» BELLE SAISON »: à GRENOBLE la MUNICIPALITÉ RENONCE à la PROPRETÉ

Publié par user1 le

Comme à son habitude la municipalité Piolle (Verts/PG) organise une opération de communication qui cache l’essentiel. L’espèce de « nettoyage de printemps » auquel elle appelle les grenoblois à participer aujourd’hui a pour objet de faire oublier qu’elle ne veut plus assurer la propreté de la ville.

Depuis des mois et des mois , de tous les quartiers, la même protestation montent : la saleté. Les poubelles débordent, les trottoirs sont sales . Dans le centre ville  avec l’occupation illicite de l’espace public, c’est bien pire. Excréments,  urine, papiers gras, canettes … les zones piétonnes que la municipalité veut encore étendre sont devenues des repoussoir à déambulation. D’ailleurs la clientèle a déserté et le commerce est la principale victime.

LES GRENOBLOIS DOIVENT PAYER les IMPÔTS ET BALAYER les RUES

Mais pas seulement. Les dernières familles de composition classique qui habitaient encore le centre sont furieuses et se sont manifesté fortement à plusieurs reprises en particulier lors des assemblées de l’Union de Quartier.

Au lieu d’y répondre par l’action E.Piolle a donc lancé  » la belle saison  » en demandant aux grenoblois de prendre leurs balais et de nettoyer la ville. Les  » Scouts et Guides de France » se sont associés à  la journée. On commence par ça. Après les grenoblois devront se cotiser pour acquérir les bennes. Mais cela ne vient pas en déduction des impôts locaux.

LA MUNICIPALITÉ N’EST PAS RESPONSABLE

Il s’agit de culpabiliser les grenoblois: si la ville est sale ce n’est pas parce que la municipalité n’est pas attentive à la question, mais bien parce que les Grenoblois la salissent ! La première annonce de la journée avait suscité une forte réaction négative et la communication s’est affinée si l’on ose dire.

Les élus ont un peu disparu et le  » Dauphiné Libéré  » insiste beaucoup sur le nouveau message: il s’agit de reconnaitre le travail des … services municipaux. Le quotidien fait donc parler ceux-ci à la demande de la municipalité. Le clin d’oeil est très très gros. Si vous critiquez la saleté de la ville, vous critiquez ceux qui nettoient.  Vous contestez leur travail. Toujours cette grossiereté dans la propagande qui irrite tant les grenoblois.

 » LA FAUTE à la SOCIÉTÉ de CONSOMMATION  »

Le nouveau chef de service recruté par la municipalité, Christophe Comito , estimant d’ailleurs entre autre raisons de la malpropreté:  » La faute notamment à la société de consomma­tion  » ( DL du 29/4/16) . Une raison supplémentaire pour moins consommer évidemment. Les Grenoblois saliront moins. Un zeste de promotion de la décroissance qui fait tant de bien à l’emploi ne peut pas nuire au passage.

MAIS POURQUOI LA VILLE ÉTAIT PROPRE AVEC UNE MUNICIPALITE de DROITE?

Evidemment la municipalité Piolle avait déniché des villes ou des opérations de ce type sont conduites, telle Bordeaux, ou la propreté est une préoccupation constante de la municipalité. Une ville ou l’environnement urbain a été particulièrement soigné, ou la  valeur des biens a augmenté de + 33% ces 10 dernières années. Bref tout a fait comparable à Grenoble!

Ce flot de propagande voudrait faire oublier les questions simples qui se posent avec insistance : mais pourquoi donc dans les années 80, sous la droite, Grenoble était une ville propre, fleurie, entretenue par des équipes municipales qui avaient cette préoccupation constante ?

MAIS POURQUOI ELLE EST SALE AVEC LES IMPÔTS LES PLUS ÉLEVÉS de FRANCE?

Mais pourquoi donc aujourd’hui avec les impôts payés par les grenoblois les plus élevés de France, une taxe sur le ramassage des ordures ménagères qui augmente de + 19% , la municipalité n’est pas en capacité d’assurer ses tâches de base ?

LES GRENOBLOIS NE LAISSERONT PAS DÉCLASSER LEUR VILLE

Ces questions simples que se posent les grenoblois ne seront pas emportées par le tambour du boniment. Demain les grenoblois ne vont pas plus accepter qu’hier que la municipalité renonce à assurer la propreté de la ville. Ce facteur – parmi tant d’autres – est l’un de ceux qui est le plus visible dans la dégradation de la ville, du vivre ensemble et de l’attractivité de la capitale des Alpes.

Les Grenoblois ne laisseront pas déclasser leur ville pour en faire une zone.