ANNIVERSAIRE: la Véritable Histoire du Musée de Grenoble

Publié par Les Républicains 38 le

A l’occasion du 20 eme anniversaire de l’inauguration du Musée de Peinture de Grenoble, l’un des réalisations phares de la municipalité Carignon , le fait que l’ancien Maire n’ait pas été invité a choqué bien au delà des citoyens d’opposition.

le « DL » y fait allusion ce matin avec des commentaires toujours inappropriés qui ne sont jamais appliqués aux élus PS et Verts/Ades qui élisent un Vice Président (PS) du Conseil Général condamné en 2002 qui n’est à jour ni avec la justice, ni avec le contribuable!

S’agissant de cet anniversaire ,le sectarisme de la municipalité Destot/Safar s’est encore manifesté. Il est vrai qu’elle cherche à s’attribuer les réalisations des autres, faute de pouvoir afficher une quelconque victoire nationale depuis 20 ans sur le front des grands équipements structurants.

L’occasion de rappeler la véritable histoire de la création du nouveau Musée de Grenoble

GRENOBLE ATTENDAIT DEPUIS des DECENNIES

Depuis des décennies Grenoble attendait un Musée d’Art Moderne car les Conservateurs successifs se lamentaient de voir leurs riches collections entassées dans les caves

La municipalité UMP a pris les choses en mains en 1983. Alain Carignon a conduit la négociation avec le Chef de l’Etat, François Mitterrand et le Ministre de la culture Jack Lang. La bataille pour faire inscrire le projet Grenoblois comme Musée d’Intérêt National a été très rude.

LES FINANCEMENTS ALLAIENT à PARIS

Traditionnellement les financements des grands équipements culturels sont réservés à Paris.

C’est pourquoi à chaque étape de la négociation, le Ministère du Budget hostile par principe, le Ministère de la Culture toujours tiraillé entre Paris et la province, devaient être convaincus de la pertinence du projet.

Entre 1967 ( inauguration de la Maison de la Culture par André Malraux) et 1994 Grenoble n’avait plus bénéficié d’investissement culturel National majeur.

Seule la relation directe , personnelle et confiante du Maire avec François Mitterrand et Jack Lang  a permis  la nouvelle programmation .

LA MUNICIPALITE OBTIENT le LABEL

Finalement la municipalité a obtenu le label «  Musée d’Intérêt National «  et Alain Carignon a négocié les financements complémentaires du département, de la Région et de la ville en quelques mois.

Ensuite tout naturellement les parisiens souhaitaient des architectes extérieurs, à réputation internationale, pour le réaliser. Pour chacun des projets fortement subventionnés par l’Etat Jack Lang avait choisi de prestigieux architectes souvent étrangers.
Le conservateur lui-même trouvait plus valorisant le choix d’un nom connu. Alain Carignon a pesé de tout son poids pour que ce soit une équipe de Grenoble qui puisse démontrer son talent .

ALAIN CARIGNON VEUT LE PROJET des ARCHITECTES GRENOBLOIS

Qu’enfin une grande réalisation de la ville soit signée d’une équipe d’architectes Grenoblois. Comment un grand cabinet d’architecte Grenoblois pourrait il se battre sur des marchés étrangers sans avoir réalisé lui –même un équipement emblématique dans sa propre région? Le groupe 6 a été choisi contre vents et marées et la réussite architecturale a été totale.

Bain de foule dans Grenoble pour Edouard Balladur et Alain Carignon avec les Grenoblois après l'inauguration du Musée

Bain de foule dans Grenoble pour Edouard Balladur et Alain Carignon avec les Grenoblois après l’inauguration du Musée

A quelques mois de l’achèvement une alternance politique a eu lieu et il revenait au nouveau Gouvernement de l’inaugurer. Le Premier Ministre Edouard Balladur effectuait peu de déplacements en région.  Alain Carignon qui était son Ministre a entrepris de le convaincre de venir inaugurer le nouveau Musée de Grenoble . Passionné d’art, élevé à l’école de Georges Pompidou pour l’art contemporain,  homme de réflexion, sa présence était totalement justifiée.

DECROCHER le PROCHAIN GRAND CHANTIER CULTURE

Mais surtout le Maire voulait décrocher le prochain grand chantier culturel qui devait illustrer le mandat suivant : la rénovation de la Maison de la Culture. Car à cette période Grenoble menait toutes les batailles de front.
Alain Carignon raconte qu’il a fallu plusieurs entrevues avec Edouard Balladur pour le convaincre.

Le Ministre- Maire  d’alors avait obtenu la neutralité essentielle du Ministre du Budget un certain Nicolas Sarkozy qui ne s’y opposait pas,  bien que ses services exprimaient toujours des réticences .

LES CONSEILLERS BUDGETAIRES FREINAIENT des QUATRE FERS

La position du Maire était simple : ce qu’il avait obtenu de Mitterrand à savoir 50% du financement du Musée , il devait l’obtenir du Premier Ministre de son mouvement: 50% du financement de la Maison de la Culture. Avec la Région, le Conseil Général qu’il présidait aussi, la ville , les 50% restant n’étaient qu’une formalité.

Edouard Balladur, économe des deniers publics , balançait. Ses conseillers budgétaires exerçaient une pression considérable pour refuser ce nouvel engagement . Le Ministère de la Culture traditionnellement très parisien n’était pas enthousiaste puisque les crédits culturels qui iraient à Grenoble seraient soustraits à Paris, budgétivore.

