CULTURE : HOLLANDE A TRAHI SON ENGAGEMENT

Publié par Les Républicains 38 le

On s’étonne encore que des acteurs du monde culturel se trouvent pour vocation d’aller servir la cause d’un Ministère de la Culture en pleine dépression . François Hollande s’était engagé pendant sa campagne lors d’un discours à Nantes et l’avait confirmé par une lettre au Syndeac. Il devait « sanctuariser » le budget de la culture. Au contraire de cet engagement jamais ce secteur n’avait subi une telle saignée .  » le Monde  » s’y est attardé récemment sans convaincre sur  les raisons d’un tel acharnement de la part de la coalition PS/Verts.( CULTURE PS/VERTS : C’EST L’HÉCATOMBE )

UN CHAMP POLITIQUE BIEN GARDÉ

En tout cas c’est dans ce contexte que Michel Orier , le Directeur de MC2 à Grenoble a accepté de participer à ce chantier destructif en devenant l’un des directeurs de la Ministre (PS) Aurélie Filippetti , une Ministre qui passe plutôt pour une exécutrice d’une politique budgétaire décidée totalement ailleurs. Et sur laquelle elle n’a eu aucun poids contrairement à certains de ses prédécesseurs. Mais s’agissant de Michel Orier(Michel Orier (MC2 Grenoble ) au service du PS ?) l’éventuelle solidarité politique n’explique pas tout . Les conditions de sa succession à Grenoble  ne rassurent pas quant à l’objectif véritable du PS et des Verts : il ne s’agit plus de  promouvoir la culture pour tous mais d’en faire un champ politique partisan bien gardé. (CULTURE à GRENOBLE : LE PS VERROUILLE)

« Le  » Le Monde  » explique :  » Culture :- 3,2% .Pour son premier exercice budgétaire le gouvernement de François Hollande a décidé de diminuer les crédits de la culture. La mesure est passée dans une relative indifférence. Y compris chez les créateurs les plus bouillants.(…) Renaud Donnedieu de Vabres ministre de la culture de droite sous la présidence de Jacques Chirac aujourd’hui éloigné des affaires politiques, en rit presque : « Nous aurions fait la même chose, je pense que nous nous serions fait exploser la tête. »

UNE PREMIÈRE POUR UN GOUVERNEMENT DEPUIS 1981

« Or c’est bien une première pour un gouvernement de gauche. Une première, même, pour un gouvernement tout court, quelle que soit sa couleur, depuis 1981. Et encore, – 3,2 % est le chiffre mis en avant par la ministre, Aurélie Filippetti, pensions des retraités comprises. Pour les seules dépenses opérationnelles (investissement et fonctionnement), celles qui donnent du caractère à une politique, c’est un recul de 4,3 % qu’annonce le document du budget. Et si c’était pire, comme certains le murmurent ? Difficile de savoir. Car chaque année, le gouvernement donne un chiffre global sorti d’un maquis de tableaux incompréhensibles. Et chaque année, Patrick Bloche et les députés socialistes avaient pris l’habitude de décortiquer le document pour en révéler les petites astuces et les grandes dissimulations. Cet automne, le nouveau président de la commission des affaires culturelles s’est gardé de renouveler l’exercice… »

HOLLANDE : PEU D’INTÉRÊT POUR LA CULTURE

 » Le Monde  » rappelle aussi par comparaison le peu d’intérêt de François Hollande pour la culture : « d’un côté la maire de Lille, qui fréquente assidûment les théâtres et l’opéra, arpente les allées de la Foire internationale d’art contemporain, affiche un solide bilan culturel dans sa ville et est défendue par nombre de créateurs ; de l’autre, le député de Corrèze que ni les goûts ni les domaines d’exercice du pouvoir n’ont porté vers les scènes et les musées. Derrière lui, à Avignon, une troupe culturelle famélique, essentiellement formée d’un duo de directeurs de théâtre : Pierre Lescure (Théâtre Marigny) et Jean-Michel Ribes (Théâtre du Rond-Point).  »

PROMESSE DE SANCTUARISER LA CULTURE

 » Lors d’un déplacement à Nantes, chez Jean-Marc Ayrault le 19 janvier 2012, François Hollande s’engage pourtant à« sanctuariser le budget de la culture « . Promesse qu’il renouvellera, par écrit, dans une lettre au Syndeac. Et qu’il ne tiendra pas, on le sait ».

« De toute façon, l’essentiel est alors ailleurs. Un violent affrontement divise l’entourage du candidat au sujet de la loi Hadopi sur le téléchargement illégal. L’abroger ou non ? Pendant des mois, Aurélie Filippetti, chargée du pôle culture, et Fleur Pellerin  responsable des industries numériques, se déchirent. Chacune mobilise ses appuis. Avant le discours de Nantes, la lutte d’influence se poursuit dans le TGV qui transporte le candidat, et jusqu’au pied de la tribune. « Ça a occupé tous les esprits et a empêché une réflexion de fond sur le champ culturel »,admet un des membres de la garde rapprochée du futur président ».  »

AYRAULT COUPEUR DE SUBVENTIONS

Et  » Le Monde » d’interroger :  » comment le bon professeur Ayrault a-t-il pu se transformer sitôt à Matignon, en monstre insensible, coupeur de subventions ? « On connaissait le manque d’intérêt personnel de M. Hollande pour le sujet, résume Emmanuel Wallon, professeur de sociologie à Paris-Ouest-Nanterre. On savait qu’Aurélie Filippetti, malgré sa bonne volonté, risquait de ne pas avoir le poids politique pour taper du poing sur la table au moment des arbitrages. Mais Jean-Marc Ayrault ? »

ÉTÉ EXÉCRABLE : « ACHARNEMENT » CONTRE « HYSTÉRIE  »

 » Il faut dire que, pendant l’été, c’est dans un climat exécrable que s’est tenue la discussion budgétaire. Pêle-mêle, les services de Bercy ont remis en cause le mécanisme de financement du cinéma, les aides au mécénat, l’exemption des oeuvres d’art de l’impôt sur la fortune, le crédit d’impôt musique… (…) Sauf que, là où le ministre du budget tempérait traditionnellement les ardeurs de ses services, Jérôme Cahuzac s’est montré intransigeant avec la ministre de la culture. Entre l’« acharnement » dénoncé par l’une et l’« hystérie » évoquée par l’entourage de l’autre, il a fallu plusieurs arbitrages de Matignon, appuyé par l’Elysée, pour trouver un compromis acceptable. « 

« ON NE ME FERA PAS çA DEUX FOIS »

 » Prête, donc, à recommencer? Subir dès l’an prochain, une nouvelle ponction, comme il se le murmure déjà ? « Ah non !, jure-t-elle, nous avons montré notre sens des responsabilités, mais on ne me refera pas ça deux fois. » Il lui reste moins d’un an pour s’imposer » (….)

( extraits » le Monde « Nathaniel Herzberg)

Le problème pour Aurélie Filippetti est que le mal est fait.Irrémédiablement. Et ça nous semble bien mal parti pour l’avenir quand on constate que ces coupes sombres ont été réalisées en trahison complète de l’engagement écrit de François Hollande de sanctuariser le budget de la Culture .On voit mal pourquoi elle ne se trahirait pas deux fois. Et on ne comprend toujours pas ceux qui ont décidé de l’accompagner dans cette trahison.

 

 

Catégories : Actualité