CULTURE à GRENOBLE: LA MUNICIPALITE PIOLLE PRISE à PARTIE

Publié par user1 le

Dans le  » Dauphiné Libéré » Philippe Gonnet rapporte (17/9/15) que Corinne Bernard, l’inénarrable Adjointe aux Cultures de Grenoble  a exprimé son « senti­ment intolérable d’être lyn­chée en place publique » . C’est dire!

La municipalité Piolle (Verts/PG) ne supporte pas la critique et ne peut comprendre qu’étant le peuple elle même, celui-ci puisse la mettre en cause! Corinne Bernard, chef de gare à Clelles , qui cumule le Conseil Régional et un poste d’Adjointe – dans le non respect absolu des règles de son parti-  a fait appel à une « ambiance sereine ». Dans ses « luttes »  habituelles l’extrême gauche donne cette habitude d’en appeller toujours à la sérénité….

LA MUNICIPALITE PIOLLE SE PERD dans SES USINES à GAZ

C’était mardi soir à la Belle Electrique à Grenoble. La municipalité Piolle se perdait  dans l’un de ses innombrables tuyaux de son usine à gaz participative. En l’occurrence le « chantier culture ».Tout ce qu’elle a savamment mis en place pour semer le « citoyen » se retourne contre elle. Soit les grenoblois protestent, soit ils renoncent comme avec les budgets participatifs qui tournent au ridicule.

LE NOMBRE et la LONGUEUR des DISCOURS devait EPUISER les PRESENTS

Mardi soir Eric Piolle avait aligné les élus derrière la tribune comme au bon vieux temps de la place Rouge en Union Soviétique. Le nombre et la longueur des discours devaient épuiser les présents. Pensez donc! Olivier Bertrand (Verts/Ades) en  » M.Loyal ». Il faut oser.

P.MERIAUX (Verts/Ades) JUGE et PARTIE:  » ENCORE une INNOVATION GRENOBLOISE! »

Pierre Mé­riaux, Conseiller Régional et Conseiller Municipal  délégué (Verts/Ades)  proche d’Eric Piolle totalement juge et partie  était appelé à livrer objectivement son expérience comme « membre du comité d’avis ». Il  a donc jugé:  » c’est une première, une rupture ! Encore une innova­tion politique grenobloise… « . Quelques « clients » de la municipalité – peu nombreux- ont timidement applaudi, la majorité de la salle demeurant de marbre alors qu’une telle pantalonnade aurait mérité une bronca. Il s’est contenté d’un certain ridicule.

C.BERNARD a  « LIVRé SON DISCOURS CULTUREL de GAUCHE et ECOLOGISTE »

Corinne Bernard livrait  son « premier discours politique culturel de gauche, écologiste et citoyenne, mon discours d’intronisation en quelque sorte ». 18 mois après avoir été nommée! On imagine l’intérêt suscité par le  » premier discours culturel de gauche , écologique… » de Corinne Bernard. Un enfilage convenu de perles pour camoufler des choix partisans.

L.LHEUREUX (Verts/PG) VANTE les VERTUS de la RUE…

Il y avait aussi l’Adjointe aux Espaces pu­blics, Lucille Lheureux  ( Verts/PG) dont la spécialité est particulièrement reconnue par les Grenoblois victimes du laisser aller de la ville. Elle a vanté devant les acteurs culturels  les vertus de la rue comme « meilleur lieu de création et de vivre ensemble ». Elle a omis de le dire aux Grenoblois des quartiers qui protestent contre la privatisation de l’espace public par les zadistes, la mendicité agressive, la saleté et les agressions.

LA REALITE FAIT IRRUPTION

Même Elisa Martin (PG) s’exprimait aussi afin de réduire le débat à sa portion congrue.Un peu de lyrisme sur l’éducation populaire ne fait de mal à personne. ça n’engage à rien.

Le problème ? Comme dans tous les domaines la réalité fait irruption. Elle n’est pas étouffée par les mots. Plus elle est niée, contournée par le vocabulaire , plus l’idéologie domine dans l’expression, plus elle surgit.

