CENTRE VILLE: LES GRENOBLOIS ONT DÉJÀ TOURNÉ la PAGE PIOLLE

Publié par user1 le

Les deux premières années les assemblées générales de l’Union des Habitants du Centre Ville de Grenoble étaient fournies, animées et le tir aux pigeons auquel les habitants procédaient avec la municipalité Piolle (Verts/PG) démontrait aussi qu’ils avaient un espoir de faire évoluer les choses.

Cette année – la semaine dernière- devant une assemblée plus clairsemée ou les commerçants très abattus étaient assez absents, Eric Piolle, Elisa Martin, Olivier Bertrand et Antoine Back , les élus présents se sont exprimés dans une indifférence quasi-générale qui fleurait bon la fin de règne.

LES GRENOBLOIS DU CENTRE VILLE N’ATTENDENT DÉJÀ PLUS RIEN de la MUNICIPALITÉ

Visiblement les grenoblois du centre ville n’attendent déjà plus rien de la municipalité Piolle. Les discours verbeux ou compassionnels, ou chiffrés tombaient à plat devant une assemblée qui a bien compris qu’il ne se passerait rien. Et les représentants de l’opposition et des Républicains présents , Richard Cazenave, Matthieu Chamussy élus, Alain Carignon Ancien Ministre et François Tarantini Secrétaire Départemental Adjoint bouillaient d’intervenir.

Qu’il s’agisse de la propreté, de l’occupation de la voie publique, de l’insécurité, de l’asphyxie du commerce la municipalité fait l’autiste et passe à côté de toutes les questions. Ainsi par exemple , elle a recensé près de 90 personnes qui occupent l’espace public dont près du tiers ont un logement. Ce constat lui donne satisfaction. Elle s’exprime comme un agent de bureau. Les Grenoblois ont à faire à des élus qui énumèrent les problèmes qu’ils ne veulent pas résoudre.

E.PIOLLE ESTIME QUE LES ARRÊTES de NANTES et de BORDEAUX SONT ILLÉGAUX

Bien entendu les présents ont encore vécu des moments de vérité qui renvoyaient à l’imposture de la municipalité Piolle. Ainsi lorsque l’Union de Quartier demande que l’arrêté anti- ivrognerie sur la voie publique retienne aussi le transport d’alcool comme l’ont fait des villes aussi différentes politiquement que Nantes ou Bordeaux, permettant à la police municipale d’agir, Eric Piolle répond que ces arrêtés sont illégaux. Ainsi selon lui deux Anciens Premiers Ministres agissent ils dans l’illégalité sans que personne ne saisisse le juge administratif.

E.MARTIN L’ARRÊTE OBLIGERAIT A CONTRÔLER LES CABAS de la MÉNAGÉRE

Mais Elisa Martin (PG) répond, elle , qu’on ne peut pas prendre un tel arrêté parce que ça obligerait à contrôler tout le monde ! Elle devra faire contrôler les cabas des ménagères qui font leurs courses.

Un responsable de l’Union de Quartier, excédé par tant de mauvaise foi a tout de même pris la peine de répondre :  » je ne vois pas comment la police municipale ne ferait pas la différence entre quelqu’un qui mange un sandwich sur un banc place Victor Hugo à sa pause méridienne et quelqu’un qui s’alcoolise sur la voie publique ».

5 PERSONNES ÂGÉES D’UN IMMEUBLE DOIVENT VÉRIFIER LA RUE AVANT DE SORTIR

Une habitante  s’est émue aussi de tant d’indifférence expliquant que 5 personnes âgées de son immeuble étaient contraintes de regarder par la fenêtre avant de sortir de chez elles pour savoir si elles pouvaient. Ce qui n’est pas tout le temps possible.

Un autre a expliqué qu’il recevait des amis d’Echirolles, de St martin d’Hères son fils de Berlin, un autre de Paris et d’où qu’ils viennent tous me disent  » qu’à ce point, ça n’existe nulle part ailleurs » .

