ÉCONOMIE: L’AGGLOMÉRATION GRENOBLOISE FREIN à TOUTE REPRISE

Publié par user1 le

Dans le Sud Isére non plus le « ça va mieux » de François Hollande n’est pas ressenti du tout.Dominique Pouradier-­Duteil Greffier associé du tribunal de commerce de Grenoble cite des chiffres accablants entre 2014 et 2015 ( DL du 7/6/16):  « Les assignations en redressement ou en liquidation ont bondi : + 42 %. Les immatriculations (créations ou rachats d’entreprises) ont diminué de 3,5 %. On en comptait 2 005 en 2014 contre 1 935 en 2015.  »

TOUS LES MESSAGES DÉLIVRÉS SONT ANXIOGÉNES POUR LES ENTREPRISES

La Métro est un frein à toute reprise. Tous les messages délivrés à l’extérieur ont été anxiogènes pour les entreprises. Le recours engagé par Eric Piolle et Y.Mongaburu (Verts/Ades) contre l’élargissement de A 480 a été ressenti comme un nouveau coup de poignard aux déplacements et aux travaux publics. L’annonce de la fermeture de la dernière entrée de Grenoble – l’avenue Agutte Sembat- contribue aussi à ce climat pesant comme le soutien à Nuit Debout, aux manifestations contre la loi travail. Si on ajoute la zone 30 imposée partout , le matraquage sur les tarifs du stationnement, le refus de prendre en compte les besoins du commerce , on comprend la dépression.

L’EFFORT DU CONSEIL DÉPARTEMENTAL RESSENTI PARTOUT

Dans le Nord Isère, dans le Voironnais , à Bourgoin-Jallieu, La Tour du Pin, Vienne ou l’extrême Sud avec les travaux du Chambon , les entreprises ressentent les efforts du Conseil Départemental sous la houlette de Jean-Pierre Barbier son Président (LR) et de Julien Polat le Vice Président avec le plan d’investissement. En avril 644 opérations et 7,8 millions d’euros de finan­cement du département avaient déjà généré 108 millions de travaux.

Mais ces politiques départementales et locales qui produisent des effets sont contrecarrées par une politique nationale désastreuse et l’immobilisme de la Métro.

F.ALBRIEUX (CGPME):  » ICI ON A LA DOUBLE PEINE »

François Al­brieux, président de la CGPME Isère, se dit même « écœuré » dans le DL. « Je ne trouve aucun signe qui laisserait penser que la France va un peu mieux. Aucun.  En Isère, on observe que la dé­ gradation a été plus rapide qu’ailleurs : la baisse du chômage n’a pas du tout concerné le département, les investissements sont plus faibles qu’ailleurs. Il y a le contexte national et le contexte local avec des han­dicaps qu’on traîne depuis plusieurs années et pour lesquels on ne trouve pas de solutions. On a donc la dou­ble peine. Et on paye. »

Aussi sévère sur la loi Travail, François Al­brieux n’hésite pas : « Il y avait une loi soi­ disant pa­rée de toutes les vertus et au final, je suis incapable de vous donner une mesure in­téressante pour l’économie et les entreprises. Il n’y a plus rien dans cette loi ! »

JN ANTOINE ( CAPEB):  » SI VOUS NE FAITES PAS 5 heures/23 heures VOUS ÊTES FOUTU »

Le président de la Capeb (Confédération de l’artisanat et des petites entreprises du bâtiment) en Isère Jean­-Noël An­toine dit : « On n’a jamais vu autant de dépressions et de burn out ! On doit être sur tous les fronts : administratif, com­mercial, technique. C’est sim­ple,si vous ne faites pas 5 heu­res/23 heures, vous êtes fou­tu!»

Le directeur des services de la Capeb, 1 100 adhérents dans le département, confirme : « La situation des artisans est plus délicate qu’en 2015. Les entreprises vivent sur leurs fonds de trésorerie. Sans un vrai redémarrage rapide, cer­taines auront des difficultés. »<

Thibault RICHARD ( Bâtiment):  » + 14 % de MISES EN CHANTIER en FRANCE, + 5% en ISÉRE »

Le décalage entre les chiffres, souvent nationaux, et la réali­té locale est douloureux. « Au premier tri­mestre en France, une hausse des mises en chantier de 14 % a été annoncée. En Isère à ­5 ! », oppose froide­ment Thibault Richard, le pré­sident de la Fédération iséroi­se du bâtiment au « Dauphiné Libéré ». Contournements de Grenoble, achèvement de Grenoble-Sisteron … combien de dossiers encalminés par la gauche et les Verts? Combien d’emplois perdus?

LES WAGONS de L’ISÉRE N’ONT PAS de LOCOMOTIVE

Les wagons de l’Isère n’ont pas de locomotive puisque l’agglomération grenobloise fait défaut. Bourgoin-Jallieu avec l’énorme chantier du Centre Folatière ou Voiron qui achève ses contournements , gagne le chantier de l’Hôpital, l’agglomération Viennoise et ses projets culturels, le Tunnel du Chambon porté essentiellement par le département, la bonification des subventions aux projets d’investissements prêts à démarrer mis en place par Jean-Pierre Barbier et sa majorité démontrent concrètement l’action des élus de la droite et du centre.

LE VERROU DE L’AGGLOMÉRATION GRENOBLOISE EST UNE CALAMITÉ

Au plan départemental le verrou de l’agglomération grenobloise est une calamité pour le développement économique. Jamais peut être une présidence PS de la Métro si faible octroyée à Christophe Ferrari par les Rouges/Verts Grenoblois afin de disposer d’un paravent pour appliquer leur politique n’aura été aussi grave et n’aura eu autant de conséquences négatives sur l’emploi.

Chacun des membres de  « l’attelage » qui gère la métro , chacun des élus qui soutiennent cet exécutif PS/Verts/PG/PC/Ades heureux d’avoir mis fin au  » dogme de la croissance » devra rendre des comptes aux citoyens de l’agglomération.

Photo : les entreprises du bâtiment et des travaux publics ont manifesté pour l’emploi avec le soutien des Républicains, ici en présence de François Tarantini, Secrétaire Départemental Adjoint