BIDONVILLE ESMONIN: E.PIOLLE (Verts/PG) dans l’IMPASSE

Publié par Les Républicains 38 le

Piteusement débouté par le Tribunal Administratif de Grenoble, Eric Piolle (Verts/PG) écrit… au Président de la République. Pourtant le T.A de Grenoble lui a rappelé ses devoirs. S’il veut l’expulsion du bidonville qui s’est développé avenue Esmonin, il doit prendre … un arrêté d’expulsion ! A ce niveau de ridicule s’agissant d’un dossier dramatique on mesure avec exactitude ce qu’il en est de la municipalité Piolle.

 » C’EST UNE BLAGUE ? »

Ce que résume Nathalie Béranger Conseillère municipale (REP) de Grenoble:« C’est une blague ? Pour le camp Esmonin, aucun arrêté n’a été pris ! En fait, la Ville demande d’appliquer une requête qu’elle n’a pas demandée ! C’est surréaliste ! »Magalie Vicente , Conseillère municipale (REP) d’Echirolles mettant Renzo Sulli (PCF) dans la boucle: « Malgré la table ronde entre élus tant demandée par Renzo Sulli, personne ne s’est aperçu qu’Éric Piolle n’avait pas fait d’arrêté d’expulsion ! Incompétence ou volonté délibérée ?Les Échirollois ont le droit à des réponses claires ! » ( DL du 9/7).

E.PIOLLE VEUT L’EXPULSION SANS LA VOULOIR

Car Eric Piolle veut l’expulsion sans la vouloir. C’est la municipalité Grenobloise qui a déclaré  » inconditionnel » l’hébergement des étrangers en situation irrégulière. C’est elle qui a immédiatement branché l’eau et l’électricité au campement favorisant sont développement exponentiel. Encore elle qui a construit des chalets, acquis des villas, affecté des logements d’instituteurs ,recensé des HLM pour loger gratuitement ces populations.

JP BARBIER:  » CEUX QUI ONT ALLUME la MECHE APPELLENT AU SECOURS »

Les arrivées ont été massives. Alors, Jean-Pierre Barbier , Président (REP) du Conseil Départemental cite « ceux qui ont allumé la mèche, qui ne maîtrisent plus rien et qui, maintenant, appellent “au secours, on ne s’en sort plus !”.

« Ils se trouvent en fait un peu dans la situation des pompiers pyromanes, parce qu’initialement, c’est bien la Ville et le CCAS qui ont installé l’eau et l’électricité sur un terrain leur appartenant et permettant à ce camp de s’installer. Ensuite, ils n’ont plus rien maîtrisé et s’est alors installé tout un tas de gens avec des situations juridiques diverses… C’est la vie des riverains et la misère de ces gens que je prends en considération. Mais dans le cadre de mes compétences. Que les autres assument les leurs. » (DL du 9/7).

UNE DIVERSION PLUTÔT QUE PRENDRE SES RESPONSABILITES

Afin de poursuivre sa diversion plutôt que de prendre ses responsabilités, Eric Piolle s’adresse donc au Président de la République dans une longue lettre sans effet concret mais aux accents humanitaires bien connus ,qui explique qu’elle soit cosignée par les autorités religieuses. On imagine que François Hollande répondra sur le même ton. Ainsi la gauche sera satisfaite. La misère n’aura pas reculé d’un pouce et l’agglomération Grenobloise demeurera la victime.

C.FERRARI (PS) ESTIME « QU’IL FAUDRA TROUVER des SOLUTIONS D’HEBERGEMENT » (!)

On a déjà un aperçu local avec le modèle de l’homme politique commentateur grâce à Christophe Ferrari le Président (PS) de la Métro.  Il est en passe d’égaler M.Destot. Un jury aurait du mal à les départager pour savoir lequel est le plus inefficace ? « On doit donc faire un diagnostic fin de la situation de chaque famille, et ce travail de suivi est en train d’être fait techniquement par les équipes des différentes collectivités. Il faudra trouver des solutions d’hébergement, ainsi que tout un accompagnement social »  affirme C.Ferrari.

