« BETONISATION »: La COLERE MONTE à GRENOBLE

Publié par user1 le

Après les Eaux Claires à Grenoble c’est le quartier de l’Abbaye qui pétitionne. Mais c’est aussi le cas à l’esplanade et à Berriat.  Sur la presqu’ile qui attend 15 000 nouveaux habitants il n’y a pas d’habitants  pour pétitionner contre une telle densité sans espaces verts. Après la caserne de Bonne et ses 12 00 nouveaux logements ,  Bouchayer Viallet,  Vigny-Musset, les projets de Flaubert ,  la municipalité Piolle (Verts/PG) chasse la dent creuse pour densifier.

Rue de la Poste le dernier lieu de convivialité du centre ville qui regroupait l’Union de Quartier et des activités sociales disparait au profit de 13 logements HLM. Le centre ville de Grenoble s’est pourtant considérablement paupérisé ces dernières années: il est devenu un quartier à fortes problématiques sociales. ça n’arrête pas les excellences locales.

LES GRENOBLOIS DECOUVRENT CE QUE DEVIENT LEUR VILLE

Petit à petit les Grenoblois découvrent avec stupéfaction ce que devient leur ville, la banlieue à problèmes de Lyon. Jamais la gauche n’avait montré le puzzle complet se contentant à chaque étape  de décrire une seule de ses pièces.

Tout a démarré avec Villeneuve dans les années 70 avec Dubedout (PS). Il s’agissait de mettre fin au projet de la municipalité de droite du Dr Michallon qui voulait ouvrir et aérer la ville vers le sud. La réponse du prochain siècle était la densification de l’habitat pour bénéficier de tous les équipements et réussir la fameuse  » mixité sociale ». On connait le résultat.

UN APAISEMENT de 12 ANS AVEC LA DROITE

Puis après un apaisement de 12 ans avec les municipalités de droite (83/95) dont les réalisation urbaines ont été à l’échelle humaine , comme la caserne Reynies-Bayard avec un habitat diversifié autour d’un parc de 5,5 hectares, les municipalités PS/Verts ont renoué avec les dogmes, ne tirant aucune leçon des échecs.

LE PLU de P.KERMEN ( VERTS/ADES) TOUJOURS EN VIGUEUR

Au début des années 2000 un nouveau Plan Local d’Urbanisme ( PLU) porté par Pierre Kermen Adjoint (Verts/Ades) à l’urbanisme a été adopté par la majorité. Il est toujours en vigueur excepté une légère correction sur les immeubles de grande hauteur. Il prévoit et organise la densification à outrance.

Des quartiers comme l’Ile Verte sont ainsi défigurés , mais les Eaux Claires qui étaient encore diversifiés en termes d’habitat commencent à subir les effets de ce PLU. Bien entendu les opérations urbaines  telles Vigny-Musset, Bouchayer Viallet, de Bonne … ont été conduites grâce à ce PLU.

LES ESPACES VERTS TOTALEMENT OUBLIES

En parallèle les espaces verts ont été totalement oubliés. Ce qui a fait descendre Grenoble à 14, 6 M2 de verdure par habitant contre 31 M2 à la moyenne des grandes villes. Les Grenoblois découvrent cette densification avec étonnement d’abord et colère ensuite. Même des parcs ont été réduits au profit de l’urbanisation comme cela a été lé cas à Hoche en faveur d’un promoteur privé. Et maintenant, pour caser les écoles, il faut encore s’attaquer au parc, supprimer les terrains de basket! En parallèle les municipalités ont eu comme une haine des arbres qui ont été abattus systématiquement et sans ménagement.

GRENOBLE A D’ABORD UN PROBLEME d’HEBERGEMENT d’URGENCE

La propagande et l’accoutumance sont telles que la résistance s’exprime rarement de front. On admet d’abord le projet au nom du logement du plus grand nombre ou pour lutter contre l’étalement urbain ! Sur le premier point Grenoble a d’abord un problème d’hébergement: Claude Coutaz Conseiller municipal d’extrême gauche annonce que sur le seul territoire de la commune un millier d’étrangers en situation irrégulière attendent un logement! Il est évident que la ville ne satisfera jamais à une demande qui est un puit dans fond.

