GEG: la MUNICIPALITE PIOLLE (Verts/PG) ECLATE

Publié par Les Républicains 38 le

L’annonce a été effectuée en plein conseil municipal de Grenoble par un pilier du système Avrillier, mélange de népotisme, de coups tordus et d’instrumentalisation de la justice: Laurence Comparat, Adjointe (Verts/Ades) , fille de Vincent Comparat, le Président de l’ADES a informé ses collègues que 5 membres de la majorité municipale voteraient contre la délibération de GEG.

Un coup de tonnerre ce mardi 26 mai à l’hôtel de ville de Grenoble. La municipalité Piolle (Verts/PG) s’était déjà fortement fissurée sur plusieurs dossiers. Celui de GEG est emblématique du dogmatisme de ses membres. R.Avrillier dépose recours sur recours depuis 30 ans contre cette SEM créée par la municipalité Carignon (UMP) qui fonctionne à la satisfaction des usagers et des salariés.

LA MUNICIPALITE PIOLLE (Verts/PG) AFFECTE 17 M€ à BOUYGUES/VINCI!

L’un de ses recours a conduit à l’obligation de mise en concurrence de l’éclairage public! Bilan Bouygues/Vinci a raflé ce marché de 17 M€. Pour la première fois depuis un siècle l‘éclairage public de Grenoble est attribué à des grands groupes du CAC 40! Il aura fallu attendre l’arrivée de l’extrême gauche à la Mairie. Désopilant.

Les VERTS/ADES ESTIMENT La MISE EN CONCURRENCE INSUFFISANTE….

On imagine les remous en interne. D’autant qu’un autre recours Avrillier, co-signé au départ par l’actuel Président de GEG, Vincent Fristot (Verts/Ades) s’appuyant sur… une mise en concurrence insuffisante (!) veut remettre en cause le contrat qui lie la ville et GEG pour 30 ans. Un contrat de la municipalité Destot (PS). Mais là on remet en cause 90 % de l’activité de l’opérateur public.

E.PIOLLE AVAIT DU RETIRER la DELIBERATION sur la PRESSION des SALARIES

Contraint de retirer la délibération en octobre parce que le Conseil Municipal était envahi par les salariés de GEG, Eric Piolle est revenu à la charge ce 26 mai pour attribuer le marché à Bouygues/Vinci. 2h30 de débats ne l’ont pas fait varier d’un iota. Le Maire a habillé l’opération de la création d’une régie municipale qui … contrôlera l’application du marché public. Un faux-nez totalement inutile comme l’a souligné Richard Cazenave (UMP). Puisque les services de contrôle existent déjà au sein de l’administration municipale.

LA CREME de la MUNICIPALITE SE REVOLTE

Mais ça n’a évidemment pas trompé non plus l’extrême gauche qui n’en pouvait plus. Antoine Back, Bernard Macret, Bernadette Finot, Guy Tusher, Jérôme Soldeville ont voté contre la délibération. On a à faire là à la crème de la municipalité. Certains se nomment  » gauche anticapitaliste » d’autres  » Alternatifs » ou  » Citoyens  » mais tous font passer l’idéologie avant le principe de réalité. Ils sont constitutifs et représentatifs de la municipalité Piolle.

A.BACK ( ext gauche) MENE LE BAL

Antoine Back est probablement une sorte de « leader « . C’est lui qui veut la gratuité des transports pour tous. S’agissant des 18/25 ans lorsque son collègue Mongaburu (Verts/Ades) -pourtant pas en reste en matière de démagogie – était contraint de lui faire remarquer qu’il ne savait pas ou trouver les 32 M€ de pertes que cela représentait,  il répondait: « l’effort à faire est assez minime : on a déjà fait la plus grosse partie du che­min »… C’est aussi lui qui vissait 15 cendriers dans la ville pendant que Grenoble, envahie par les bidonvilles, brûlait.

A.CONFESSON (PG) DEFEND BOUYGUES/VINCI !

On est étonné qu’Alan Confesson qui se définit lui même comme une  » personnalité politique » et veut  » en finir avec le chômage et l’austérité  » se soit fendu d’un exposé besogneux et fade pour vanter les mérites du marché Bouygues/Vinci et la qualité de la démarche de la municipalité. La dernière fois qu’il était intervenu c’était pour condamner le traité transatlantique qui faisait la part trop belle au libéralisme, à la finance et aux grands groupes. Il est totalement dans la filiation de Piolle qui condamne les paradis fiscaux mais est actionnaire dans l’un d’eux.

