Ce qu’il faut savoir des ROUGE / Les VERTS à géométrie variable

Publié par Les Républicains 38 le

Hier soir sur France Bleu Isère Raymond AVRILLIER jouait encore les chevaliers blancs à très bon compte à propos des sondages de l’Élysée.

La semaine dernière, dans la plus pure tradition Stalino/Troskyste les Rouge/verts rappelaient que « les écologistes ne gèrent pas en partenariat la mairie de Grenoble, ils sont dans l’opposition depuis 2008 »… répondant à un journal qui avait prétendu le contraire.

Pourtant entre 1980 et 2012 M. AVRILLER et ses amis auront passé l’essentiel de leur vie publique en partenariat avec le PS. Ils ont fait liste commune avec H. DUBEDOUT et Michel DESTOT dans les années 80 alors que Guy NEVACHE était le patron du PS et les financements politiques évidemment hors la loi. Puis ils ont co-géré avec Michel DESTOT à compter de 1995 dans la période de renégociation du contrat d’eau avec la Lyonnaise qui a aboutit à un chèque de la ville à la Lyonnaise des Eaux de 10 millions de F . Un contrat d’eau inique pour lequel on a … indemnisé le concessionnaire !

Pendant la même période de temps la société privée CORYS SA dont M. DESTOT et Madame FIORASO étaient actionnaires a été rachetée par une filiale Belge de la Lyonnaise des Eaux.

Tous ces faits n’ont pas conduit les Rouge/Verts à abandonner le navire et les postes ou seulement à engager des procédures dont ils sont friands. Car la jouissance du pénal qui est un de leur trait constitutif (Éva JOLY voudrait poursuivre en politique le travail objectif, mesuré, équilibré qu’elle a conduit comme Juge d’instruction) produit son effet seulement s’il concerne leurs adversaires.

Les Rouge/verts siègent aussi au Conseil Général aux côtés de Chistian NUCCI, Vice Président de André VALLINI. Ils  n’ont jamais rien exigé en matière de paiement des fonds publics détournés (affaire «  Carrefour du Développement ») alors que la condamnation est définitive. Pendant toutes ces années ou ils ont collaboré dans la majorité, les élus PS ont perçu les confortables indemnités tandis que le contribuable volé n’était pas remboursé. Aucune remarque particulière de la part de ces vigilants gardiens des deniers publics. Et pour cause…

De même avec la création de fichiers politiques au Conseil Général, la valse et le nombre de collaborateurs d’André VALLINI, l’utilisation des fonds publics pour les campagnes électorales… Raymond AVRILLIER, Olivier BERTRAND ont regardé ailleurs, le plus loin possible, plutôt vers l’Élysée ; Cela est d’autant plus facile que pour la première fois sous la Vème République un Président a souhaité que ses comptes soient placés sous le contrôle de la Cour des Comptes. Ce Président c’est Nicolas SARKOZY. Il suffit donc de lire le rapport pour faire « chevalier blanc » et répondre à Radio Bleu Isère…

C’est plus facile que de contrôler ses amis politiques dans l’assemblée où l’on siège. Et d’enquêter sur l’argent envolé à une société Japonaise depuis le club de foot de la ville, pendant que les loyers n’étaient pas payés d’expliquer pourquoi Grenoble est contrainte d’allonger tous ses prêts toxiques avec des établissements financiers à risques,  endettant les Grenoblois jusqu’en… 2037 !

Tout simplement parce qu’en réalité depuis les années 80 et directement au moins jusqu’en 2008 les Rouge/verts ont été associés à la gestion PS. Et tous leurs discours deviendraient obsolètes si on établissait que la ville a fait de la cavalerie d’emprunt depuis 1995 alors qu’on la proclamait étranglée.

Car les élus PS, pour les Rouge/Verts sont bien des « d’amis politiques ». C’est seulement parce que le Député Maire PS Michel DESTOT n’a plus voulu d’eux qu’ils ne participent plus à l’exécutif municipal depuis 2008 après avoir occupé durablement les fonctions d’adjoints au Maire, de Vice Présidents de la Métro…

Cela est si vrai qu’en septembre 2011 – ce n’est pas loin – ce farouche opposant au PS, ce grand indépendant qu’est Raymond AVRILLER réclamait pour lui et les Rouge/Verts la troisième place sur la liste conduite par… André VALLINI aux élections Sénatoriales.  À la retraite le poste de Sénateur n’était pas pour déplaire et qu’importe le flacon pourvu qu’on ait l’ivresse.

Comme nous le rappelions récemment (Les faux semblants des VERTS de l’Isère), il convient que ces  faux « chevaliers blancs » soient remis à leur place qui n’est pas la plus reluisante. Ils ont collaboré avec un système, ils ont profité d’un système, ils ont fermé les yeux et cautionné un système qu’ils n’ont critiqué qu’à la marge afin de le sauvegarder. Ils se sont toujours prononcé pour le PS qui leur promet maintenant un groupe parlementaire malgré leur représentativité limitée à 2%. Ce qui est un mépris affiché du suffrage universel.

Il s’agit de supplétifs chargés des basses œuvres de la politique afin que le PS ne se salisse pas les mains. Quand ils sont trop encombrants (AVRILLER aux Sénatoriales) on s’en passe sans problème. On sait qu’ils seront toujours là quand il faudra sous prétexte de « faire barrage à la droite » apporter leurs suffrages. Et en attendant, si besoin est, s’exprimer sur une radio locale pour mettre en cause le Président de droite. Pas de risque pour le PS. Pas d’effort pour les Rouge/Verts. Une alliance d’intérêt qui dure.