LA COLLECTIVITE PRETEND REGENTER la VIE des FAMILLES

S’agissant de  » l’étalement urbain » il signifie que la collectivité va régenter la vie des familles, du travail de chacun et des changements qui se produisent dans l’un et l’autre au cours de la vie ! Le meilleur  » exemple » étant le dernier Adjoint à l’Urbanisme de la municipalité Destot, Philippe de Longevialle ( app PS) qui répétait l’antienne de la lutte contre l’étalement urbain alors que sa famille se partageait entre Aix les Bains et Grenoble. Ou bien Olivier Noblecourt (PS) qui habite Grenoble en travaillant à Paris. Des situations tout à fait compréhensibles mais en opposition complète avec les axiomes qu’ils édictent pour les autres.Le raisonnement conduit à l’extrême aboutirait à contraindre à choisir des activités compatibles avec les transports en communs! On imagine la société de demain et qui la régirait….

LE TRAM E A ETE VENDU AVEC LA DENSIFICATION

Même la ligne E de Tram a été « vendue » aux communes sous réserve qu’elles adoptent la politique de densification voulue par la gauche et les Verts: ainsi la desserte par les transports collectifs, de service aux usagers qu’elle était, est devenu le moyen d’imposer un urbanisme et un mode de vie à la population!  Ainsi alors que le désir d’un habitat aéré correspond au désir de tous, que les modes de vie sont changeants en fonction des circonstances de l’existence, les élus ont réussi avec le Tram à imposer la réalisation contraire.

LE VIVRE ENSEMBLE et le DESIR des HABITANTS SONT la PRIORITE de l’URBANISME

La prise de conscience selon laquelle la réussite du vivre ensemble et la réponse aux désirs des habitants sont les vrais critères des choix urbanistiques n’est pas encore arrivée à son terme. Trop simple. Or il est possible de construire à l’échelle humaine, avec une partie sociale modérée  , comme la droite l’a prouvé à Reyniés-Bayard en augmentant la surface de parcs mise à la disposition des Grenoblois.

UNE POLITIQUE D’AMENAGEMENT du TERRITOIRE DEPARTEMENTAL EQULIBRE

Combiné avec une politique d’aménagement du territoire départemental renforçant les pôles urbains – plutôt que les déshabiller- et une politique de déplacements adaptée, ce refus de la « bétonisation » est tout à fait compatible avec le développement.

Moirans, Voiron, Virieu, le Grand Lemps , Bourgoin … sont toutes des villes desservies par la ligne SNCF Grenoble/Lyon: si celle-ci était débarrassée des TGV qui l’encombrent ces cités pourraient être desservies par des TER rapides, réguliers, fréquents. Malheureusement sans ligne spécifique à grande vitesse entre St Exupéry et Grenoble  la voie n’est pas libérée pour cette desserte au service des populations locales et d’une bonne occupation de l’espace.

 » Le CHANGEMENT de MAIRIE N’A PAS AMELIORE la SITUATION »

Tous ces retards accumulés par la gauche et les Verts coûtent très cher en désorganisation du territoire et sont l’un des éléments de la concentration urbaine de l’agglomération.

Dans le quartier de l’Abbaye à Grenoble, le président de la copropriété Poincaré explique  « Le projet s’est monté sous le mandat de Michel Destot sans aucune concerta­tion. Le changement de maire n’a pas amélioré la situation. » Pour les 117 pétitionnaires « 8 étages juste en face : c’est trop ! « .  (DL 9/2/16) .Il ne remet pas en cause le projet mais seulement sa disposition.

REMETTRE EN CAUSE le DOGME de la DENSIFICATION

Pourtant il pleut à côté dans les HLM de l’office dont E.Piolle est le Président. Le quartier ne dispose pas de grand parc à la dimension du nombre de ses habitants. Le poids du logement social est déjà très important et la mixité sociale est rompue dans de nombreux secteurs de ce territoire.  Il y a donc d’autres urgences que cette fuite en avant.

A l’Abbaye, comme dans tout Grenoble, c’est bien le dogme de la densification qu’il faut remettre en cause car il fait beaucoup de mal à la ville. la colère qui monte de chaque quartier contre chaque pièce du puzzle urbain grenoblois permettra peut être bientôt de mettre en cause l’ensemble et son  dessein final.

Photo: sur la presqu’ile de Grenoble, 15 000 futurs habitants  sans espaces verts….

 

 

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