A.MANAC’H (Verts/Ades) « ACTEUR CULTUREL » (!)

Parmi les  5 « acteurs culturels » choisis pour donner des idées à la municipalité il y avait même l’un de ses soutiens les plus actifs, ex- candidat Verts, un agitateur permanent de Villeneuve, Alain Manac’h (Verts/Ades).  La municipalité avait déjà choisi Vincent Comparat (Verts/Ades) comme expert indépendant pour la compagnie de Chauffage… C’est dire si le risque est minimisé. Même Alain Manac’h  a été contraint de reconnaitre: « C’est une caricature de dé­bat ! Ce flot de discours est fatigant ; ce qui se fait sans les gens se fait contre les gens ».

Jean CAUNE:  » J’AI PARTICIPé à la CAMPAGNE, JE NE M’Y RETROUVE PAS  »

Un autre soutien de la municipalité, Jean Caune lançait aussi: «Il n’y a pas la possibilité d’une mise en débat ! J’ai participé à la campagne de cette liste, je ne m’y retrouve pas… »

Et pour le K.O un groupe d’acteurs et metteurs en scène se leva pour lire une lettre adressée au maire et à l’adjointe.Compte tenu de la culture ambiante ils se pensent obligés -ou bien sont ils encore dupes? – de faire référence au marketing municipal sur la co-construction et l’humanisme (!) de la municipalité. Mais la charge est féroce.

 » DEPUIS UN AN NOS SOLLICITATIONS SANS REPONSE »

 » Depuis un an nos sollicita­tions pour mener avec vous cette réflexion constructive restent sans réponse. En lieu et place, vous semblez oppo­ser les citoyens et les acteurs culturels. « .

Savent ils que ces citoyens sont seulement une invention théorique  qui sert de paravent à toutes les décisions municipales dans tous les secteurs?

 » LA CENSURE PAR LE POPULAIRE »

« Vous participez sans le vouloir , ajoutent ils, à un mouvement profon­dément bien pensant mais terriblement dangereux : ce­lui de la censure par le “po­pulaire”. […] Par cette lettre nous voulons vous alerter sur les effets de vos décisions qui, contraire­ment à la démarche huma­niste qui inspire votre action, pourraient l’entacher d’une dérive populiste » .

Faute d’une autre grille de lecture que celle de la gauche ces acteurs culturels se fourvoient dans les causes. Ils ignorent le cynisme qui caractérise ces élus Verts et Parti de Gauche, le fossé qui existe entre ce qu’ils affirment et leurs pratiques.Le « populaire » n’existe pas. la censure oui.

O.BERTRAND ( Verts/Ades) TROUVE les PROPOS  » VIOLENTS »…

Mais le constat est sans appel et Olivier Bertrand qui est à la manoeuvre dans tant de dossiers pour étrangler tout ce qui n’entre pas dans le moule a réagi comme un boxeur assommé dénonçant des propos particulièrement  » violents ». Ces élus qui la manient en permanence contre leurs adversaires et tout ce qui ne pense pas comme eux sont sensibles comme des jeunes filles en fleurs lorsqu’il s’agit d’eux-mêmes. Ils considèrent  la critique de leur fonctionnement comme fondamentalement illégitime .

… ET SA PIROUETTE POLITICIENNE TOURNE au RIDICULE

La pirouette politicienne d’Olivier Bertrand a aussi tourné au ridicule ce soir là. Après tous les discours municipaux qui avaient occupé la soirée il a regretté que  le groupe d’acteurs et de metteur en scène n’intervienne qu’en fin de réunion ! Il a provoqué  » une certaine hilarité » selon le DL.

E.PIOLLE (VERTS/PG) PLAIDE pour le CONTRAIRE de sa PRATIQUE

Comme à son habitude Eric Piolle a plaidé pour le contraire de sa pratique. Il faut selon lui « éviter le consu­mérisme d’argent public ». La seule  » décision » rappelée lors de cette si décevante réunion a été celle de l’entrée au Musée de Greno­ble désormais gratuite pour les moins de 26 ans.

