BOUCHONS de A 480 et ROCADE SUD, PREMIERS FACTEURS de POLLUTION de L’AGGLOMÉRATION

Publié par user1 le

L’équipe d’Épidémiologie environnementale de l’IAB (Institut pour l’Avancée des Biosciences, Centre de recherche Inserm/CNRS/Université Grenoble Alpes) vient de publier une étude quantifiant le risque associé à l’exposition aux particules fines en suspension dans l’atmosphère à Grenoble et Lyon et le « Dauphiné Libéré ( 3/6/16) en a publié de larges extraits.

A côté des moulinages de paroles verbales de nos instances d’agglomération une réalité très claire est à nouveau établie par une carte sans ambigüité : les deux premiers facteurs de pollution en particules fines sont les bouchons de la Rocade Sud et de A 480.

LES ÉLUS MULTIPLIENT LES PLANS QU’ILS N’APPLIQUENT PAS

Ainsi nos élus qui multiplient » les plans  » anti pollution qu’ils n’appliquent pas depuis 2004 se sont toujours refusés à améliorer la fluidité du trafic de la rocade sud  et de A 480 suivant la théorie qu’a popularisé l’inénarrable Yann Mongaburu (Verts/Ades) à son arrivée au pouvoir: » élargir la voirie c’est augmenter la congestion ».

la carte de la pollution est sans ambigüité : les blocages de la circulation dans l'agglo grenobloise en sont la première cause

la carte de la pollution est sans ambigüité : les blocages de la circulation dans l’agglo grenobloise en sont la première cause

RÉTRÉCIR LA VOIRIE DOIT RÉDUIRE LA CONGESTION

Le corollaire de cette « pensée  » si l’on peut dire étant que  rétrécir la voirie réduit la congestion. Cette thèse est appliquée depuis 20 ans par les majorités PS/Verts/PC qui se succèdent.  Si bien appliquée que les 5 eme et 7 eme bouchons de France sont grenoblois. 166 000 véhicules/jour en moyenne pour le 5 eme bloqués à l’échangeur du Rondeau  et 120 000/jour pour le 7 eme dans l’entonnoir de A 480.  86 % des sondés par l’institut Opinion Way,a révélé Jean-Claude Peyrin Vice Président (LR) aux déplacements du Conseil Départemental sont  favorables à un déblocage.

R.SULLI ( PC) PORTE UNE LOURDE RESPONSABILITÉ DANS LA DÉGRADATION DE LA SANTÉ DES RIVERAINS

Renzo Sulli, le Maire (PC) d’Echirolles dont la municipalité est dans l’exécutif de la Métro depuis 21 ans reconnaissait récemment que le bouchon du Rondeau avait eu un impact sur la santé publique des riverains. Il n’allait pas jusqu’à reconnaitre sa propre responsabilité dans la situation.

« on peut aussi nettement voir que le tracé de la rocade sud, bien évidemment très rouge, arrive à déteindre sur les zones alentours » écrit Eve Moulinier dans le DL.

L’ABSENCE DE CONTOURNEMENTS FLUIDES EST LE PREMIER FACTEUR DE POLLUTION

On ne répétera jamais assez que les élus socialistes – au premier chef M.Destot, G.Fioraso,M.Baïetto – et communistes de l’agglomération on délibérément sacrifié la santé publique pour complaire à l’idéologie obsessionnelle des Verts/Ades . Qui plaident depuis 20 ans le contraire de la vérité: oui l’absence de contournements fluides de l’agglomération est le premier  facteur de pollution .

LE RONDEAU SERA AMELIORÉ EN 2022

Aujourd’hui Christophe Ferrari (PS) est contraint de se plier à la réalité et accepte d’engager les études sur l’amélioration de l’échangeur du Rondeau. Eric Piolle ( Verts/PG) et les  élus Verts/Ades acceptent eux ce à quoi ils se sont opposés jusque là. On évalue  la durée des travaux jusqu’en 2022.  Entre temps il n’est pas impossible que la rocade Sud ait encore progressé dans le classement national des bouchons. Les riverains Echirollois, Martinérois, Eybinois, Grenoblois de la Rocade Sud victimes dans leur santé disposent des arguments pour mettre en cause la responsabilité des élus de gauche et Verts.

VERTS/ADES: CE QUI EST VRAI POUR LE SUD NE L’EST PAS POUR LE NORD

Mais ce qu’ils ont admis au Sud, les élus Rouges/Verts ne l’admettent pas encore au Nord: Eric Piolle et Yann Mongaburu ont engagé des recours contre l’élargissement de A 480 qu’un gouvernement aux abois a confié en catastrophe aux sociétés privées d’autoroute en échange d’une augmentation du prix des péages! Ces péages que Ségolène Royal s’engageait à diminuer.

LES RIVERAINS DE BOUCHAYER-VIALLET DEVRAIENT SE RETOURNER CONTRE M.DESTOT (PS)

Là aussi les riverains en particulier Grenoblois, ceux de Bouchayer-Viallet installés ici si opportunément par la municipalité Destot (PS) en connaissance de cause et d’effets pourraient – devraient- se retourner contre leurs élus. Il subissent des atteintes intolérables à leur santé du fait de cet immobilisme.

