ESPLANADE à GRENOBLE: PS, VERTS, ADES, « CITOYENS »… COMMENT la GAUCHE TROMPE

Publié par user1 le

Michel Destot et Jérôme Safar (PS) voulaient bétonner (aussi) l’esplanade à l’entrée de la Bastille à Grenoble ( notre photo) . Evidemment sans aucune concertation avec quiconque, sans évoquer un éventuel référendum. Un projet dont Philippe de Longevialle Adjoint à l’Urbanisme  (app PS) s’est malheureusement fait le porte voix discipliné et sans nuances.

Un projet de densification massive dans la lignée de la politique urbanistique de la gauche et des Verts entre lesquels il n’y a pas de différence.  Depuis Villeneuve dans les années 70 en passant par le Lys Rouge, Vigny-Musset, Bonne , Les portes de l’Ouest, Bouchayer-Viallet… et maintenant la presqu’ile la politique est la même . Seuls les mots diffèrent.

ON CONSTRUIT CONTRE LES RECOMMANDATIONS de AIR RHÔNE-ALPES

Dans les 3 derniers dossiers, comme dans le quatrième à l’esplanade, on n’hésite d’ailleurs pas à construire en bordure de voiries majeures contrairement aux recommandations de Air Rhône-Alpes l’organisme de contrôle de la pollution.

L’Esplanade, parmi mille raisons a été l’une des causes de la chute de la maison Destot/Safar. Cela ne les empêche pas d’y revenir dans le DL du 27 juillet en pérorant encore . Pourtant l’Esplanade a donné lieu à une campagne très forte contre eux de la part de « Vivre à Grenoble » l’une de ces associations « citoyennes » qui a recueilli plus de 10 000 signatures demandant  » l’abrogation du projet actuel sur le site historique de l’esplanade ».

à gauche, la propagande: "l'esplanade commence avec vous " ( 300 000 € à HDZ) à droite les 650 Logements dont 50 % de HLM

à gauche, la propagande: « l’esplanade commence avec vous  » ( 300 000 € à HDZ) à droite les 650 Logements dont 50 % de HLM

ESPLANADE: NE PAS CONSTRUIRE SUR LE SITE ou LE COEUR « HISTORIQUE » ?

Animée par Bruno de Lescure ,dit proche de Maryvonne Boileau et Vincent Comparat (Verts/Ades) elle pouvait aussi induire en erreur le quidam signataire qui refusait la densification de l’esplanade.

En effet le « site historique  » est il simplement le coeur ou doit on comprendre que l’esplanade est un site historique à protéger ? Peu de signataires ont saisi la nuance. Dans un second temps, au moment de s’adresser aux candidats aux municipales les porteurs de la pétition faisaient plus qu’évoluer un peu sémantiquement et la question devenait:  « Si demain vous êtes élu(e) Maire de Grenoble, prenez-vous l’engagement devant les électeurs, conformément à la demande des 10 000 signataires grenoblois de la pétition, de ne rien construire dans le cœur historique de l’Esplanade, c’est-à-dire dans  les 3 hectares d’espace public délimités par les alignements de platane ? « 

PIOLLE : UN PROJET DE 650 LOGEMENTS UN PEU PLUS DENSE QUE DESTOT

Ce n’était pas très exactement ce que les pétitionnaires avaient signé. Mais c’était très exactement ce qui permettait d’exonérer Piolle (Verts/PG) lequel pouvait répondre par l’affirmative. Son projet de 650 logements est plus dense que celui de Destot , mais pas sur ces 3 hectares du « coeur ».

