DÉPENSES PUBLIQUES: la MÉTRO CHOISIT la FUITE EN AVANT

Publié par user1 le

Le contribuable de l’agglomération grenobloise déjà pressuré peut être très inquiet. Jeudi soir le Conseil Communautaire de la Métro a choisi la fuite en avant. Conformément aux directives qu’Eric Piolle (Verts/PG) avait pris le soin d’exprimer le jour même dans le  » Dauphiné Libéré » sans ménagement pour l’égo de Christophe Ferrari (PS) » . Il reprochait à  la Métropole d’être l’une de celles qui dépensent  » le moins par habitant, 524 euros par an. Ce chiffre datant de 2014 est très bas » expliquait il.

C.FERRARI (PS) DIT NON AUX TRANSFERTS à COÛT CONSTANT

L’ancien Vice Président aux finances n’a pas entendu le reproche sur le passé et l’actuel président s’est exécuté. Christophe Ferrari a dit non à l’opposition qui exigeait que les transferts d’équipements et notamment pour les deux projets (culturel et sportif),  se fassent « à coût constant et n’entraîne pas de nouveaux recrutements, mais un redéploiement des ressources humaines en inter­ne ». Christophe Ferrari  voulait acter la décision de Piolle pour qui la dépense publique est la solution.

JD MERMILLOD-BLONDIN DÉFEND le CONTRIBUABLE

En déposant un amendement pour imposer une stabilisation, le groupe Métro-Alternative présidé par Jean-Damien Mermillod-Blondin qui regroupe notamment les élus Républicains défendait le contribuable. Mais ce faisant il s’opposait frontalement au tour de passe passe que la gauche et les Verts/Ades ont monté: refiler à la super structure les équipements coûteux de Grenoble qui ont besoin d’investissements lourds et très chers en fonctionnement.

E.PIOLLE (Verts/PG) ALOURDIT LA NOTE du CONTRIBUABLE de L’AGGLOMÉRATION

Chez ces gens là il n’est jamais question d’économies, de réformes: dans l’impasse à Grenoble, au bord de la mise sous tutelle Eric Piolle  alourdit la note du contribuable de l’agglomération ou la fiscalité est déjà extrêmement lourde. Ce faisant au passage il encourage la fuite des familles moyennes qui quittent le territoire de l’agglo pour cette raison, il conforte les agglomérations voisines à ne surtout pas s’allier avec la Métro.

LA LONGUE DÉRIVE de GRENOBLE EST ÉTENDUE à L’AGGLOMÉRATION

Bref la longue dérive qui a conduit Grenoble à l‘asphyxie financière qui se traduit par une baisse drastique des services à la population est étendue à l’agglomération.  Elle conduira aux mêmes conséquences. A cet égard le refus de voter ce blocage de la dépense par les élus du groupe ADIS présidé par Jacques Nivon démontre bien que la majorité de gauche avec les Verts/Ades et d’extrême gauche de la Métro est homogène sur l’accélération de la dépense publique.

La diversité des groupes ne traduit aucune diversité politique . Il s’agit d’un trompe l’oeil.

C.FERRARI VOUDRAIT INTERDIRE LES AMENDEMENTS EN SÉANCE?

S’agissant de la demande claire et concrète de l’opposition à savoir que tous les transferts d’équipements s’effectuent à coûts constants, Christophe Ferrari, fidèle à lui-même, a opposé des objections de forme, de procédure. Sous prétexte qu’il y a eu des comités de pilotage le droit d’amendement en séance devrait être interdit. Mais alors pourquoi débattre?

LA LOGORRHÉE VERBALE FAIT OFFICE d’ACTION

D’autant que  » ce souci budgétaire a été soulevé plusieurs fois , il a même été au cœur de ses discussions » ajoute t il (DL du 4/11/16). Pour Christophe Ferrari le fait que ce soit  » soulevé » et  » au coeur des discussions » est largement suffisant. La logorrhée verbale fait office d’action. C’est de cette manière qu’il se saisit de tous les « enjeux » ou de tous les « défis »: en en parlant. On se souvient même qu’à propos de l’insécurité il s’engageait à  » y réfléchir ». Il estime que les citoyens doivent s’en contenter.

UN IMMOBILISME CONGÉNITAL DES SOCIALISTES de L’AGGLOMÉRATION

Cet immobilisme est congénital aux élus socialistes grenoblois: depuis 21 ans qu’ils co-gérent l’agglomération MM Baïetto, Destot, Safar, Ferrari, Geneviève Fioraso et les autres l’ont embaumée de mots. Pour cacher ses maux que les chiffrent révèlent en particulier en matière de pertes d’emplois.

C’est pourquoi l’opposition a tenu bon et à refusé de s’incliner: « Si on demande d’indiquer la notion de coût constant, c’est parce que c’est la Métropole, donc les citoyens, qui finance­ront ces compétences, puisque vous avez déclaré que ce ne seront pas les communes » a déclaré Jean-Damien Mermillod-Blondin.

Michel SAVIN (LR) :  » LES EXEMPLES du PASSE NE VOUS DONNENT PAS RAISON »

« Vous parlez d’évaluation financière, a ajouté  Michel Savin Sénateur (LR) en direction de Christophe Ferrari  mais les exemples du passé (voirie, eau, réseaux, déchets) ne vous donnent pas raison. »

L’amendement a malheureusement été rejeté .Pour les équipements transférés et à venir ( Palais des Sports, Alpexpo… ) les dérives vont donc être noyées dans les budgets métropolitains . Cet enfumage politique ne modifiera en rien la réalité financière. Laquelle s’aggravera au fil des années puisque la majorité refuse la notion de coût constant.

On connait la fin de l’histoire. Les Grenoblois sont en train de la vivre.

Photo de Une: Grenoble a reçu du « Figaro Magazine » la médaille d’Or des Excès fiscaux. La Métro veut la conquérir aussi.