DÉBAT MÉTROPOLE : CARIGNON (UMP): 1082 DESTOT (PS): 281

Publié par Les Républicains 38 le

Grâce au « Dauphiné Libéré  » (20/7) les Grenoblois ont pu juger des positions comparatives d’Alain Carignon (UMP) et de M.Destot (PS) sur la constitution des Métropoles.

En publiant côte à côte les points de vue on mesure combien le débat est inégal dans les propositions. Sur le site du « DL » à 23 h hier soir  le point de vue de Destot avait été vu 281 fois et celui de Carignon 1082  fois.  Il s’agissait d’un samedi de juillet . Et pourtant des citoyens grenoblois sont intéressés par le débat et les propositions. Ils ne s’y sont pas trompés. Ils savent de quel côté les choses avancent.  On pourrait dire que sur l’avenir de la métropole le score est 1 à zéro

D’UN CÔTÉ UN COMMENTATEUR…

Il est vrai qu’on dispose d’un côté d’un commentateur d’une loi, à propos de laquelle il tente de ramener à lui une bribe de cette loi pour faire accroire qu’il en a été acteur et de l’autre une vision de ce qu’il faut décider en bouleversant les structures existantes afin d’avancer.

En effet le Député Maire de Grenoble évoque la possibilité pour le citoyen de  » désigner  » des élus communautaires ( en sus des représentants des communes  !) …en 2020 comme principale avancée à laquelle il aurait contribué. On est dans le syndrome Chiron pour la partie parlement .(J.CHIRON (PS) a FAIT LA LOI MÉTROPOLE avec les MAUVAIS CHIFFRES sur un AMENDEMENT PAS DÉPOSÉ)

… DE L’AUTRE UN ANTICIPATEUR

l’Ancien Ministre indique lui ce qu’il aurait fait : fusionner le Conseil Général et la Métro sur l’aire urbaine de façon à gagner un échelon administratif ,  réaliser des économies et permettre au citoyen de savoir qui décide quoi.

Dans le premier cas M.Destot évoque une mesure générale pour laquelle il n’est pour rien puisque le gouvernement l’a introduite en catastrophe pour faire plaisir aux Verts. Une mesure probablement  inaplicable et en tout cas qui sera encore modifiée  d’ici 2020.

Il suffit de lire l’intégralité de « l’intervention » de M.Destot dans le débat sur ce sujet à l’Assemblée Nationale ( compte rendu des débats du 18 juillet ) pour en juger. En particulier l’intervention de T.Braillard Député (app PS) du Rhône après lui…

V.PÉCRESSE À DESTOT : « ON N’Y COMPREND RIEN »

M. Michel Destot. Tous ces propos me semblent bien excessifs. Nous avons aujourd’hui la responsabilité d’éclairer la population, pas simplement la représentation nationale.

Mme Valérie Pécresse. Elle va être éclairée, c’est sûr !

M. Michel Destot. Nous faisons cette loi pour nos concitoyens.

D’abord, ce serait effectivement irrecevable si l’on modifiait ce soir le mode de scrutin pour 2014. Il n’en est pas question, c’est clair…

M. Claude Goasguen. Non, ce n’est pas clair du tout dans le texte ! Il n’y a pas de date !

M. Michel Destot. …c’est le mode de fléchage qui a été retenu pour l’élection des exécutifs intercommunaux en 2014.

Il s’agit simplement de réfléchir à ce qui sera retenu comme mode de scrutin pour 2020 et qui ne concernera pas seulement Paris, Lyon et Marseille, mais toutes les métropoles, y compris les métropoles de droit commun, des métropoles qui ont des budgets de plusieurs centaines de millions et des populations de plusieurs centaines de milliers de personnes, avec des fonctions métropolitaines, donc, des compétences nouvelles qui nécessitent que cette dimension démocratique soit évoquée.

Une loi spécifique sera débattue de la façon la plus démocratique pour déterminer les règles du jeu, qui sont claires.

Mme Valérie Pécresse. On n’y comprend rien !

UN DÉPUTÉ ( APP PS) DOUTE MÊME DE LA CONSTITUTIONNALITÉ

M. Michel Destot. Elles ont été décidées, sur le principe, dans nos discussions internes, y compris en commission des lois. On nous a retoqués en expliquant que l’article 40 ne permettait pas d’en discuter. Ce n’est pas le cas. Il faut éclairer, non seulement la représentation nationale, mais aussi la population tout entière.

M. Claude Goasguen. Il n’y a rien dans le texte !

M. Michel Destot. C’est une exigence démocratique. C’est pour cette raison qu’il faut soutenir cet amendement du Gouvernement. (Applaudissements sur les bancs du groupe SRC.)

Mme la présidente. La parole est à M. Thierry Braillard.

M. Thierry Braillard. J’ai pu consulter mes collègues. Le groupe RRDP fait part de son embarras tant sur la forme que sur le fond.

