DEPART de G.FIORASO du GOUVERNEMENT: UN BILAN ACCABLANT

Publié par Les Républicains 38 le

La « carrière « de Député d’Olivier Véran (PS) s’achève le 6 avril prochain. Il est brutalement ramené à sa condition de suppléant. Comme tous les socialistes son court mandat aura plus été marqué par la com’ que par les résultats concrets.. Il aura parfois même franchi la ligne jaune avec l’invention de « porteur « d’un projet de loi pour faire accroire qu’il en était ( ra) porteur. Ou encore la fausse communication sur la transparence de son enveloppe de Député.

O.VERAN ( PS) RATTRAPé par la REALITE

En se lançant dans la campagne départementale une fois que le canton de Meylan réservé aux Verts par le PS a été libéré par l’échec des négociations, il a immédiatement été rattrapé par la réalité. Thibault Carlassare (UMP) a rappelé qu’il était le paravent de Boucherle l’ancien Maire de Meylan. Et JY Drillat ( UMP) qu’il renoncerait à tous les projets de développement économique pour obtenir les suffrages des Verts. Ça fait beaucoup.

G.FIORASO :  » JE DECIDE de M’ARRÊTER »

Nous n’avons évidemment aucun commentaire à faire sur les « raisons de santé « qui motivent officiellement la démission de Geneviève Fioraso du gouvernement. On ne peut que lui souhaiter un prompt rétablissement.Par contre au plan politique on peut s’interroger sur son choix de demeurer Députée alors qu’elle explique : « mon état de santé est in­compatible avec la fonction de ministre (…) Je ne peux pas à la fois me soigner, ce qui de­mande de l’énergie et exercer mon activité. Aujour­d’hui, je décide de m’arrêter et c’est pour moi un crève­ cœur. « (DL du 6/3) .

LE MECONTENTEMENT EST GENERAL dans l’UNIVERSITE

Il est aussi tout à fait sain en démocratie  d’évaluer son bilan à l’aune des commentaires nationaux qui accompagnent son départ et de la situation dans laquelle elle laisse l’Université et la Recherche Française.

Le mécontentement est général dans l’Université. Il manque 100 millions d’€ dans les caisses en 2015 ! Geneviève Fioraso abandonne les Universités dans l’état ou elle a abandonné Grenoble avec Michel Destot et plus avant la seule expérience privée qu’elle ait conduite avec lui et avait conduit à la faillite de l’entreprise pourtant alimentée par les contrats publics. En ce sens elle ne rompt pas avec une tradition bien établie au PS…

Présidents d’université, syndi­cats d’enseignants et étudiant, tous critiquent l’enveloppe budgétaire du gouvernement.

 » UNE CONTRADICTION entre NOS MISSIONS et NOS MOYENS »

« C’est faux de dire que le budget de l’ensei­gnement supérieur a été sanc­tuarisé a protesté Claudine Kahane, la cosecrétaire géné­rale du syndicat d’enseignants Snesup­ FSU. « Il y a une con­tradiction entre les missions confiées par le gouvernement, c’est ­à­ dire d’amener 50 % d’une classe d’âge à un diplô­me de l’enseignement supé­rieur, et nos moyens », suren­chérit le vice ­président de la conférence des présidents d’université Gérard Blan­chard.

LE BUDGET REPOUSSé pour la 3 EME FOIS!

Claudine Kahane précisait au  » Monde » : Alors que cela aurait dû être fait en décembre, le budget 2015 devait nous être présenté lundi prochain au sein du Conseil national de l’enseignement supérieur et de la recherche (Cneser). Or cela vient d’être repoussé. C’est la troisième fois ! Tout cela parce que le ministère doit encore trouver 100 millions d’euros d’économies. L’année est commencée depuis deux mois et l’on ne connaît toujours pas les dotations aux universités… »

LES VACATAIRES DOIVENT ATTENDRE PLUSIEURS MOIS POUR ÊTRE PEYES

Des travaux de maintenance patientent, et des vacataires, moins chers, remplacent certains ensei­gnants partant à la retraite… « Et parfois, ces vacataires doi­vent attendre plusieurs mois pour être payés comme à Lyon 2 », claque le président du syndicat étudiant Unef, William Martinet.

« L’augmentation des effec­tifs sur les bancs des amphi­théâtres n’a pas non plus été prise en compte budgétaire­ment par l’État. Dans certaines filières, notamment scientifi­ques, on a enregistré entre 20 et 30 % d’étudiants en plus en trois ans », souligne Claudine Kahane.

MÊME L’UNEF ( Gauche) TIRE la SONNETTE D’ALARME

Même l’UNEF ( gauche) tire la sonnette d’alarme face à un budget 2015 qu’il qualifie d’« aus­térité ». « Nos universités ne peuvent plus fonctionner nor­malement. Si rien ne change, de nouvelles coupes budgé­taires auront lieu. Des enseignements en petits groupes ont commencé à migrer dans des amphithéâtres, on repous­se des rénovations de lo­caux… », égrène William Martinet, président de l’Unef. Toutes les facs sont touchées.

