EMPRUNTS TOXIQUES à la Métro: LES ÉLUS de GAUCHE ET VERTS EN PREMIÉRE LIGNE

Publié par user1 le

Les  » détecteurs de failles » , élus Verts/Ades étaient aux affaires dans les années ou la Métro présidée par Didier Migaud (PS) a contracté avec Dexia trois emprunts struc­turés (2006 et 2007) pour fi­nancer le Stade des Alpes. L’actuel Président , Christophe Ferrari (PS) était Vice président aux finances (2008/2014) lorsque les taux se sont envolés.

G.KUNTZ ( Verts):  » PERSONNE N’A ÉVOQUÉ LE RISQUE de TELS EMPRUNTS »

Raymond Avrillier Vice Président ( Verts/Ades) s’il était opposé au stade n’a jamais fait une remarque sur la dangerosité de ces emprunts. Ce que confirme Gilles Kuntz élu ( Verts/Alternatifs) de la Métro à l’époque et co-listier de E.Piolle avec R.Avrillier: «J’ai relu toutes les minutes des délibérations de la Métro depuis 2006 et c’est vrai que lorsque ces emprunts (qui deviendront toxiques) ont été contractés, personne, au conseil de la Métro, n’a évoqué le risque de contracter de tels emprunts.  » (DL 28/4/16)

G.FIORASO (PS) A DÉFENDU CES EMPRUNTS

Ainsi les spécialistes de la chasse au gaspi n’ont évidemment rien vu ou rien dit. C’est à Geneviève Fioraso ( PS) alors Vice présidente aux Finances que l’on doit ces emprunts qui pèsent aujourd’hui si lourd sur l’avenir du contribuable métropolitain.

Rappeler ces noms n’est pas inutile quand on voit le rôle qu’ils s’attribuent, de justicier ou d’économistes! Ces donneurs de leçon coûtent très cher. Des trois emprunts réalisés à l’époque par la Métro , l’un de 22 M€ est basé sur la parité €/FS,,  un autre de 18 M€ basé sur le rapport entre la parité €/FS et €/dollar, et un dernier de 18 M€ dit “CMS 30”, qui compare les taux à 30 et à 5 ans.Une épée de Damoclès.

R.GUERRERO ( maj PS/PC/Verts/PC) :  » COMPLIQUÉ DE DIRE QU’ON AURAIT FAIT AUTREMENT »

« Les taux de départ étaient respectivement de 3,57 %, 3,26 % et 3,70 %, et ces taux sont restés fixes jusqu’en 2010 a résumé Raphaël Guerrero, l’actuel vi­ce­président de la Métro ( PS/PC/VERTS/PG) chargé des finances depuis 2014. Le plus risqué est le prêt de 22 M€, dont le taux est aujourd’hui de 19,74 % » Le second a grimpé jusqu’à  8,42 % en 2011. Les  taux du marché sont aujourd’hui de l’ordre de 2 % !

C’est en 2011 que les taux se sont envolés, et la Métro a alors décidé de payer les inté­rêts au taux d’usure (entre 0,5 et 0,9 %) et de provisionner le surplus. « Si on prend le prêt le plus risqué (sur la parité €/FS), on aurait dû payer, depuis 2011, plus de 8,4 M€ d’intérêt. Or, la Métro n’a payé que 366 000 € et a provisionné le reste », dit M. Guerrero.

Bien entendu ce dernier est solidaire de la majorité PS/Verts/PG/PC  qui l’a fait Vice Président : « c’est compliqué, ou trop simple, de dire qu’on aurait nous­ mêmes fait autre­ment » .

F.HUGELÉ (PS) : 4 M€ à la CHARGE du CONTRIBUABLE de SEYSSINS

A Seyssins, temple de la gestion PS, Fabrice Hugelé Vice Président de la Métro a renégocié l’emprunt de Didier Migaud. Alors qu’il lui restait 2 089 660 € de capital à rem­bourser, la commune devra en plus verser 5 400 000 € de frais de remboursement anticipé ! Après l’apport du fonds de soutien de l’Etat l’opération coûtera 4 M € au contribuable .Pas de quoi pavoiser. « On est passé d’un emprunt toxique à une dette pourrie », dira le conseiller municipal d’opposi­tion Bernard Lucotte.

Côté Métro on est toujours dans le contentieux qui fait gagner ( perdre?) du temps. En même temps l’exécutif cherche une médiation et soumettra peut être une transaction au conseil communautaire en juillet prochain, voire à l’automne.

R.AVRILLIER, G.FIORASO, C.FERRARI CO-RESPONSABLES

Globalement les signataires des emprunts toxiques mettent en cause  » les banques ». Principalement Dexia. Certains ont des accents de  » Nuit Debout ». Certes Dexia  a abusé d’élus incompétents ou crédules. Cela ne retire pas toute responsabilité politique.

En tout cas cet épisode peu  glorieux ne procure aucune autorité particulière aux membres de la majorité de l’époque, les élus Verts/Ades de la Métro d’hier (R.Avrillier, G.Kuntz)  , Geneviève Fioraso, Vice Présidente « compétente » du moment, à son successeur aux finances Christophe Ferrari  , ou à Fabrice Hugelé également PS pour s’ériger en modèles de comportement et de rigueur financière. Bien au contraire.

Car au final il y a une seule victime : le contribuable. En démocratie face à une décision et à ses conséquences , les noms des responsables élus doivent être connus. Ceux là sont incontestablement du nombre.

Photo : C.Ferrari ex Vice Président aux Finances de la Métro et R.Guerrero l’actuel: les élus de la gauche et des Verts/Ades ont une lourde responsabilité dans les emprunts toxiques.