BALLADUR NE VOULAIT PAS LÂCHER l’ENGAGEMENT de 50% de l’ETAT

Il fallait naviguer dans ces eaux difficiles mais Alain Carignon avait plus de poids auprès de Balladur que Jacques Toubon Ministre de la Culture
Finalement en inaugurant le Musée le Premier Ministre voulait bien annoncer à Grenoble que l’Etat s’engageait dans la rénovation de la Maison de la Culture, il voulait bien affirmer qu’il s’agirait d’un grand chantier national ,mais jusqu’à la veille du 29 janvier 1994, il refusait de s’engager sur le financement à 50%.

UN DEPLACEMENT DECISIF

Alain Carignon décida de faire le voyage de Grenoble avec le Premier Ministre en partant de Paris . Les conseillers de Matignon le regardait de façon hostile quant il s’installa en face d’Edouard Balladur dans l’avion et qu’ils durent s’éloigner. Ils tendaient l’oreille depuis leurs siéges.

ici avec Serge Lemoine Conservateur du Musée, le Préfet Joël Gadbin avec un grenoblois

ici avec Serge Lemoine Conservateur du Musée, le Préfet Joël Gadbin et avec un grenoblois

Le Premier Ministre proposa de revoir son discours et au moment du passage sur le chantier de MC2 , le Maire de Grenoble insista à nouveau: Balladur ne pouvait pas être insensible au  lien avec De Gaulle et Malraux a qui on devait la Maison de la Culture. Au fait que ce soit lui qui signe le financement de sa rénovation qui serait accomplie  par un  Maire gaulliste . Les Conseillers faisaient des signes négatifs de plus en plus désespérés.

DANS L’AVION PARIS GRENOBLE

Alain Carignon a proposé que le 50% de l’Etat soit plafonné à 100 MF car avec 200 MF à l’époque pour un projet rondement mené , la rénovation était tout à fait possible.

Ce plafonnement a débloqué Balladur qui a inscrit de sa main l’engagement de l’Etat. Et a ensuite prononcé son discours public pour l’annoncer.
L’inauguration du Musée a eu un immense retentissement, des milliers de Grenoblois étaient présents . Le Premier Ministre a pris un bain de foule entre la place Lavalette et la place de Verdun en s’y rendant à pieds comme  Alain Carignon le lui avais suggéré.

UN COMITE INTERMINISTERIEL POUR VALIDER

De retour à Paris le Maire de Grenoble a obtenu contre les Ministères qui freinaient tous mais avec l’accord d’Edouard Balladur qui respectait sa parole  et l’appui décisif de Nicolas Sarkozy sans lequel ce n’aurait pas été possible, la réunion d’un comité interministériel .

Afin qu’un « bleu «  de Matignon – le document officiel – signé de tous les Ministères concernés permette de débloquer ensuite le contrôleur financier de l’Etat . Ce Comité Interministériel actant que l’Etat prenait en charge 50 % du coût de la rénovation de la Maison de la Culture. Pour être certain que la décision se prenne, Alain Carignon avait été autorisé à y assister alors que son Ministère n’était pas concerné.

UNE RENOVATION de MC2 QUI AURAIT ETE CONDUITE dans les 3 ANS

Alain Carignon raconte que dans l’année qui suivait cette décision il aurait réuni facilement les financements de la Région, du département et de la ville complémentaires à ceux de l’Etat, comme il l’avait fait et sur la même clef de répartition que pour le Musée, lancé l’appel à projets  et MC2 aurait été rénovée et rapidement sur ses nouveaux pieds afin de demeurer l’un des phares culturels de la ville.

Alors que la municipalité Destot/Safar mettra 9 ans, MC2 étant inaugurée en 2004!

Mais c’est un autre histoire .

A AUCUN MOMENT la MUNICIPALITE DESTOT/SAFAR N’A DECROCHE un GRAND PROJET pour GRENOBLE

L’enseignement de celle –ci est qu’ à aucun moment la municipalité Destot/Safar alors même que ses amis politiques ont été au pouvoir avec Lionel Jospin pendant 5 ans puis maintenant avec Hollande n’a demandé, imaginé, souhaité proposé  une grande avancée pour  Grenoble avec l’appui du gouvernement : l’état lamentable et la dégradation du Summum, du Palais des Expositions, du Palais des congrès, de l’ancien Musée place de Verdun, l’abandon de l’ancien Parlement du Dauphiné pourtant reconquis par les collectivités locales grâce à Alain Carignon,  pour ne citer que quelques exemples parmi tant d’autres d’un patrimoine abandonné et d’une attractivité en berne, aurait nécessité un grand projet national exemplaire pour une ville qui veut être moteur de l’activité économique .

Le gouvernement qui recherche la croissance par tous les moyens aurait pu s’y intéresser.

LE  PATRIMOINE de la VILLE PREND L’EAU

Mais la municipalité Destot/Safar a toujours vu petit , mesquin pour Grenoble : sans idée, sans imagination, sans projet elle court derrière des équipements qui prennent l’eau maintenant , ne sachant répondre à cette problématique que par l’impôt, incapable de les utiliser comme  des créateurs de richesse et des facteurs de développement .

C’est en cela que l’aventure des grands équipements structurants de Grenoble – le Synchrotron, le Musée de Peinture, le Palais de Justice, le Musée de la Résistance, Europole, Thomson SGS à Crolles – tous obtenus par une municipalité UMP,  est intéressante : ce passé  éclaire l’avenir de Grenoble qui doit renouer avec le succès.

Notre photo: Alain Carignon, Jacques Remiller, Philippe Langenieux Villard, Serge Lemoine et Edouard Balladur ( caché, Bernard Betto Alors Adjoint d’Alain Carignon)

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