Le  » site historique » de l’Esplanade qu’on ne devait pas densifier était devenu  » le coeur historique » sur lequel il fallait s’engager à ne pas construire. D’ailleurs en signant la pétition – comme dans les contrats d’assurance – les grenoblois adoubaient aussi une petite ligne bien dans la méthode de l’Ades selon laquelle « vivre à Grenoble défend un urbanisme raisonnable et une vraie démocratie locale afin que Grenoble reste une ville agréable à tous.Elle demande l’arrêt des démolitions de l’Arlequin… »

les grenoblois ont signé une pétition contre la construction sur le " site historique de l'esplanade".  C'est devenu le " coeur historique"...

les grenoblois ont signé une pétition contre la construction sur le  » site historique de l’esplanade ». C’est devenu le  » coeur historique »…

DÉFENDRE UN URBANISME RAISONNABLE C’ÉTAIT REFUSER de DE-DENSIFIER L’ARLEQUIN…

Ainsi défendre un  » urbanisme raisonnable » revenait à refuser de dé-densifier même très légèrement Villeneuve. Il s’agissait donc bien d’une campagne intra-gauche et d’une manipulation.

Sur la méthode en tout cas il n’y a pas plus de concertation avec Piolle qu’avec Destot. Seuls les mots changent. La municipalité Piolle, avec  HDZ ,un cabinet parisien à 300 000 €,  a annoncé qu’on pourrait discuter de tout sauf des 650 logements, dont 50 % de HLM , qu’elle veut construire. Les collectifs qui se sont mobilisés contre le projet Destot auraient ils accepté la concertation si Destot avait annoncé  » je suis prêt à discuter de tout sauf des logements à construire? `

LES HABITANTS RÉCUSENT LA PARODIE PIOLLESQUE

Même si les protestataires initiaux ne se mobilisent plus au même niveau, les associations de terrain comme les habitants ne sont pas dupes et ont refusé cette parodie Piollesque: ici aussi le montage initial -qui pose toujours des questions supplémentaires sur la sincérité du scrutin de mars 2014 à Grenoble- se heurte à la réalité, aux faits et au bon sens. L’immense majorité des pétitionnaires de bonne foi qui signaient  » vivre à Grenoble » refusaient la méthode et la densification de l’Esplanade . Ils les refusent toujours fut-ce conduit par Piolle.

AVEC M.BENYOUB LA MUNICIPALITÉ VA SE CONCERTER AVEC ELLE-MÊME

Celui-ci avec sa maison vide du » projet » , construite à grands frais , s’enfonce encore plus dans le faux. Avec la création d’une association amie, avec un adhèrent porte parole Modan Benyoub, membre du comité de soutien de la liste Piolle comme l’a révélé Vincent Barbier, Conseiller Municipal (LR) de Grenoble. Ainsi la municipalité en se parlant à elle-même se concerterait.

La "maison du projet" construite à grands frais est évidemment toujours fermée

La « maison du projet » construite à grands frais à l’esplanade est évidemment toujours fermée

POURQUOI NE PAS ASSUMER AUSSI à L’ESPLANADE la FIN de la CO-CONSTRUCTION?

On ne voit pas pourquoi ,plutôt que ces complications qui la ridiculisent et éloignent encore un peu plus le citoyen de la participation, elle n’assume pas la fin de la comédie de la co-construction comme elle l’a fait avec la fermeture des bibliothèques, la suppression d’assistantes sociales dans la santé scolaire , de maison de quartier, des agents de sécurité à la sortie des écoles ou encore avec ses décisions d’augmenter jusqu’à 150 % le prix du stationnement payant ?

GAIN de TEMPS, GAIN d’ARGENT POUR LE CONTRIBUABLE

 » Nous assumons » la fin de la co-construction a en effet osé dire Laurence Comparat l’Adjointe (Verts/Ades) à la propagande et par ailleurs fille de Vincent Comparat Président de l’ADES si mobilisé sous Destot  pour la concertation sur l’esplanade… E.Piolle lançant à l’Union des Habitants du Centre ville à propos de ses décisions sur l’augmentation des tarifs de stationnement :  » il n’y aura pas de concertation ».Pourquoi ne pas faire de même à l’Esplanade. Gain de temps, gain d’argent du contribuable.

