ESPLANADE à GRENOBLE: la COLÉRE MONTE CONTRE la MUNICIPALITÉ

Publié par user1 le

La municipalité Piolle (Verts/PG) de Grenoble est allé bien trop loin dans la duperie et le dossier de l’esplanade devient emblématique. Durant sa campagne municipale elle s’est appuyée très fortement pour être élue sur l’association » Vivre à Grenoble » qui avait recueilli 20 000 signatures contre la « bétonisation » de l’esplanade prévue par la municipalité Destot/Safar (PS).
Celle-ci, ivre de son PLU ( plan local d’urbanisme) de 2005 avait poursuivi dans l’allégresse les utopies urbaines nées avec Dubedout (PS) et la Villeneuve multipliant les opérations de densification de la ville créant de nouveaux quartiers à problèmes sans avoir traité aucun des anciens.

avec le plan masse on ne voit que du vert! Une propagande d'une grossiereté affligeante

avec le plan masse on ne voit que du vert! Une propagande d’une grossiereté affligeante

LA FAUSSE JUSTIFICATION de  le  » LUTTE CONTRE L’ÉTALEMENT URBAIN »

Sans aucun frein d’aucune sorte, avec la fausse bonne conscience de la « lutte contre l’étalement urbain » elle a urbanisé à fond. Les adjoints successifs à l’Urbanisme ( P.Kermen Verts/Ades et Philippe de Longevialle app PS) appliquant sans nuance cette politique , le premier sachant pourquoi, le second pour justifier son ralliement.

ESPLANADE: ELLE A FAIT SEMBLANT de RENONCER au PROJET

La liste Piolle a joué du rejet de cette politique pour être élue, alors qu’elle est commune aux deux forces politiques puisque le PLU densificateur est l’œuvre de Pierre Kermen. (Verts/Ades) . Elue , afin de tromper l’opinion elle s’est contentée de limiter les immeubles de grande hauteur et pour l’esplanade confirmé qu’elle épargnerait la grande esplanade. En mettant fin à la ZAC elle faisait semblant de renoncer au projet.

UNE PENSÉE UNIQUE: LA SOLUTION C’EST LA DENSIFICATION

Avec le cheval de la desserte des transports en communs par les habitants (et non pas la desserte des habitants par les transports en communs) ajouté à la « lutte contre l’étalement urbain » , une pensée unique a été imposée à l’agglomération selon laquelle la densification est la solution à tous les problèmes: les demandeurs ont besoin de logement et le tram de beaucoup d’usagers.

Personne n’a osé s’opposer frontalement à cette politique malgré son absurdité. Au lieu d’une ville à vivre, correspondant aux aspirations des habitants, qui sauvegarde la diversité des modes de vie, donc des populations et la valeur des biens, on veut créer une ville pour une sorte d’habitant- robot, formaté par une idéologie.

Même " Vivre à Grenoble" s'est réveillé selon Place Gre'net: ici Bruno de Lescure,

Même  » Vivre à Grenoble » s’est réveillé selon Place Gre’net: ici Bruno de Lescure, louis Cipri, Denis Pellerin, Michel Ducet (photo Place Gre’net) pour qui  » c’est pire qu’avant ».

UNE POPULATION HOMOGÉNE, des COMMERCES de NICHE ou BAS de GAMME

Car rares sont les grandes familles, les ménages très aisés, ceux qui ont besoin de leur voiture pour travailler, les artisans …qui peuvent habiter une ville ou des quartiers sont totalement inaccessibles pour les véhicules individuels. L’extension à l’infini en tâche d’huile de la zone piétonne et la fermeture de l’avenue Sembat ont cet objet. Cette pensée unique induit aussi un type de commerce unique, ou très spécialisé à destination d’une niche très étroite, voire marginale, ou très bas de gamme en lien avec la paupérisation de la population.

ESPLANADE: PIOLLE AVANCE MAL MASQUÉ

Comme la municipalité Destot, la municipalité Piolle veut densifier l’esplanade, ce lieu de passage et de vie qui mériterait évidemment une restructuration, mais à partir de sa réalité et à condition de préserver son âme. Pour ce faire elle avance ( mal) masquée mais se mélange les pinceaux dans le dédale des groupuscules qui dirigent la municipalité.

D’abord la décision a été prise par l’instance de décision qui regroupe le clan qui gouverne Grenoble et auquel participent Raymond Avrillier et Vincent Comparat (Verts/Ades) le premier ayant avoué à Ouest France (20/1/15) que c’est là que tout se décidait.