La fin du consumérisme d’argent public… On pourrait sourire si ce n’était si grave. Tant de tromperie sur la marchandise.

LES PETITIONNAIRES du « NON à la BAISSE », ABSENTS

Il y a quelques semaines au nom du Synavi (Syn­dicat national des arts vivants), de l’Union dé­partementale de la CGT, de Solidaires et de la Coordi­nation des intermittents et précaires (CIP38), Michel Szempuch, Henri Thomas et leurs camarades lançaient une pétition  “Non à la baisse des budgets culturels et socio­-culturels, appel à la mobili­sation dans toute l’Isère” (DL 12/7/15) . Ils n’étaient visiblement pas présents mardi soir. Pourquoi?

BAISSE de 36 % du BUDGET CULTUREL du DEPARTEMENT sous VALLINI (PS)

Localement, Michel Szempruch et Henri Tho­mas pointaient « la baisse de 36% du budget de la culture du conseil général en quatre ans (26 millions en 2008 contre 16 millions en 2014), de 50 % du bud­get de fonctionnement des musées du département ».

BAISSE de 600 000 € SOUS Eric PIOLLE ( Verts/PG)

La municipalité Piolle fait exactement la même chose. Elle supprime 600 000 € à la culture et met en place un budget de 800 000 € pour permettre aux Grenoblois de choisir entre un four à pain public à Villeneuve ou un poulailler collectif à André Abry. Bizarre que les défenseurs officiels du budget de la culture demeurent silencieux.

DE BONNES INTENTIONS, MAIS UNE MAUVAISE POLITIQUE

On a l’impression que les acteurs culturels qui ont lu leur lettre à la municipalité Piolle mardi soir pourraient dire comme MM Szempuch et Thomas l’ont affirmé en lançant leur pétition: « partout où la droite arrive, la culture trin­que ! »
Ces derniers critiquaient la baisse des subventions, la fin des conventions culturelles décidées par la gauche et les Verts, celles la même qui avaient été mises en place par le Conseil Général de droite présidé par Alain Carignon (REP) !

UN REGARD DEBARRASSé de la GANGUE de la GAUCHE

Aujourd’hui les intervenants qui protestent couvrent de bonnes intentions une politique sectaire et la diminution des budgets. En quelque sorte la gauche a de très bonnes intentions mais une mauvaise politique culturelle. La droite c’est le contraire ?

Il faut peut être attendre qu’ils quittent leurs fonctions pour que ces acteurs soient débarrassés de la gangue de la gauche qui les imprègne et fausse tout jugement.

D.BERRAMDANE:  » la gauche pour qui j’ai voté a perdu le sens de la culture »

« Le seul maire de Grenoble qui se soit vérita­blement intéressé à Sainte­ Marie­ d’en­ Bas, qui l’ait do­té des moyens nécessaires et qui ait suivi mes spectacles, c’est Alain Carignon ! A croire que la gauche, pour qui j’ai toujours voté, a aujourd’hui perdu le sens de la culture »a  déclaré le créateur et comédien Diden Berramdane dans le « DL » (12/7 ) au moment de rendre les clefs du Théâtre de St Marie d’en Bas, rue Très Cloitres.

LA MUNICIPALITE PIOLLE SE FRACASSE sur les FAITS

Né dauphi­nois d’un père d’origine yé­ménite et d’une mère arabe il a fait vibrer des milliers de grenoblois dans l’un des nombreux lieux du spectacle vivant voulus par une municipalité de droite.  L’un – le Rio- a même été vendu à un privé par la municipalité PS. Décidément les faits sont têtus. Mardi la municipalité Piolle s’est encore fracassée sur eux. ça ne devrait pas s’arranger.

Photo du DL : la municipalité Piolle (Verts/PG) s’est fait secouer mardi soir par les acteurs culturels de la ville

Catégories : Actualité