UN VIDE ABYSSAL : ON IMAGINE Paul BRON TENANT LA PLUME

Mais voir les socialistes intervenir sur le dossier pour faire la leçon est évidemment hilarant. Dans le DL (27/7/16) ils reviennent sur la délibération fantôme du dernier conseil municipal qui définit les modalités de la concertation préalable avec Modan Benyoub sur l’esplanade. Un communiqué PS  modèle du vide abyssal si bien qu’on imagine Paul Bron (PS) tenant la plume. « Concertation de façade ou réel pouvoir proposé aux habitants ? Comment et dans quelle mesure, les avis citoyens seront-ils réellement intégrés ?  »

Maryvonne Boileau (Verts/Ades) a déposé les permis de construire et pourrait commencer les démolitions en août

Maryvonne Boileau (Verts/Ades) a déposé les permis de construire et pourrait commencer les démolitions en août

M.BOILEAU ( Verts/ADES) POURRAIT COMMENCER les DÉMOLITIONS au MOIS D’AOÛT

Dans ce dialogue du faux les élus socialistes font semblant de ne pas voir que 650 logements sont décidés et il se murmure dans le quartier que Maryvonne Boileau Présidente (Verts/Ades) de Grenoble -Habitat profiterait d’août pour commencer les démolitions. la municipalité-voyou entend en effet accomplir le maximum de forfaits cet été ( bibliothèques, 65 platanes crs de la Libération, tarifs du stationnement…)

L’ESPLANADE: UN PASSAGE de RELAIS ENTRE le PS et les VERTS/Ades

Les élus PS seraient  bien en peine de critiquer la densification eux qui en voulaient plus sur une géographie plus étendue. Pour le reste on est confondu par la logorrhée verbale socialiste s’agissant d’un quartier que ses élus voulaient bétonner aussi. Des généralités, des mots empilés d’une boursoufflure inversement proportionnelle à toute critique ou proposition concrète.

Le dossier de l’Esplanade est bien emblématique  du passage de relais entre  le PS et les Verts/Ades à chaque scrutin pour une politique qui se ressemble. Ne l’ont ils pas conduite ensemble à Grenoble et dans l’agglo entre 95 et 2008 ? Ne la conduisent ils pas ensemble depuis 2 ans au niveau de la Métropole?

LA BÉTONISATION EST UN SOCLE COMMUN de la GAUCHE et des VERTS

La bétonisation est bien l’un des socles communs. Le plan local d’Urbanisme (PLU) date de 2004 . Il était porté par Pierre Kermen (Verts/Ades) et voté par une majorité PS/Verts/Ades/PC . Il a donné Vigny-Musset, Bonne, Bouchayer-Viallet,  Jean Macé, autorise Berriat. D’ailleurs s’agissant de la presqu’ile et de ses 15 000 futurs habitants le passage de relais de l’une à l’autre a été parfait. Pas une feuille de papier de cigarette entre les deux. Comme avec De Bonne conçu par Pierre Kermen, appliquée par Philippe de Longevialle.  Arbres anciens abattus et écoles manquantes compris. Les grenoblois ont droit à tout avec nos phares ignorés de l’occident.

UNE TRES INQUIÉTANTE DÉRIVE GRENOBLOISE

Le montage pré électoral sur l’esplanade en est aussi la démonstration.Il  doit éclairer les  » citoyens » – les vrais – sur cette très inquiétante dérive grenobloise dans laquelle ceux-ci sont instrumentalisés par des méthodes anciennes, afin d’aider l’une ou l’autre des branches de la gauche à se maintenir au pouvoir ou a y accéder pour faire la même politique.

S’ils veulent cesser d’en être les victimes par un urbanisme délirant aux effets catastrophiques, ils doivent prendre leur destin en mains et rejoindre la seule opposition existante. Celle qui propose une politique opposée.