de la BPI à l’économie Mixte à la Grenobloise: les dérives de la gestion G.Fioraso

Publié par Les Républicains 38 le

On connaît bien à Grenoble l’économie mixte! La Banque Publique d’Investissement qui vient d’être crée à Paris est bien le prolongement de ce mélange des genres. On sait à quoi il aboutit.Le Crédit Lyonnais au National.Corys au local. Dans les deux cas les pertes sont pour le contribuable et les bénéfices pour l’actionnaire.
Michel Destot, Stéphane Siébert, Adjoint au Maire et compagnon de Geneviève Fioraso étaient actionnaires de Corys avant que la société ne dépose son bilan et que leur successeur désigné pour porter le chapeau aille en correctionnelle. Les créanciers publics n’ont évidemment pas été remboursés. Les actionnaires privé n’ont perdu ni leurs salaires ni la valeur de leurs actions.(DESTOT / FIORASO : Pourquoi le rapport publié par Atlantico est une bombe )

G. FIORASO CHANTRE de l’ÉCONOMIE MIXTE PROFITABLE

Geneviève Fioraso au titre de Premier Vice Présidente de la Métro et d’Adjoint au Maire a été le chantre de ces Sociétés d’Économie Mixte profitables à quelques uns et dont elle a occupé les présidences avec avidité.
Grâce au  » Postillon » on en apprend de nouvelles sur les détails de ces conflits d’intérêt et mélange des genres par le biais de l’itinéraire d’une proche de Geneviève Fioraso.

DU PUBLIC AU PRIVÉ VERSION SOCIALISTE
« La grenobloise Delphine Chenevier qui occupe depuis mai dernier le poste de  » conseillère affaires réservées presse « auprès de la néo-ministre qui a visiblement la volonté de garder secrètes certaines  » affaires » (…) a su tirer profit de son passage dans le public pour ensuite renflouer ses affaires privées. Jugez plutôt : elle a été incubée au cabinet du Maire de Grenoble chargée – avec tout le succès que l’on sait – de la candidature de Grenoble aux JO de 2018 puis du projet mégalomane de GIANT/Grenoble Presqu’île « (….)

STÉPHANE SIEBERT AU COEUR DES ÉCHECS

Le « Postillon » oubliant de préciser que cette chargée des JO était placée auprès de l’Adjoint au Maire lui même chargé des JO , Stéphane Siébert,ex administrateur de Corys, compagnon de Geneviève Fioraso qui avait quitté le CEA (disponibilité sans risque ) et qui est retourné tranquillement au CEA après la déconfiture privée. L’aventure industrielle vue par le PS! La Start Up à la grenobloise (comme il y la « raie à la grenobloise », l’origine des câpres étant d’atténuer le goût du faisandé de ce poisson venu de loin…).En l’occurrence on a déshabillé un service du CEA avec des clients captifs, on a perçu des fonds publics et on n’a même pas su gérer cela. C’est « l’aventure » Corys. Voilà donc notre homme .

AVEC QUI LA SOCIÉTÉ A TRAVAILLÉ ?

Et de poursuivre :  » En 2010 elle a fini par claquer la porte de la Mairie sans pour autant rayer tous les contacts glanés de son carnet d’adresses. Elle s’en est resservi pour remplir les commandes de la société qu’elle a montée, baptisée « À la verticale » dont l’objet officiel est de prodiguer des  » conseils pour les affaires (déjà!) et autres conseils de gestion » et qui s’avère n’être en réalité qu’une boîte de communication ».
Il serait intéressant de savoir si les vigilants M.Destot,S.Siébert,G.Fioraso ont bien veillé à ce qu’aucun client de  » À la verticale  » ne soit en rapport de prés ou de loin avec les activités publiques antérieures de Delphine Chenevier à supposer qu’ils soient plus rigoureux qu’à leur époque de Corys.

RETOUR AU BERCAIL CHEZ G.FIORASO

 » Elle a été embauchée par la Société d’Économie Mixte Minatec Entreprises, alors dirigée par … Geneviève Fioraso pour faire office de  » contact presse » ou pour concevoir Grenoble Presqu’île , feuille de propagande donnant des nouvelles du projet. Elle est également parvenue à trouver un poste d’attachée de presse auprès de la « fondation partenariale Grenoble INP » à l’occasion du lancement de la Chaire industrielle d’excellence ERDF « smartgrids », l’école d’Ingénieurs étant – incroyable coïncidence – un des piliers du projet GIANT dont elle était auparavant chargée à la Mairie  »
Et  » Le Postillon  » de conclure :  » Pourquoi a t elle finalement décidé de revenir complètement dans le public en intégrant le Ministère Fioraso ? Pour le prestige, le salaire, ou pour arrêter le mélange des genres ? »

PAS DE PUBLICITÉ POUR LES POSTES À POURVOIR

Ce que révèle cet itinéraire personnel c’est un entrelac de services rendus , d’échanges de postes, de placements amicaux qui démontrent un système totalement opaque, qui se déroule entre soi,dont le citoyen lambda est exclu . Imagines t on que les postes pourtant publics d’attaché de presse que Madame Chenevier a occupé ont fait l’objet d’une publicité quelconque? Aucun étudiant diplômé de l’université , compétent et correspondant au poste, cherchant un emploi n’a su qu’il était à pourvoir. Ils n’ont jamais été affichés à Pôle Emploi ! C’est la nomenklatura locale dans toute sa splendeur, dans un enchevêtrement , des imbrications qui échappent au commun. En toute impunité, hors de tout contrôle réel puisque ceux qui dirigent ( le PS) ont les contestataires officiels ( les Verts) comme alliés.

LES FONDS PUBLICS À DISCRÉTION DE QUELQUES ÉLUS

Pourtant il s’agit de fonds publics.Ainsi des carrières entières se déroulent  selon ces modes de répartition loin des réalités , des difficultés . De plus elles bloquent tout renouvellement, toute promotion sociale hors du système clanique institué.

Au delà du cas de Delphine Chenevier – pas plus coupable qu’une autre- c’est le règne sans partage d’un seul pouvoir installé dans ses habitudes et ses servitudes qui se trouve condamné . Et qu’il faut vite changer .
Pour mettre fin à cette confusion  » d’économie Mixte  » dont Geneviéve Fioraso est le symbole dans laquelle les profits sont toujours privés et les pertes toujours publiques. Et les opérateurs intermédiaires bénéficiaires toujours PS ou Verts.

Et c’est pourquoi ce qui se dessine au plan national avec la Banque Publique d’investissements dans laquelle les élus régionaux vont s’impliquer n’est pas fait pour rassurer