LA LIGNE JAUNE des FRAIS d’INSCRIPTION EST FRANCHIE

« Une ligne jaune ne devra pas être fran­chie par le gouvernement, prévient le président de l’Unef : les frais d’inscription, de l’ordre de 400 € par an, ne doivent pas être augmentés ». Il s’agit d’un tarif bien théorique: à Sciences Po Grenoble les restrictions budgétaires imposées par Geneviève Fioraso ont contraint l’administration d’augmenter de l’ordre de 30% les frais d’inscriptions qui atteignent 1300 € par an. Cela n’a pas donné lieu à une mobilisation particulière de la gauche locale , des Verts en général et de Pascal Clouaire Adjoint au Maire ( Verts/Ades) cadre à l’IEP Grenoble malgré la vigilance citoyenne qu’on leur connait (!). Pourtant la Secrétaire d’Etat était sous la main au Conseil Municipal de Grenoble…

A LONG TERME ça NE PEUT PLUS FONCTIONNER

Pour Gérard Blanchard Vice Président de la conférence des Universités « en 2016, le problème sera encore le même. Ce sera même pire, de l’ordre de 200 millions, avec la masse salariale qui va continuer à progresser. À long terme, cela ne peut plus fonctionner…Les présidents des universités sont pris à la gorge. Dans cette situation d’étranglement(…) Nous sommes obligés de présenter un budget en équilibre. on doit geler des postes, c’est-à-dire ne pas remplacer des départs à la retraite. On utilise de la masse salariale pour résoudre notre problème de fonctionnement… »

COMME à GRENOBLE ou il a FALLU EMPRUNTER pour FAIRE LES SALAIRES

Voilà l’état dans lequel Geneviève Fioraso laisse l’Université Française: en réalité comme à Grenoble en juillet 2014 la municipalité Piolle a emprunté 13 M€ pour terminer l’année et payer les salaires , les Universités font de même . Les salaires des départs non remplacés paient le fonctionnement courant.

Le MONDE :  » G.FIORASO FAIT ELLE COURIR un RISQUE POLITIQUE à HOLLANDE?

Déjà  » Le Monde »  (29/4/14) avait posé la question « Geneviève Fioraso fait-elle courir un risque politique à François Hollande ? La secrétaire d’Etat à l’enseignement supérieur concentre la colère de 11 000 pétitionnaires. Elle a beau arguer « qu’il n’y a pas que des enseignants-chercheurs parmi eux beaucoup de retraités ont signé », les faits sont là, renforcés par la violence de commentaires déposés sur le site de la pétition « Pour un réel changement à l’université et dans la recherche ». Il y a eu ces dernières semaines l’affaire du faux diplôme qui aurait du conduire à son départ. Elle faisait suite à la maladresse sur les 5 cuisiniers. Au classement des Ministres ou elle apparaissait en cancre de la classe.

IL FALLAIT UNE FEMME PRÊTE à TROQUER SON MAROQUIN CONTRE UN SECRETARIAT D’ETAT

Pour  » Le Monde »  « quand le président a choisi de reconduire Mme Fioraso, il savait tout cela. Mais il fallait une femme, une femme prête à troquer son maroquin » . On sait que Geneviève Fioraso a accepté sa rétrogradation pour demeurer au gouvernement. Mais l’opposition grandissait à chacune de ses sorties de plus en plus rares.

 » L’ABSENCE de DIALOGUE avec les PERSONNELS »

Sur un plan plus général le bilan de Geneviève Fioraso est très critiqué: « L’un des points marquants, c’est l’absence de dialogue avec les personnels », pointe encore Claudine Kahane.  Mais la question qui focalise l’attention est « l’austérité budgétaire grandissante. Le budget 2015 des universités ne leur a toujours pas été notifié. C’est extravagant. D’une manière générale, la communication de Mme Fioraso est en complet décalage avec la réalité de terrain. »

A GRENOBLE CEUX QUI ETAIENT SOUS LE ROBINET DISAIENT MERCI

Grenoble a connu cela. Geneviève Fioraso a distribué l’argent public et les entreprises placées sous le robinet ont dit merci dans un système d’économie mixte malsain. De plus cet argent public reposait sur une fuite en avant et la ville est maintenant exsangue.

A Paris même  le « Groupe Jean-Pierre Vernant », un collectif d’universitaires de gauche. Citant le rapport de  la députée socialiste du Lot-et-Garonne Valérie Rabault,  affirme que le budget de l’enseignement et de la recherche universitaire a, en réalité, été amputé de 689 millions d’euros en 2014.

SI TOUTE LA GAUCHE LE DIT, la DROITE A T ELLE QUELQUE CHOSE à AJOUTER?

C’est d’ailleurs également cette question lancinante qui explique, pour l’UNEF, « le basculement politique » vécu depuis 2012. « Au début du quinquennat, explique William Martinet, président du syndicat, on pouvait négocier. Mais aujourd’hui, à cause du mur de l’austérité, on ne négocie plus de rien. Le message, c’est que la lutte contre la précarité étudiante est terminée. »

Si même toute la gauche dit qu’il est mauvais, on voit mal par qui le bilan national de Geneviève Fioraso pourrait être jugé comme ayant des aspects positifs ?

 

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