Démocratie locale à Grenoble: COMMENT ÉLOIGNER le CITOYEN de la PARTICIPATION?

Publié par Les Républicains 38 le

On l’a dit ici : tout est fait pour que le citoyen grenoblois soit éloigné de la décision. Il est inondé – noyé – d’opération marketing , les lieux de concertation sont démultipliés  à l’infini . On ne sait pas entre Unions de Quartiers, Conseils de secteurs ,(Conseil « Consultatifs »de secteur: le trucage de la démocratie locale à Grenoble) échelon de la Métro quand et ou le citoyen de base pourra peser sur la décision.

Évidemment tout ce qui préoccupe réellement le grenoblois ne peut pas être posé dans un de ces échelons .

Aujourd’hui un Grenoblois accidenté est inquiet de l’accueil qu’il va recevoir aux urgences du CHU. Ou peut il le dire ?

Un Grenoblois contraint pour son travail d’utiliser son véhicule individuel , qu’il soit salarié ou artisan ne peut plus supporter embouteillages et bouchons ,suppression des places de stationnement . Aucune strate de ces outils de  » démocratie locale ne lui a jamais permis de se prononcer.

La densification à Bonne, à Painlevé, Parc Hoche, à l’Esplanade, à Jean Macé, demain au Polygone sont tronçonnés, découpés et jamais la question est posée du choix entre elle et des respirations pour la ville, pour la qualité de la vie de ceux qui habitent Grenoble.

Un commerçant dont l’activité est une source d’animation, de ressources, de sécurité dans une ville qui doit baisser son rideau à Mistral, à Villeneuve, au centre ville n’a jamais été pris en compte dans les décisions d’empêcher la pénétration dans la ville, de supprimer les places de stationnement, de ne construire aucun parking. Jamais il n’aura été amené à se prononcer clairement sur son avenir.

Lorsque la municipalité Destot a décidé de renier son engagement et a augmenté de + 9%  les impôts au lendemain des élections, elle n’a pas consulté les Grenoblois déjà écrasés par les charges.

Pour ne prendre que quelques exemples au hasard. Mais la municipalité Destot veut poursuivre dans cette voie.

Pour ce faire elle multiplie les initiatives qui ne peuvent qu’éloigner ceux qui voudraient donner un avis décisionnel sur les questions qui les concernent.

Il suffit de reproduire l’ordre du jour de la réunion qui s’est tenue le 20 décembre à la Mairie :

 

« Note à l’attention des invités à la
réunion du 20 décembre 2012

DIRECTION ACTION TERRITORIALE
ET POLITIQUE DE LA VILLE

SERVICE POLITIQUE DE LA VILLE
ET DEMOCRATIE LOCALE

Objet : compte-rendu de réunion

Présentation de la démarche (de janvier 2013 à juin 2013)

Présentation par Mmes Masson, Blanc-Tailleur
et Mme Hélène MILET (chargée de mission évaluation des politiques publiques –
Ville de Grenoble
Rappel : l’assistance à maîtrise d’ouvrage pour cette démarche est confiée par la Ville de Grenoble au
groupement de bureaux d’études FORS Recherche Sociale (évaluateur) et RES PUBLICA (spécialisé
dans la concertation).

                                                       Echanges

Les points abordés :
o Les démarches hors “Charte de la démocratie locale” peuvent-elles être évaluées ?
o Besoins de lister les démarches et dispositifs existants
o Qui participe à cette évaluation, au sein des citoyens ?
o Quand les préconisations de cette évaluation pourront-elles être prises en compte ?
o Nécessité d’espaces d’échanges (avec évaluateur) pour entendre des points de vue ciblés,
spécifiques. Ne pas se contenter de la moyenne des points de vue.
o La place des universitaires dans la démarche
o Les différentes échelles liées à la métropolisation, à la réforme territoriale … à intégrer dans la
démarche d’évaluation
o Rappel sur la composition du Comité de Suivi de l’évaluation
o Rappel des RDV de l’évaluation  d’ici juin 2013  »

Rappelons que cette seule opération pèse pour 42000 Euros sur le budget sans comptabiliser le coût des personnels ville qui s’y consacrent.

C’est ce jargon technocratique et prétentieux qui est représentatif de la  » démocratie participative  » à Grenoble.

Évidemment l’objectif est d’éloigner toute participation. Cette méthode sophistiquée se conjugue avec la simpliste,  » Grenoble Factory  » ( toujours pas le coût?) qui -elle – demande simplement  à chacun d’aller se faire photographier et  de repartir en échange avec le bilan municipal!( GRENOBLE FACTORY : souriez , faites vous photographier, on vous instrumentalise avec votre argent)

Tout ceci serait risible s’il ne s’agissait pas d’argent public – celui du contribuable- et d’une idée qui mérite le respect : la participation du plus grand nombre aux décisions qui les concernent.

Dans ce domaine la coalition PS – avec ou sans les Verts/Ades – n’aura jamais en 18 ans organisé un seul référendum  permettant aux Grenoblois de se prononcer sur un dossier local.

Tous les habillages, les opérations marketing (« Libération » à Grenoble: une opération marketing à 500 000 Euros pour le contribuable? ) et le jargon abscons n’effaceront pas ce fait.

 

Catégories : Actualité