E.PIOLLE (Verts/PG): « La MÉTRO a 15 ANS de RETARD »

Publié par user1 le

Il y a 15 ans un majorité homogène politiquement gérait la Métropole Grenobloise. Composée des élus PS/PC et Verts/Ades.La coalition gauche/verts/Ades grenobloise se retrouvait à l’échelle de l’agglomération depuis 1995. Entre 2001 et 2008 c’est même Raymond Avrillier (Verts/Ades) qui représentait la gauche extrême comme Vice Président de la Métro, Gilles Kuntz figurant dans la majorité. L’actuel Président, Christophe Ferrari (PS) était ensuite lui-même Vice Président aux finances !

PAS TRÉS GENTIL POUR R.AVRILLIER (Verts/Ades ) et C.FERRARI (PS)

C’est à cette période qu’Eric Piolle (Verts/PG) fait remonter les retards qu’aurait pris le territoire. «Oui, on a quinze ans de re­tard. Quand on a pris en main la Métropole en 2014, c’est le constat qu’on a pu faire. » dit il au DL ( 3/11/16) .

Ce n’est pas très gentil pour ses petits camarades Verts/Ades.  Ni pour Michel Destot,Marc Baïetto,  Geneviève Fioraso et Jérôme Safar les élus PS – ces deux derniers étant successivement Premiers Vice Présidents à l’économie- aux commandes qui se décrivaient pourtant comme les phares du territoire. Mais on retrouve ici la méthode de dédouanement que tentent de mettre en place les élus de gauche sur tous les dossiers. Faillite de Grenoble, contournements bloqués, attractivité en panne, emplois perdus, hécatombe commerciale … ils découvrent comme des nouveaux nés. Il s’agit de faire oublier qu’ils gèrent ensemble ou successivement depuis 21 ans ! Il s’agit d’échapper aux comptes à rendre.

E.PIOLLE: « LES ACTEURS de ce YALTA NE SONT PLUS AUX COMMANDES  » …(!)

Les prédécesseurs sont accusés par Eric Piolle:  «Il y avait alors une sorte d’ac­cord de Yalta, passé entre le Département, la Métro et la ville­ centre. La Métropole était une sorte de syndicat in­tercommunal, au service de visions propriétaires et où chacun se demandait qui payait quoi. Elle était surtout la Métropole à dépenser le moins par habitant, 524 euros par an. Ce chiffre datant de 2014 est très bas. » Eric Piolle ajoutant:  » le fait que les acteurs de ce “Yalta” ne soient plus aux commandes facilite les choses. » (!)

... MAIS ÉTAIENT DES MAJORITÉS PS/PC et VERTS/ADES

Tant pis si Raymond Avrillier devient tout à coup un élu partisan de ce Yalta favorisant  les retards. Tant pis pour l’aveu concernant  Christophe Ferrari associé à cet immobilisme  comme Vice Président aux finances, rangé parmi ceux qui ne  » sont plus aux commandes »… Tant pis si ces 3 collectivités qui se partageaient ce Yalta étaient dirigées par des majorités PS/PC/Verts/Ades . D’ailleurs Eric Piolle ne cite pas une quatrième collectivité, la Région, partie prenante: il ne le peut pas, puisque comme Président du groupe Verts il participait à la majorité Queyranne (PS). Tout est donc faux dans sa description jusqu’à l’omission.

E.PIOLLE: LE NIVEAU de DÉPENSE PUBLIQUE N’EST PAS ASSEZ ÉLEVÉ

Bien entendu Eric Piolle regrette au passage que le niveau de dépense publique ne soit pas assez élevé! C’est certainement le mal évident dont souffre l’agglomération. La première préoccupation qu’on entend de ces « citoyens » dont l’expression est si bien organisée:  » vous ne dépensez pas assez » hurlent ils aux élus. Les grenoblois qui paient l’impôt sur les ménages le plus élevé de France apprécieront cette provocation.

Evidemment l’agglomération est en retard sur tous les plans. Elle le doit en grande partie aux amis d’Eric Piolle qui ont exercé un chantage électoral sur les socialistes qui ont fait passer leurs réélections avant le développement du territoire.

L’ARRIVÉE de la DROITE AU DÉPARTEMENT a DÉBLOQUÉ le FINANCEMENT des TRANSPORTS PUBLICS

D’ailleurs Eve Moulinier du DL questionne « la construction métropolitaine grenobloise semble moins aboutie que les autres, comme celle de Lyon?  » . Doux euphémisme quand on sait que des collectivités de couleurs politiques différentes comme le conseil départemental et le Grand Lyon ont décidé de supprimer l’échelon départemental au niveau de l’agglomération et ce par un simple amendement parlementaire.

MM Vallini , Baïtto, Destot, tous PS à la tête de toutes les collectivités n’ont pas été capables d’avancer sur les structures et ils étaient même paralysés sur le financement des transports collectifs. Il faudra l’arrivée de Jean-Pierre Barbier (LR) et d’une majorité de droite au département pour sortir l’agglomération de ce guêpier.

E.PIOLLE VEUT TRANSFÉRER à la MÉTRO TOUS SES ÉQUIPEMENTS COÛTEUX

Le Conseil Métropolitain devait hier soir notamment transférer MC2 de Grenoble à la Métro. On sait qu’Eric Piolle a réduit les financements et désire s’en séparer pour se soulager. L’objectif est le même pour Alpexpo, le Palais des Sports, la halle de Tennis… Dans un marchandage des plus mercantile ,sans aucune vision ,on échange les grosses prises grenobloises contre des alouettes consenties à d’autres communes afin d’acheter le silence des élus. Toujours ce raisonnement de comptable habillé en mouvement.

Grenoble exsangue financièrement se sert de la Métro comme d’un garde meubles gratuit. Christophe Ferrari a été placé là pour ça. Signer des chèques et récupérer les structures lourdes en fonctionnement.

LE CONTRAIRE de ce QU’IL DIT

D’où la remarque d’Eric Piolle selon laquelle la Métropole ne dépense pas assez. On comprend bien que ça va changer avec lui. Bien entendu ces transferts ne s’accompagnent d’aucune baisse Grenobloise de la dépense publique ni de l’impôt.

Comme à son habitude maintenant bien établie Eric Piolle pratique l’anti-phrase pour décrire ce qu’il fait :  » La vision du territoire ne se limite pas à l’optimisation de tel ou tel équipement sportif ou culturel, on parle au con­traire d’une vision commune, d’un cap.  » Il est très aisé à décrypter car répétitif dans la méthode. En effet, il décrit toujours le contraire de ce qu’il fait.