Sur la forme, car nous avons travaillé longuement en commission des lois et cet amendement arrive soudainement en séance. Mon collègue Molac a rappelé à juste titre qu’il avait défendu cette idée, laquelle avait été mise de côté. Or elle réapparaît du fait du Gouvernement. On ne peut s’empêcher de penser que le Gouvernement, entre le jour où nous en avons discuté en commission des lois et aujourd’hui, a dû avoir soit une fulgurance, soit une discussion qui ne donne pas une bonne image de la façon dont nos débats doivent être menés.

Sur le fond, et c’est plus ennuyeux, j’entends Michel Destot dire que cette mesure est un signal démocratique. Il serait bon de faire une étude d’impact sur la constitutionnalité d’un tel mode de scrutin.

M. Claude Goasguen. Bien sûr ! On va rigoler !

UN COLLÈGE ÉLU PAR LES COMMUNES, UN AUTRE AU SUFFRAGE DIRECT!

M. Thierry Braillard. Car si nous adoptons ce texte, il y aura un collège de conseillers métropolitains élus au suffrage universel direct et un collège de représentants des communes. C’est ce qui est écrit dans le texte. Est-ce constitutionnel ? Avant de se lancer dans de tels débats, alors que nous sortons à peine de débats sur les modes d’élections des conseillers communautaires par fléchage et des conseillers départementaux par binômes, il eût été bon d’affirmer le principe du suffrage universel direct pour les élus métropolitains – nous sommes tous d’accord sur ce point –, tout en se laissant un peu de temps afin de vérifier la constitutionnalité des règles énoncées dans l’amendement gouvernemental – ce qui, selon moi, n’est pas le cas.

M. Claude Goasguen. Il n’y a pas de date ! Pas de scrutin !

 » PAS UN SIGNAL AUX ÉCOLOGISTES… »

 Mme la présidente. La parole est à M. François-Michel Lambert.

M. François-Michel Lambert. Je voudrais rappeler à certains d’entre vous que ceci n’est pas un signal envoyé aux écologistes. (« Non, bien sûr ! » sur les bancs du groupe UMP.)

M. Alain Chrétien. C’est un aveu ! »

 ( FM Lambert est Député Verts des Bouches du Rhône NDLR )
( fin du Compte rendu de l’Assemblée Nationale )

Il est évident que l’amendement gouvernemental dont se félicite M.Destot a seulement pour objet de donner une ( très petite) porte de sortie eux Verts qui voulaient l’élection au suffrage direct des conseillers d’agglomération.Il leur en faut très peu pour faire semblant.

MÊME PAS UN AMENDEMENT ACCEPTÉ EN 25 ANS DE MANDAT

On se demande pourquoi il n’a rien pu obtenir lui-même , au moins un amendement qui soit accepté? Après 25 ans de mandat de Député et la Présidence des Maires des Grandes villes n’était ce pas un minimum?

En tout cas cette « mesurette  » qui ne tiendra pas jusqu’en 2020 a valu ce communiqué:  » Je suis donc à nouveau ( sic) intervenu jeudi soir en séance afin de défendre cette disposition, en rappelant à mes collègues parlementaires qu’il était indispensable que cette dimension démocratique soit d’ores et déjà prévue dans les textes de loi. »
Fermez le banc.

« GRENOBLE A MANQUÉ UNE CHANCE HISTORIQUE »

De son côté Alain Carignon rappelle avec cruauté ce qu’aurait du ( pu) faire le Maire de Grenoble :
« Du fait de mon expérience à la tête de la Ville, de l’agglomération et du conseil général, je tiens à souligner combien ce qui vient de se jouer aura des conséquences durables : Grenoble a manqué une chance historique au moment où est votée la loi instituant les métropoles.

« En effet, Lyon a choisi d’effacer le département de l’aire métropolitaine, permettant de supprimer un échelon administratif, de regrouper des compétences et de rendre plus lisible le qui fait quoi pour le citoyen.

« GRENOBLE ABSENTE DES VRAIS ENJEUX »

« Au Parlement, le maire de Lyon et le président du conseil général du Rhône ont fait adapter la loi à leur projet commun par des articles spéciaux alors que Grenoble était absente de ces vrais enjeux.

« Ce qu’ont réalisé un président du conseil général d’opposition et un maire socialiste dans le Rhône, l’Isère et Grenoble, de la même couleur politique, en ont été incapables.

 » PAS D’ÉCONOMIES, PAS D’UNITÉ DE DIRECTION, PAS DE VISIBILITÉ

« Ce nouveau retard qui ne permet pas d’avancée pour nos structures locales hypertrophiées interdit à l’agglomération grenobloise de réaliser des économies, empêche l’unicité de direction et ne lui donne pas une visibilité dont elle aurait tant besoin en terme d’attractivité internationale.
« Sur ce dossier, comme sur tant d’autres, Grenoble a perdu une opportunité supplémentaire de s’organiser pour l’avenir. »

 

 
 

 

 

 

Catégories : Actualité