Rappelons à nouveau que celui qui prononce ces phrases sentencieuses sur ce qu’il « faudra faire » est Président de la Métro.  » Il faudra trouver des solutions d’hébergement  » démontre aussi son sens de la décision et sa proximité avec la réalité. Il s’agit d’un camp qui se développe depuis 18 mois…

M.CHAMUSSY ( REP) :  » L’IMAGE de GRENOBLE PROFONDEMENT ABÎMEE »

Pour Matthieu Chamussy Conseiller Municipal (REP) de Grenoble « Soit Éric Piolle s’est littéralement moqué des riverains en feignant la fermeté – certes tardive –, en ne prenant pas volontairement les mesures permettant de mettre en œuvre l’expulsion, soit la médiocrité de cette équipe municipale atteint un niveau stratosphérique. Mais, au fond, peu importe, car dans les deux cas, ce qui est sûr, c’est que perdure une situation scandaleuse, vis-à-vis des riverains qui en subissent les conséquences, pour Grenoble, dont l’image est profondément abîmée par la présence de ce bidonville qui est l’un des plus importants de France, et pour les malheureux qui y vivent dans des conditions indignes. Et c’est bien de tout cela dont Éric Piolle est désormais personnellement responsable. »

A.CARIGNON (REP):  » E.PIOLLE NE REMPLIT PAS SON DEVOIR »

Ce qui fait dire à Alain Carignon, Ancien Maire (REP) de Grenoble  » qu’Eric Piolle ne remplit pas son devoir ». Pour lui  » Si l’agglomération grenobloise compte près de 10 % des bidonvilles nationaux ce n’est pas un hasard. Les appels d’air ont été lancés par Eric Piolle et sa municipalité. Personne ne peut reprocher aux victimes de la misère de choisir le territoire le plus accueillant. Mais Grenoble est à saturation. La ville est dépassée, submergée, incapable de faire face aux besoins sociaux, de logement, d’emploi et d’intégration. Elle est financièrement ruinée. Des quartiers entiers sont déjà des zones de non droit avec une économie souterraine dominante » .

E.PIOLLE :  » ON RESTE DANS LE TEMPO QUI EST LE NOTRE »

« E.Piolle ne remplit pas son devoir de Maire. Aujourd’hui sa mission première est de rétablir l’équilibre rompu de la ville. Sous peine que la dégradation s’accélère encore et les incidents dramatiques se multiplient. Malheureusement tous ses choix qui résultent d’un dogmatisme inquiétant sont à l’opposé des réponses à apporter aux grenoblois « .

L’impasse actuelle dans laquelle la municipalité Piolle s’est engagée ne serait pas grave, si elle ne concernait qu’elle. Eric Piolle explique au DL ( 9/7) apèés la décision du T.A:  » on reste dans le tempo qui est le nôtre depuis le 18 mai avec ce tra­vail d’application de la circu­laire Valls qui est encore à faire avancer ».

LA MUNICIPALITE VA DANS LE MUR

Les grenoblois ressentent parfaitement cet excellent   » tempo » (!) de la municipalité et mesurent très bien qu’elle voit parfaitement ou elle va. Puisque le mur est face à elle. Le « travail d’application de la circulaire Valls » veut dire dans une langue compréhensible, trouver un logement gratuit à chaque occupant d’un bidonville. D’où la réquisition de villas, de HLM, de logements d’instituteurs abandonnés… Et l’inquiétude d’une Vice Présidente de la Métro qui veut bien loger 400 personnes mais annonce qu’elle aura du mal à renouveler l’opération!

La gauche de l’agglomération grenobloise impose une dramatique série d’été sur fond de misère, de sordide et de politique politicienne par manque de courage, de lucidité et finalement de véritable humanité. Quelle que soit la sortie, elle affaiblira encore le territoire qui poursuit une véritable descente aux enfers.

 

 

 

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