CULTURE à GRENOBLE: LE FRONT ANTI-PIOLLE SE MANIFESTE

Publié par user1 le

« Nous, comédien-ne-s, chorégraphes, musicien-ne-s, danseuses, danseurs, metteur-e-s en scène, responsables et personnels de structures artistiques, de compagnies…, citoyen-ne-s, travaillant à Grenoble, remercions le dramaturge et metteur en scène Joël Pommerat d’avoir par sa tribune du 3 juin dernier, « Grenoble, la déception de l’écologie culturelle » (1), mis sur la place publique la « drôle » de politique culturelle menée par la majorité municipale conduite par Éric Piolle » écrit un collectif assez large d’intervenants culturels à Grenoble dans une tribune.

UN COLLECTIF DIVERSIFIÉ ET REPRÉSENTATIF

Il est composé au départ de Bleu, Buffle !, Cité Danse, Cie À l’West, Cie Choses dites, Cie Colette Priou, Cie des Mangeurs d’étoiles, Cie du Jour, Cie Encorps à venir, Cie Infini Dehors, Cie Kalem, Cie la Chaudière intime, Cie le Festin des Idiots, Cie les Voisins, Cie théâtrale Müh, Cie Trio mineur, Sylvie Guillermin, chorégraphe, Cie l’Atelier, La Forge, compositeurs, improvisateurs réunis, le Chat du désert, le Tricycle, collectif artistique, les 7 Familles, les Amis de Franck Nogent, les Veilleurs, compagnie théâtrale, Synavi Rhône-Alpes-Auvergne, Troisième Bureau, collectif artistique… mais à vocation à s’élargir encore.

PAS de RÉPONSE de la VILLE DEPUIS Le 15 SEPTEMBRE 2015….

Le texte remercie et reprend des appréciations développées par Joël Pommerat qui a eu l’honneur d’une réponse de Sa Suffisance car il s’agissait d’un porte voix national et que la municipalité Rouge/Verts est seulement sensible à son image.

Les signataires font remarquer qu’eux n’ont jamais reçu de réponse à leur lettre du 15 septembre 2015 demandant l’ouverture d’un dialogue. Rappelons au passage, pour l’anecdote, que l’engagement 12 de la liste Piolle stipulait que  » la ville s’engagera à répondre dans un délai d’un mois aux sollicitations des habitants ». C’est un détail au milieu de tous ces engagements piétinés ou trahis.

 » LE DÉMANTÉLEMENT QUE LA MUNICIPALITÉ NOMME  » PLAN de SAUVEGARDE »

Le collectif appelle les choses par leur nom et met les points sur le « i »:  » le démantèlement que la municipalité nomme « plan de sauvegarde et de refondation» se poursuit. Dire que « la contrainte économique n’est pas une politique mais seulement le contexte d’une prise de décision, laquelle est politique », justifie-t-il les choix politiques qui sont faits depuis deux ans – une baisse du budget culturel de plus de 1 million d’euros –, qui touchent aussi bien de prestigieuses institutions que de très modestes compagnies ?  »

« LA PROGRAMMATION THÉÂTRALE DIVISÉE PAR DEUX »

Poursuivant: « Concernant les théâtres, la ville mentionne que « les théâtres 145 et de Poche, occupés jusqu’alors par le Tricycle, font désormais partie d’un réseau de trois théâtres gérés par la ville, accessibles à l’ensemble des acteurs du territoire pour leurs activités de création et de diffusion » ; oui, mais en omettant de dire que leur programmation est divisée par deux la saison prochaine… Les subventions aux associations continuent à baisser tant pour le socioculturel, l’éducation, le sport que la culture. La mairie annonce aujourd’hui la fermeture de trois bibliothèques – Hauquelin, Prémol, Alliance –, dont deux jeunesse, dans des quartiers populaires… »

LA MUNICIPALITÉ NE S’INSCRIT PAS DU TOUT DANS UNE DÉMARCHE HUMANISTE

Bien entendu on demeure dans une lecture classique des motivations dans le cadre d’une appartenance convenue à une famille de pensée. Ainsi les signataires alertent  » sur les effets de leurs décisions, qui, contrairement à la démarche humaniste qui inspire leur action, pourraient l’entacher d’une dérive populiste… »

Cette révérence à la démarche « humaniste » d’une municipalité qui ne s’inscrit aucunement dans cet objectif témoigne que les idées reçues et rebattues ont la vie dure. En effet la municipalité Rouge/Verts grenobloise est l’héritière idéologique – ou sa synthèse – du marxisme, du maoïsme, du trotskisme et n’en a que faire de l’humanité d’aujourd’hui.

