FINANCES de GRENOBLE: Les ÉLUS PS et VERTS/ADES PAS à la HAUTEUR

Publié par user1 le

« Nous pensons que c’est par des politiques dynamiques que nous pourrons sortir d’une si­tuation financière compli­quée » expliquent Marie-Jo Salat et le groupe PS du Conseil municipal de Grenoble dans le DL (11/7/16). La ruine de Grenoble se résume à une « situation financière compliquée » . Le groupe est particulièrement bien placé pour définir des « politiques dynamiques ». Son Président Jérôme Safar est Adjoint sortant aux Finances de Michel Destot.

A tous les deux ils ont fait de Grenoble la ville la plus imposée de France. S’agissant de l’équilibre de gestion de la ville ( l’épargne nette) il n’ont pratiquement  jamais réussi à le respecter en 19 ans de mandat  à l’exception des 4 années qui ont suivi l’explosion des impôts de + 10 % qu’ils ont dilapidé très vite.

DES RUSTINES SUR DES JAMBES de BOIS

Pour faire face aux dépenses de fonctionnement les plus élevées de France aussi, l’inénarrable Paul Bron qui propose en général la création d’une commission dès qu’il voit un problème ( siéger est pour lui une fin en soi) propose de « prendre une partie du budget participatif pour sauver une, deux ou trois bibliothèques, ou ne faire la Fête des tuiles, qui a un budget de 500 000 euros, qu’une année sur deux ?  » N’est ce pas trop osé ou trop ambitieux? Cela ne mériterait il pas une commission?

GRENOBLE AURAIT BESOIN DE REFORMES STRUCTURELLES

On comprend pourquoi Grenoble est dans cette situation: ils l’ont gérée 19 ans dont 13 avec les amis Verts/Ades d’Eric Piolle. Une ville qui est au bord de la mise sous tutelle aurait besoin de réformes structurelles.Le groupe PS ne doit même pas savoir de quoi il s’agit habitué qu’il est à créer une structure face à la naissance de chaque problème, asphyxié par la parlotte et les mots creux dont Michel Destot  hier, Christophe Ferrari aujourd’hui abreuvent les grenoblois à proportion de leur immobilisme. ça fait beaucoup de mots.

LA MUNICIPALITÉ PIOLLE NE SAIT PAS JUSTIFIER L’INJUSTIFIABLE

Ces mêmes réformes de structures que même Hakim Sabri l’actuel Adjoint (Verts/Ades) aux Finances , dessaisi de fait du « plan de sauvegarde » qui est dans les mains d’Odile Barnola , reprochait à l’ancienne municipalité de n’avoir pas mis en oeuvre.

Mais la municipalité Piolle ne fait pas mieux. Hier , lundi, face aux manifestants devant l’hôtel de ville, trahis par des promesses non tenues elle avait du mal à justifier l’injustifiable. Son incohérence crasse démontre une suffisance et une cécité rarement atteints. Être capable d’acquérir 8 M€ le siège du Crédit Agricole pour mieux loger les services municipaux et fermer trois bibliothèques relève de la schizophrénie.

LES RABOTAGES COMPTABLES NE SONT PAS à la HAUTEUR des DÉFIS FINANCIERS

Bien entendu les rabotages comptables – appelés pompeusement  par anti phrase « plan de sauvegarde des services publics! – ne sont pas à la hauteur des défis financiers auxquels la ville doit faire face. Ils ne permettent en rien de traiter les casseroles empilées par la municipalité Destot: ce patrimoine qui s’effondre et exigerait des M€ d’investissements pour éviter l’écroulement. Ou ces moyens qui manquent pour assurer la propreté, la sécurité l’embellissement de la ville. Ou encore ces ressources pour investir, soutenir le foisonnement culturel, créer des espaces verts , sportifs.

LA VILLE SE CONTENTERA DU CHÉQUE de C.FERRARI (PS)

Elle se contentera du chèque de 10 M€ de Christophe Ferrari et de la Métro qui lui permettra de faire des travaux dans le centre ville au moment de fermer les accès de la ville. Mais hors de ce secteur – du Musée à la place Championnet- elle ne pourra rien faire de sérieux sur le budget municipal. Il n’y en a plus de budget.

E.PIOLLE VOUDRAIT TENIR la TÊTE HORS DE L’EAU JUSQU’EN 2017 POUR ACCUSER la DROITE ENSUITE

La municipalité Piolle voudrait seulement tenir la tête hors de l’eau jusqu’en 2017 pour ensuite mettre tous les problèmes sur le dos de la droite dont elle attend avec impatience la victoire. Espérant avec son cynisme à toute épreuve qu’elle fera oublier ses manquements d’aujourd’hui, ses volte face, ses affirmations contradictoires.Continuer donc à enfoncer Grenoble dans l’impôt, les dépenses de fonctionnement et la dette. 6 ans de plus.

IL NE VEUT PAS VOIR SA DÉCRÉDIBILISATION ACCÉLÉRÉE

Elle ne veut pas voir sa décrédibilisation accélérée. D’autant plus accélérée que plus elle est acculée plus elle se défend mal. Les derniers propos de Laurence Comparat l’Adjointe (Verts/Ades) à la propagande selon lesquels ceux qui s’opposaient aux mesures étaient des « passéistes  » qui ne comprennent évidemment pas les enjeux de cette fameuse « entrée dans le XX I eme siècle  » dont Eric Piolle est le Guide, bref ces éléments de langage répétés à satiété , produisent des effets de plus en plus désastreux. Y compris – d’abord? – dans l’électorat de la municipalité qui n’a pas envie d’être pris pour un imbécile.

L.COMPARAT ( Verts/Ades)  » ASSUME » la TRAHISON DE L’ENGAGEMENT N° 1 !

Laurence Comparat responsable de l’Open Data,de  l’accès des citoyens à l’information (!) « assume » l’absence de co-construction et signe donc officiellement l’avis de décès de l’engagement N°1 de la municipalité.

« Face à un situation d’urgence, il faut prendre des mesures d’urgences mais pas faire un tel plan d’austérité » déclame Paul Bron qui ne se pose aucune question sur sa responsabilité en matière d’urgences ( et les écoles?) comme tout bon socialiste qui se respecte.

UNE ABSENCE D’HOMMES CAPABLES D’EMBRASSER LA TOTALITÉ de la SITUATION

Le problème pour la gauche et les Verts avec cette impasse dans laquelle ils ont engagé Grenoble depuis si longtemps est le refus de toute lucidité. L’absence d’hommes en capacité d’embrasser la totalité de la situation pour y faire face. La force de l’habitude. La phraséologie gaucho/bobo totalement inopérante. La dominante bureaucrate des comportements. Le sectarisme de parti qui cherche à faire de petits bénéfices contre son concurrent.

CHAQUE ANNEE SUPPLÉMENTAIRE PERDUE VA COÛTER DE PLUS EN PLUS CHER AUX GRENOBLOIS

Bref les élus PS et Verts/Ades, « secondés » par ceux du Parti de Gauche ne sont pas à la hauteur du grand chalenge Grenoblois: sortir par le haut d’une position encalminée. Plus  difficile à faire bien entendu pour ceux qui ont eux mêmes conduit à cette position. Mais conséquence dramatique pour les Grenoblois car chaque année supplémentaire perdue va leur coûter de plus en plus cher.