FINANCES: 20 ANS de GAUCHE, GRENOBLE DANS LE MUR

Publié par Les Républicains 38 le

Ou qu’on se tourne dans les chiffres, le débat d’orientation budgétaire de Grenoble démontre sans conteste que la ville est ruinée par 20 ans de gestion de gauche.

Lundi soir au Conseil Municipal de Grenoble, Eric Piolle ( Verts/PG) a cherché par des mots vides de contenu à noyer le poisson afin de poursuivre la course dans le mur comme si rien n’était. Sa municipalité cherche à réaliser des économies de bout de chandelles en profitant grossièrement de l’occasion pour régler des comptes idéologiques et politiques comme on le voit avec les Musiciens du Louvre, le Palais des Sports, le Théâtre municipal…

LE REALITE DEPASSE L’ENTENDEMENT COMPTABLE

Mais la réalité dépasse l’entendement comptable. Grenoble qui a soldé 13 ans de gestion PS/Verts/PC  (1995 à 2008 ) par une augmentation massive des impôts en 2009 ( +9%) est à nouveau dans le rouge  en 2015 ! L’augmentation d’impôts qui devait permettre de repartir sur des bases nouvelles a arrosé la mer ! Les Grenoblois sont devenus les plus imposés de France mais la municipalité Destot/Safar (PS) a poursuivi sa fuite en avant.

DEPUIS 2011: ENCORE + 2011 SUR LA MASSE SALARIALE

Par exemple depuis 2011 la seule masse salariale a augmenté de 12% ( +15M€) . Elle représente 53 % des dépenses de fonctionnement qui sont déjà + 25% supérieures à la moyenne des villes de la strate de Grenoble.
Le nouvel Adjoint aux Finances , Hakim Sabri (Verts/Ades) a avoué au dernier Conseil Municipal. « c’est pour cela qu’on a dû emprunter l’été der­nier « . La municipalité Piolle a en effet réalisé un emprunt catastrophe de 13 M€ en juillet 2014 pour pouvoir terminer l’année en dépenses de fonctionnement ! Contre toute les règles de saine gestion.

LA VILLE EST ASPHYXIEE SUR TOUS LES PLANS

Eric Piolle et la gauche s’en prennent au gouvernement afin de noyer Grenoble dans un bain général, celui de la baisse effective des dotations de l’Etat.  De l’ordre de 5 à 6M € .Mais ce n’est pas seulement cette somme qui fait défaut à Grenoble.

La ville est asphyxiée sur tous les plans , en particulier au niveau de ses investissements . » Qu’on m’explique pourquoi l’investissement s’effondre à ce point : 15 millions en moins sur le budget consolidé par rapport aux années précéden­tes  » a demandé Matthieu Chamussy (UMP) . C’est trois fois plus de baisses que de manque à gagner de l’Etat sur ce seul poste. Exsangue la ville.

GRENOBLE NE PEUT PLUS ENTRETENIR SON PATRIMOINE….

Grenoble n’est même plus en mesure d’entretenir son patrimoine: il pleut dans l’ancien Musée de Peinture de la Place de Verdun, la Tour Perret s’effondre . A elle seule elle réclamerait 5 à 6 M € d’investissements car l’irresponsabilité de la municipalité Destot/Safar (PS) , des Adjoints Philippe de Longevialle ( Urbanisme app PS) et MC Monery ( Patrimoine PC) qui ont laissé faire ont conduit à une dégradation telle que son coût de  réhabilitation explose. Or en 2015 La municipalité Piolle annonce seulement 15 M€ pour la totalité d’un patrimoine très dégradé.

… NI CONSTRUIRE LES ECOLES QUI MANQUENT

Une dizaine d’écoles de la ville sont en surcapacité. Il y a urgence à construire dans le secteur 1 comme l’ont rappelé les parents d’élèves. La municipalité poursuit la bétonisation sans être capable de financer les équipements. Alors que Paul Bron ( App PS) l’un des principaux responsables de cette situation avait chiffré à 30 M€ les besoins pour les écoles dans le mandat ( sous estimant les retards et les effets des constructions engagées) la municipalité Piolle est en mesure d’engager seulement … 4 M€ pour 2015 !

Il y a fort à parier que les parents d’élèves gavés de promesses pendant la période électorale réagiront.

LA SECTION DE FONCTIONNEMENT NE PEUT PLUS REMBOURSER le CAPITAL de la DETTE

Mais du point de vue financier le chiffre le plus symbolique de la Bérézina de Grenoble est celui de l’épargne nette. Ce sera moins 8,4 M€ en 2015 !  Les ressources en provenance de la section de fonctionnement ne permettent pas de rembourser le capital de la dette en place. Ce critère mesure l’épargne disponible pour l’équipement brut de la ville .En réalité Grenoble n’a plus de capacité d’endettement supplémentaire.

Or Matthieu Chamussy souligne que  » la dette s’envole encore avec 20 M€ supplémentaires « .

LA FUITE DANS L’ENDETTEMENT

La coalition PS/Verts/PC qui a gouverné Grenoble de 1995 à 2008 avait déjà augmenté fortement l’endettement de Grenoble en camouflant cette politique par une attaque en règle de la gestion de ses prédécesseurs. Coincés en 2008 au lendemain des municipales, ils ont augmenté les impôts, pressurant sans vergogne les Grenoblois, trahissant leur engagement de campagne de ne pas les augmenter.

6 ans après Grenoble retrouve cette situation en pire: dette au maximum, impôts au maximum, dépenses de fonctionnement au maximum, impasses budgétaires cumulées ( écoles, patrimoine, culture…) au maximum.

L’ARRIVEE de HOLLANDE L’A PRIVEE de la CONFUSION ENTRETENUE

Ces 20 ans de gestion de gauche sonnent le hallali de la ville. Mortelle,l’arrivée de Hollande au pouvoir l’aura privée de la confusion qu’elle entretenait avec le pouvoir, la droite étant au gouvernement.En comparaison la municipalité UMP  ( 83/95) a réalisé les grands investissements dont les grenoblois s’enorgueillissent encore aujourd’hui.C’est d’ailleurs pourquoi Alain Carignon (UMP) a réclamé  » un débat avec l’Adjoint responsable afin d’échanger en toute sérénité et de permettre aux grenoblois de juger en toute connaissance de cause « . Une confrontation dans laquelle la gauche ne s’engouffre pas…

LE BRUIT de la COMMUNICATION pour COUVRIR les CASSEROLES de la GESTION

Parce que face à ce mur dans lequel elle va se fracasser, la municipalité Piolle est paralysée. Elle supprime la subvention aux Musiciens du Louvre ( elle gagne a peu près ce qu’elle perd avec le contrat Decaux) ne ramasse plus les feuilles mortes et ne nettoie plus les Tags… On mesure combien elle est à la hauteur des défis auxquels Grenoble est confrontée.

Si elle est comptablement paralysée du point de vue financier, elle poursuit sa fuite en avant idéologique espérant que le bruit de sa communication couvrira les casseroles de sa gestion.

Mais en Grèce comme à Grenoble , la vie à crédit à toujours une fin.

 

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