PIOLLE RAMÉNE CHACUN ( les AUTRES)  à SES BESOINS VITAUX

Au nom du sauvetage assez vague et lointain de la planète, avec un mélange d’anticapitalisme primaire – qui n’empêche pas de posséder des actions à Singapour – elle veut ramener chacun ( les autres) à ses besoins vitaux afin d’assurer des lendemains qui chantent. La culture n’étant pas un besoin vital.

Ce totalitarisme soft en apparence use de tous les moyens actuels et d’un marketing effréné pour se faire valoir et entendre. En piétinant les artistes, les créateurs, les institutions, les petits et les gros il roule pour son objectif final. On se pose la question de savoir à partir de quand les acteurs de la vie culturelle prendront ils conscience que la gauche est fondamentalement à l’opposé de la création libre contrairement aux apparences?

LA DROITE FAIT CONFIANCE EN LA CRÉATIVI de L’HOMME

La droite est congénitalement liée à la liberté et fait confiance en l’homme et en sa créativité d en organisant la société pour qu’il s’épanouisse . En soutenant les talents, et les réussites afin qu’elles profitent au plus grand nombre. Cette créativité et cette innovation beaucoup plus que toutes les doctrines ont fait été le facteur clef du progrès des civilisations. Tout le reste a été un échec patent et humainement dramatique.

ils avaient lancé une pétition une fois la droite arrivée au Conseil départemental , mais étaient demeurés silencieux sous la majorité PS/PC/Verts d'André Vallini qui avait baissé de 36 % le budget de la culture !

ils avaient lancé une pétition une fois la droite arrivée au Conseil départemental , mais étaient demeurés silencieux sous la majorité PS/PC/Verts d’André Vallini qui avait baissé de 36 % le budget de la culture !

LE SYNAVI AVAIT DÉCOUVERT LA BAISSE DU BUDGET CULTUREL à l’ARRIVÉE de la DROITE

Parmi les signataires du collectif figure le Synavi ( (Syn­dicat national des arts vivants) qui avait étrangement lancé une pétition après le changement de majorité au Conseil Départemental. Michel Szempruch et Henri Tho­mas découvraient  « la baisse de 36% du budget de la culture du conseil général en quatre ans (26 millions en 2008 contre 16 millions en 2014), de 50 % du bud­get de fonctionnement des musées du département ».( DL ( 12/7/15).

4 ANNÉES de GESTION PS/PC/VERTS du DÉPARTEMENT: BAISSE DE 36 % du BUDGET de la CULTURE!

4 années de gestion PS/PC/Verts du département sous la présidence d’André Vallini (PS). Parallélement la municipalité Destot/Safar (PS) avait perdu les conventions culturelles avec le Conseil Général obtenues par la droite pour les institutions de la ville, lui permettant de financer plus facilement le foisonnement culturel de la ville centre.  Perdues alors que la ville, le département et l’agglomération étaient gérées par le PS. Elle avait même vendu un théâtre – le Rio- a un privé!

DESTOT et SAFAR (PS) ONT PERDU les CONVENTIONS CULTURELLES

MC2 étant de ce fait sous financée a creusé déficit cumulé de 311 000 euros sous Destot. Et Eric Piolle est la première municipalité à réduire la subvention ce qui entraine des baisses en cascade.  » C’est la première fois que Gre­noble baisse sa dotation, c’est historique ! » a déclaré Jean-Paul Angot l’actuel directeur.

Mais ce qui avait précédé n’a pas empêché Michel Orier de figurer dans le comité de soutien de la liste PS, de soutenir Hollande. Ni lui , ni le Syndeac ne se révolteront contre la trahison de son engagement par le Président de la république de sanctuariser le budget de la culture pris à Nantes le  19 janvier 2012 et confirmé par lettre au Syndeac.

LA DROITE DÉPARTEMENTALE REVALORISE FORTEMENT le BUDGET CULTURE

On faisait campagne contre Sarkozy qui avait maintenu le budget de la culture , pour Hollande qui l’aura abaissé pour la première fois depuis 1981 et qui n’a , comme  » le Monde  » l’a reconnu a  » peu d’intérêt pour la culture ».

C’est la droite départementale qui revalorise fortement le budget Culture sous la houlette de Jean-Pierre Barbier Président (LR) et Patrick Curtaud Vice Président (LR) et la  » pétition  » n’y est pour rien. C’est contre Destot et Vallini qu’il fallait la lancer. Car tout le monde s’accorde à reconnaitre que les grandes heures de la culture Grenobloise ont été vécues lorsque la droite gérait à la fois la ville, l’agglomération  et le département.

LES GRANDES HEURES de la CULTURE SONT VÉCUES LORSQUE la DROITE GÉRE le DEPARTEMENT et la VILLE

La diversité et le foisonnement, les institutions comme les initiatives nouvelles étaient soutenues et favorisées. La multiplication des salles pour les arts vivants, des équipes datent de cette période.