Décidément les membres de cette municipalité se ridiculisent chaque jour davantage.

ça vaut la peine de voir la présentation de celui qui a laborieusement défendu mardi 26 mai le marché en faveur de Bouygues/Vinci accordant 17 M€ à ces entreprises du CAC 40 au détriment de GEG ou la ville est majoritaire

ça vaut la peine de voir la présentation de celui qui a laborieusement défendu mardi 26 mai le marché en faveur de Bouygues/Vinci accordant 17 M€ à ces entreprises du CAC 40 au détriment de GEG ou la ville est majoritaire

L.COMPARAT (Verts/Ades) TENTE UNE OPERATION D’ENFUMAGE

Les 5 élus d’extrême gauche ont tenu a publier un communiqué afin que leur désaccord soit bien clairement exprimé et connu. En effet Laurence Comparat avait expliqué qu’en accord avec tous, 5 d’entre eux votaient contre afin de marquer leur désapprobation d’une délibération prise il y a 20 ans.  Des propos toujours alambiqués, aucunement crédibles pour tenter d’enfumer les grenoblois comme à son habitude. Les citoyens qui savent que Laurence Comparat est chargée de leur accès à l’information peuvent être très inquiets. L’open Data à la Grenobloise c’est comme l’origine de la raie à la grenobloise: les câpres étaient ajoutées afin de surmonter l’odeur du poisson venu de trop loin…

UN MARCHE   » TRES ALEATOIRE, SANS AUCUNE GARANTIE de MAITRISE BUDGETAIRE » (!)

Antoine Back, Bernard Macret, Bernadette Finot, Guy Tusher, Jérôme Soldeville soutenus à l’extérieur par un autre colistier d’Eric Piolle totalement irresponsable, Gilles Kuntz,  ont démenti clairement Laurence Comparat, elle aussi désavouée au passage. Par un communiqué signé de  » Ensemble Isère « auquel ils appartiennent. Le collectif   « regret­te profondément ce choix du maintien du marché avec une entreprise privée » Ils le qualifient de « très aléatoire pour les collectivités territoriales. La solution retenue n’offre aucune garantie en matière de maîtrise budgétaire ou de maîtrise des choix tech­nologiques. […]la solution du servi­ce public a été écartée sans qu’aucune étude argumen­tée, basée sur des faits pro­bants, n’ait été présentée aux citoyens grenoblois ».

N’en jetez plus!

LA MUNICIPALITE SE DECHIRE AU GRAND JOUR

Matthieu Chamussy (UMP) l’avait dit autrement . Pour lui la municipalité avait « réussi à être perçue comme le défen­seur du service public» et « ce soir, vous voulez décider de la privatisation de l’exploitation de l’éclairage public » .

Un an après son élection Eric Piolle voit sa municipalité se déchirer au grand jour. Ce vote éclaire une partie des tensions internes qui l’agitent. Déjà le recul historique sur le financement des transports collectifs par le Conseil Général alors présidé par André Vallini (PS) avait  » fait débat » comme on dit pudiquement en cas de désaccord à gauche.

LE BANQUET des TUILES pour CLÔTURER la SEQUENCE

En effet. Si Eric Piolle ne veut plus de grandes implantations industrielles, s’il veut l’immobilisme sur les voiries, une ville en autarcie, encore doit il compenser par des réussites sur ses fondamentaux.

Cette première année vient d’en épuiser deux: sur l’énergie il aura donné l’éclairage public à Bouygues/Vinci. Sur les transports collectifs il aura acté la première grande baisse des financements depuis 41 ans, qui interdit tout développement nouveau pour une décennie au moins.

Cerise sur le gâteau, il vient d’innover au plan politique: sa majorité aura tenu un an, la plus brève durée des majorités municipales grenobloises. Il fallait bien un banquet des Tuiles pour clôturer dignement la séquence.

Photo: Antoine Back l’un des conseillers municipaux d’extrême gauche d’Eric Piolle (Verts/PG) qui s’est opposé à lui, ici en photo  dans l’une de ses postures d’élu….

 

 

 

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