LE RESPECT VAUT AUSSI POUR LES HABITANTS

Ce qui a fait dire à une autre habitante à propos de ce « respect » dont E.Piolle parle à tort et à travers et qui ne concerne qu’une catégorie qui n’en fait aucunement preuve:  » oui au respect, mais il doit être réciproque » . Les habitants y ont droit autant que les autres.  Tandis qu’une Grenobloise faisait remarquer à Eric Piolle que  » tout le monde n’a pas les moyens de partir à la campagne pour éviter le bruit et les nuisances ».

Mais le coeur n’y était pas car les habitants ont bien compris qu’ils parlaient à un mur. S’agissant des nuisances un responsable de l’Union de Quartier a relancé plusieurs fois la municipalité de savoir si  » elle était satisfaite de ses résultats?  » . Lançantà  E.Piolle après le blablabla: » vous ne répondez pas ».

E.PIOLLE :  » LES RÉSULTATS SONT MOYENNEMENT SATISFAISANTS »

Eric Piolle a fini par oser faire du Hollande avec le  » ça va mieux » à la grenobloise :  » les résultats sont moyennement là » a t il lâché.

Même l’extension de la zone piétonne du Musée de Peinture à la place Championnet – faire de Grenoble une vaste place Grenette – n’a pas soulevé l’ire tant les grenoblois sont abasourdis par ce dogmatisme  à tête de boeuf. Que les commerces meurent dans l’actuelle zone, que la municipalité ne parvienne pas à la tenir propre, à la rendre sure, à l’entretenir, qu’elle devienne invivable pour une famille conduit en effet à la conclusion qu’il faut l’étendre.

GRÂCE AU RONDEAU et A 480 LE REPORT de 15 000 VÉHICULES NE POSE PAS DE PROBLÉME

Sans étude d’impact sur les conséquences. Eric Piolle allant même jusqu’à expliquer que le report des 15 000 véhicules interdits d’entrer à Grenoble par Lyautey s’effectuerait très bien grâce à ses projets sur l’échangeur du Rondeau et A 480!  L’élargissement de cette dernière étant notamment retardé par le recours que lui et Y.Mongaburu (Verts/Ades) ont déposé. Confirmant au passage qu’il s’agissait bien d’exclure totalement l’automobile.

Il n’a d’ailleurs pas su répondre à un habitant qui lui a cité la blague de Raymond Devos sur l’automobiliste qui tournait et ne pouvait pas en sortir. Ce serait en effet la situation de la Maison du Tourisme si son plan voyait le jour. Car on ne pourra que tourner autour.

LA VERRUE DU JARDIN DE VILLE NE SERA PAS DÉMOLIE…

Ou qu’ils se tournent- eux –  les habitants ont vu un immobilisme crasse dés qu’il s’agissait de mesure d’amélioration de l’environnement du quartier: il ne se passera rien avec la verrue du jardin de ville, l’ex brasserie qui tombe en décrépitude depuis des années , qui sert de repère aux deals très prés du jardin d’enfants, qui est d’une laideur inimaginable à côté du premier centre d’attractivité touristique que sont les bulles de la Bastille.

Elle est demeurée là des années pendant le mandat Destot/Safar (PS) alors que Klauss Habfsat (Verts/PG) était déjà co-président du Conseil Consultatif de secteur. Avant d’être élu municipal et de poursuivre de couler Alpexpo il faisait déjà preuve de son inefficacité.

…. CAR  » ELLE COÛTE CHER « 

Mais aujourd’hui  » la démolition c’est cher » (!) ( A.Back) d’autant qu il faudrait ensuite au moins nettoyer le sol ! La municipalité Piolle que le monde nous envie, qui a des idées précises sur l’organisation de la société de 2050, la place de chacun ,comme le mode de ses déplacements, ne sait pas abattre cette verrue de carton-pâte  dans l’un des plus beaux jardins de la ville.

Comment ne comprendrait on pas que les habitants du centre ville aient déjà tourné la page ?