A propos de la mort de Rocktambule , Alain Carignon qui était à la tête de la ville et du département dans ces années rappelle l’essentiel : « Dans cette situation la solution ne consiste pas à tuer par strangulation lente ou pourrissement comme la municipalité s’y emploie, mais à créer des synergies avec les autres collectivités, à  trouver des moyens de financements nouveaux par des réformes de structure et surtout à manifester une passion et une empathie dont les acteurs culturels ont besoin pour s’épanouir » ( DL du 26/7/16) .

culture Grenoble 14:9:15

LA MUNICIPALITÉ A THÉORISÉ  L’ABANDON de la « CO-CONSTRUCTION »

C’est pourquoi la demande de « dialogue » du collectif depuis septembre 2015 est évidemment vaine. Logiquement la malheureuse Corinne Bernard (Verts/Ades) ne peut y donner suite. La municipalité à théorisé l’abandon de toute co-construction ( engagement N°1) en décidant de fermer des bibliothèques , maison de quartier et de supprimer des assistantes sociales dans la santé scolaire.  » Nous assumons  » cet abandon a déclaré la dogmatique porte parole Laurence Comparat ( Verts/Ades).  Dans une sorte de délire elle avait adressé un mail aux élus pour leur rappeler , au cas ou ils douteraient un instant ( le doute n’est pas permis chez ces gens là) « nous sommes de belles personnes (…)  nous sommes les bonnes personnes au bon endroit et au bon moment» (!).

STREET ART: L’ART MILITANT des ANNÉES 70 et le BUSINESS

Aujourd’hui sa « politique culturelle » a une cohérence même si elle mélange des formes et des moyens différents. Ainsi pour le Street Art  elle mobilise 170 000 € de faux sponsoring ( Actis, Grenoble-Habitat, le SMTC…) . Aucune création ne viendra contester la municipalité au moment ou elle ferme des bibliothèques. Par contre on croisera l’art militant des années 70 avec l’anti-police, l’anti- capitalisme à la fois daté et dépassé alors que les valeurs de liberté, de laïcité à la Française, l’égalité homme/femme, notre mode de vie sont mis en cause par un nouveau fascisme islamiste radical. Un Street art qui n’empêche pas par ailleurs le business, au contraire.

LA JOURNÉE à 500 000 € POUR FAIRE PÉNÉTRER L’IDÉE de RÉVOLUTION

Sa journée de kermesse à 500 000 € a seulement pour objet de se faire entrer dans les parts de cerveau disponible l’idée de  » révolution ». Les affiches sont signées  » les révolutions » afin de relier la journée des tuiles à une hypothétique révolte contre quoi  d’ailleurs? Le capitalisme ? Pourtant tous les intellectuels qui ont été successivement marxistes, maoïstes , qui ont soutenu tous les mouvements révolutionnaires de l’Afrique à l’Amérique du Sud en ont quand même terminé avec l’idée après le Kampuchéa Démocratique au Cambodge qui a été le point final pour tous ceux qui réfléchissent sincèrement.

LA PÉTITION LANCÉE L’ANNÉE DERNIÉRE DISPOSE d’UN OBJET et d’UNE CIBLE

Quelle que soit la réponse de la municipalité, même si celle-ci accepte de faire semblant de dialoguer à force de pression et du fait des liens politiques et affectifs qui peuvent exister, en réalité c’est maintenant que la pétition lancée par Michel Szempruch et Henri Tho­mas dispose un objet et d’une cible bien définie.

Mais il faudrait avoir l’honnêteté de mettre sur la table les manquements de Destot/Safar et l’incontestable affaiblissement du foisonnement culturel qu’ils ont accompagné en n’étant pas à la hauteur pour défendre les moyens.

RECONNAITRE QUE C’EST LA DROITE  QUI APPORTE LES MEILLEURES RÉPONSES…

L’honnêteté de reconnaitre que dans le passé et le présent c’est avec la droite au département à la ville et dans l’agglomération que les réponses les plus fortes, les moyens les plus importants ont été apportés afin que l’activité culturelle et l’expression artistique soit dense et diversifiée.

… ET AFFRONTER UNE MUNICIPALITÉ QUI AVANCE COMME UN BOEUF

L’honnêteté d’attaquer de front une municipalité qui avance comme un boeuf et ne comprend, ne connait que le rapport de force , en lui opposant un discours humaniste qu’elle ne peut pas partager par essence mais afin de mobiliser vraiment les Grenoblois pour faire cesser ce pourrissement qui n’est pas digne de la ville.

Comme on le voit, la vraie « révolution » n’est pas à celle  que l’on croit et que l’on affiche à Grenoble.