Pas besoin de l’équipe d’Épidémiologie environnementale de l’IAB pour savoir que plus on dispose d’espaces verts, plus l’air devient plus respirable comme le note aussi Eve Moulinier.

la municipalité de droite a réalisé près de 20 hectares de parcs et jardins: ici le parc Pompidou de 5,5 hectares à proximité du bd Foch

la municipalité de droite a réalisé près de 20 hectares de parcs et jardins: ici le parc Pompidou de 5,5 hectares à proximité du bd Foch

IL FAUDRAIT MULTIPLIER LES PARCS et JARDINS AU LIEU de BÉTONNER

Car les axes routiers, type cours de la Libération ou bou­levards Jean­Pain ou Foch, sont également rouges de pollution même si c’est dans des proportions moindres que la rocade Sud ou A 480. Il faut donc multiplier les parcs et jardins comme l’a fait la droite aux Eaux Claires et à Berriat ( parcs V.Perrin, Marliave) ou près de Foch ( les 5, 5 hectares du Parc Pompidou) .

LA MUNICIPALITÉ PIOLLE S’ATTAQUE AUX DERNIERS JARDINS PRIVES du CRS de la LIBÉRATION

Tandis que la municipalité Piolle est en train de s’attaquer aux derniers jardins privés qui existent cours de la Libération en les remplaçant par du béton. Elle pourra ensuite avec gourmandise dénoncer la pollution automobile! Il est évident qu’une ville moins bétonnée serait moins polluée. Mais on contreviendrait ici aux intérêts électoraux évidents qui passent avant la santé publique et le bien vivre ensemble.

Grenoble a réduit en 20 ans les espaces verts à la portion congrue en bétonnant la ville

Grenoble a réduit en 20 ans les espaces verts à la portion congrue en bétonnant la ville

VIGNY-MUSSET, BONNE N’ONT PAS FAIT DU BIEN à L’ATMOSPHÉRE

Les opérations comme Vigny-Musset ou encore les 12 00 logements de Bonne avec un jardin à minima n’ont pas fait du bien à l’atmosphère de la ville et les décideurs le savaient bien. Le Plan Local d’Urbanisme voté en 2004 , présenté par Pierre Kermen, Adjoint (Verts/Ades) à l’urbanisme l’a pourtant voulu et organisé. Aujourd’hui Vincent Fristot également Adjoint (Verts/Ades) à l’urbanisme poursuit dans la duplicité du discours: pas de logement qui ne voit les montagnes dans le futur ! En signant les permis de A.Raymond, de l’esplanade, la poursuite de Vigny-Musset, de Flaubert…

DES CONTOURNEMENTS PLUS FLUIDES AURAIENT RÉDUIT LA POLLUTION

La faiblesse de ces études universitaires est de n’observer les résultats qu’à travers un seul prisme, sans prendre en compte l’impact des décisions  des élus qui dérangent la démonstration . Affirmer qu’avoir résolu les contournements routiers de Grenoble en rendant la circulation plus fluide aurait diminué la pollution semble arracher la gorge de tous.

Et de faire même du sujet une lecture sociale limitée. En notant l’inégalité de conséquence suivant qu’on habite – ou non- dans les cités de logements sociaux, on oublie également de pointer la responsabilité de la gauche et des Verts: par exemple à la place du garage Galtier, cours de la Libération, face à un immeuble de HLM qui vient juste d’être réalisé la municipalité Piolle veut construire 150 logements sociaux et supprimer un jardin. Depuis Villeneuve jusqu’à ce projet quand la question de la pollution ajoutée a t elle été prise en compte?

LES MESURES RESTRICTIVES NE SONT PAS LES SEULES à PRENDRE

Dans quelques temps Rémy Slama de l’IAB pourra à nouveau expliquer comme il le fait dans le DL: « dans l’agglo grenobloise, quelques quar­tiers où logent les classes moyennement favorisées ou défavorisées, sont proches des grands axes routiers. En­suite, les classes plus favori­sées ont les moyens de dé­ ménager si elles se rendent compte des effets de la pollu­tion. »

Il suffira de mettre un instrument de mesure cours de la Libération. Ce sera la seule faute de la voiture.

GRENOBLE: 14, 6 M2 d’ESPACES VERTS CONTRE 31 M2 à la MOYENNE DES GRANDES VILLES!

Evidemment des mesures restrictives sont nécessaires également. Mais il s’agit bien d’une politique globale qui intègre l’urbanisme, le logement et les espaces verts.  En ayant construit 6000 logements dans le dernier mandat pratiquement sans espaces verts supplémentaires la municipalité Destot/Safar (PS) a accru la pollution. Grenoble est descendu à 14, 6 M2 d’espaces verts par habitant contre 31 M2 pour la moyenne des grandes villes.

CONFRONTER LES CHOIX URBANISTIQUES AVEC LEURS EFFETS SUR LA POLLUTION

Toute la politique de réalisation de parcs de la municipalité de droite d’Alain Carignon qui a accru d’une vingtaine d’hectares les espaces verts de la ville a été annihilée  en 20 ans par la bétonisation à outrance qui se poursuit sans discontinuer à Grenoble et dans l’agglomération.

A quand une confrontation chiffrée entre la politique d’urbanisation choisie par la gauche et les Verts et ses effets sur la pollution?