« Nous, qui pratiquons la ga­rantie des loyers depuis 30 ans, connaissons les ratios : ce serait de l’ordre de 2 mil­liards d’euros, sachant qu’il y aura 200 000 sinistres mi­nimum par an. L’État ne pourra jamais avoir une effi­cacité des recours comme nous pouvons, nous, l’avoir localement.

 

« Le système proposé sera une usine à gaz qui ne mar­chera pas et coûtera très cher » a conclu JM Torrollion.
S’ajoutant aux difficultés du secteur du bâtiment et des travaux publics (BÂTIMENT ET TRAVAUX PUBLICS: L’ISÈRE VA MAL) ce qui est entrepris sur le logement et pour les professions de l’immobilier ne va pas améliorer la situation.

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