Les riverains de la rue Raspail quartier Berriat protestent contre les méthodes de la municipalité Piolle

Les riverains de la rue Raspail quartier Berriat protestent aussi contre les méthodes de la municipalité Piolle

SUR LE PLAN MASSE ON NE VOIT QUE du VERT !

Celle de construire 650 Logements dont 50 % de HLM ( il est présenté comme étant 40 % + 10 % d’accession sociale…) a même été publiée par le site de l’ADES, avec le plan masse ! Bien entendu on ne voyait que du vert. La municipalité Destot a utilisé les mêmes stratagèmes grossiers pour ses opérations. En réalité ces 650 logements seraient construits sur un espace extrêmement restreint de 3,3 hectares. Sans parking à proportion (170 Places pour 650 logements et entre 1500 et 2000 habitants) sans espaces verts supplémentaires.

HDZ: 300 000 € POUR VENDRE la BÉTONISATION

Mais, prenant vraiment les grenoblois pour ce qu’ils ne sont pas, la municipalité Piolle a mandaté un cabinet parisien HDZ qui bénéficie d’un confortable contrat de 300 000 € ( pour commencer) afin de consulter les grenoblois. On a vu donc fleurir des affiches partout selon lesquelles le projet de l’esplanade «commence avec vous ». Les opérateurs du cabinet HDZ se promènent le plus loin possible de l’esplanade pour recueillir l’avis des habitants.

PAS DANS LA DENTELLE AVEC LA PROPAGANDE

Il leur sera demandé s’ils sont contre le fait de loger les pauvres demandeurs de logements ? S’ils préfèrent que les habitants accomplissent chaque jour des dizaines de kms en voiture au détriment de l’avenir de la planète plutôt que de vivre près de leur lieu de travail en s’y rendant en transports en communs? Les Rouge/Verts ne font pas dans la dentelle en matière de propagande.

Sauf que la décision prise et la co-construction affichée ne font pas bon ménage. Et même «Vivre à Grenoble» qui avait démontré sa proximité avec les Rouge/Verts en faisant figurer dans la pétition contre la bétonisation de l’esplanade ( il est vrai en petit caractères) l’opposition à la démolition d’un immeuble galerie de l’Arlequin à laquelle s’opposait aussi les Rouge/Verts de Villeneuve , se réveille.

VIVRE à GRENOBLE:  » C’EST PIRE QU’AVANT »

Après avoir été été assez accommodante avec les premières décisions de la municipalité Piolle , elle estime maintenant que « c’est pire qu’avant ». ( Place Gre’net) . C’est ce que Louis Cipri, le président, Bruno de Lescure secrétaire général, Denis Pellerin et Michel Ducet de l’association ont expliqué au média en ligne.

Après l’Union des Habitants et des Commerçants, après le collectif voisin de « Rive Droite » qui s’est révolté estimant que la municipalité pratiquait la « con-construction » cette nouvelle prise de position démontre que même chez les plus bienveillants la coupe est pleine.

RUE RASPAIL: TRIPATOUILLAGE du CADASTRE POUR BÉTONNER

Rue Raspail dans le quartier Berriat les habitants ont affiché les propos de Raymond Avrillier et Vincent Comparat sur le site ADES que dirige aujourd’hui la fille du second, Laurence Comparat , Adjointe à la communication ( baptisée « accès des citoyens aux données publiques ») . Ils rappellent que ceux ci estimaient que le tripatouillage du cadastre pour densifier une rue n’était pas « moral » . La grande affaire des Rouge/Verts grenoblois, la morale , a toujours été utilisée contre leurs adversaires afin de camoufler leurs propres turpitudes.

Pour les 15 000 futurs habitants de la presqu'ile sans espaces verts ni stationnement on ne s'embarrasse même pas de faire semblant en matière de concertation!

Pour les 15 000 futurs habitants de la presqu’ile sans espaces verts ni stationnement on ne s’embarrasse même pas de faire semblant en matière de concertation!

LES RAISONS ÉLECTORALES de la BÉTONISATION

La « bétonisation » qu’ils veulent imposer dans la continuité d’une politique urbaine portée par la gauche et les Verts depuis 20 ans avec les résultats que l’on voit ne peut pas être acceptée par tous ceux qui en comprennent les dégâts et  ont cru au discours sur la co-construction.  Ça fait de plus en plus de monde. Mais la prise de conscience des  véritables raisons (1) pour lesquelles cette politique est portée – seulement électorales- n’est pas encore partagée par tous du fait des pesanteurs idéologiques de la ville.

 

(1) ce qui aggrave l’irresponsabilité de ceux qui , tels Philippe de Longevialle ou Stephane Gemmani , venus de la droite l’ont défendue pour obtenir des postes locaux.