AGGLOMERATION GRENOBLOISE: BLOCAGE des LOYERS EN 2017

Publié par Les Républicains 38 le

Une nouvelle annonce de la Métro ne va pas améliorer la situation du logement dans l’agglomération Grenobloise: les loyers seront « encadrés » dans 53 communes de la grande agglomération à partir de 2017. La gauche continue à se baser sur des chiffres entièrement faux selon les professionnels.

Grenoble qui était parmi les villes chères il y a 10 ans a fortement reculé et ne figure plus dans la tête du tableau. De plus la chute des prix s’est dangereusement accélérée ces 3 dernières années avec des baisses de prix de vente au m2  jusqu’à – 30 % dans certains quartiers de la ville.

DES ANNONCES CATASTROPHIQUES pour les PROPRIETAIRES

Ces annonces sont évidemment catastrophiques pour les propriétaires. Christine Garnier, la vice présidente (extrême gauche) de la Métro au logement, déléguée par la municipalité Piolle est très représentative de ce dogmatisme qui refuse la réalité. En brandissant la menace de réquisitionner 500 logements pour répondre à l’hébergement des sans domicile elle avait allumé le feu.

6000 NOUVEAUX LOGEMENTS à GRENOBLE EN 5 ANS

La méconnaissance crasse des mécanismes du marché, de la psychologie des investisseurs -du plus modeste au plus important- produisent des dégâts en chaine. On compte 7000 logements vacants et 14 000 dossiers en attente de logements sociaux selon nos élus! Grenoble a construit 6000 logements en 5 ans et ces chiffres n’ont pas varié.

LA LOI DUFLOT A PRODUIT des EFFETS DESASTREUX

Cela ne fait pas ciller la gauche et les Verts qui préfèrent poursuivre une politique qui échoue. Et ajouter même des ingrédients qui vont l’aggraver. La loi Alur de Cécile Dufflot permet à la France d’atteindre le niveau le plus bas de la construction depuis 1997, soit moins de 300 000 , là ou Hollande avait promis 500 000 logements par an!

DANS l’AGGLO, BNP PARIBAS FERME TOUTES SES AGENCES IMMOBILIERES

Dans l’agglo Grenobloise ça marche si bien que la BNP  Paribas ferme ses 12 agences immobilières ! Ce n’est pas une mesure qu’elle prend partout… Christophe Ferrari le Président (PS) de la Métro n’a pas d’autre choix que se conformer aux désirs du premier groupe de sa majorité présidé par E.Piolle (Verts/PG). » la Métro a désormais une li­gne claire, partagée, pour sor­tir du dogme de la croissance »  a t il rappelé (DL du 29/1).

E.Piolle , E.Martin et R.Avrillier (Verts/Ades/PG) voulainet chasser les banques: ils ont réussi. La BNP Paribas ferme ses 12 agences immobilières de l'agglo. a Singapour tout reste ouvert...

E.Piolle , E.Martin et R.Avrillier (Verts/Ades/PG) voulaient chasser les banques: ils ont réussi. La BNP Paribas ferme ses 12 agences immobilières de l’agglo. a Singapour tout reste ouvert…

 

CAPITALE de la RECESSION et de la PAUVRETE

Elle en sort en effet très bien. Elle peut même devenir la capitale de la récession et de la pauvreté si elle poursuit ses efforts assidus. Grenoble qui compte déjà un trop faible taux de propriétaires ( 40 % contre 60 % à la moyenne) lesquels  paient un impôt foncier parmi les plus lourds de France devrait « progresser »dans ce sens  sous le double coup de boutoir du blocage des loyers et des annonces de réquisitions de logements.

LES BAILLEURS SOCIAUX: TOUJOURS PLUS

La  » réponse » aux problèmes du logement est répétée à satiété. Le  » Dauphiné Libéré  » multiplie les dossiers qui tendent à démontrer la quasi unanimité des élus sur la question. « Notre réussite depuis cinq ans, c’est d’avoir amené les partenaires dans une démarche qui a anticipé les principes de la loi Alur  » a expliqué Frédéric Rolland, président de l’Absise ( Association des Bailleurs Sociaux) pour qui la conclusion est  » qu’il faut plus de logement social » ( DL du 24/6). On comprend que les bailleurs sociaux en vivent aussi.

UN LOGEMENT SOCIAL SUR 2 EST REFUSE

En  » anticipant » la loi Alur, l’agglomération  » anticipe  » aussi la crise du logement.  Elle est ici plus sévère qu’ailleurs.Un logement social sur 2 est refusé. La précédente Adjointe au Logement de Grenoble, Monique Vuaillat ( app PS) avait avoué au Conseil Municipal que malgré les petites annonces elle comptait une centaine de logements vides à l’Arlequin à Villeneuve.

Les chiffres de la FNAIM pour 2014 à Grenoble: la chute s'accélère

Les chiffres de la FNAIM pour 2014 à Grenoble: la chute s’accélère

 

UN IMMEUBLE SOCIAL FACE à UNE VILLA ROMS

Aujourd’hui Maryvonne Boileau Présidente ( Verts/Ades) de Grenoble Habitat qui a été présidente de l’OPHLM sous Destot pendant 6 ans ( 2001/2008) qui s’y connait donc très bien en dégradation des quartiers puisque celle ci s’est bien accélérée sous sa présidence avec ses attributions de logement,  construit un immeuble – l’Embellie (!) – en face de la villa du 72 avenue Léon Blum acquise par la Métro pour loger des familles Roms.Un beau symbole de la poursuite de cette mixité si réussie à Grenoble.

UNE PARTIE de la POPULATION REFUSE CET AVENIR

Car cet avenir que la gauche et les Verts proposent aux populations , une partie le refuse.Parce qu’ils veulent donner une chance à leurs enfants, les habitants des quartiers Sud de Grenoble représentent maintenant 30 % des effectifs scolaires des quartiers nord. Mais les autres, tous ceux qui, pour des raisons culturelles, d’origine , sociales , ne le peuvent pas ? Leur destin est une impasse.

LE MEPRIS de l’ASPIRATION des HABITANTS

A ce dogmatisme de la mixité qui échoue, la gauche ajoute la multiplication  des contraintes environnementales, sociales, urbanistiques, fiscales  sur le logement. Celles ci se cumulant avec le mépris de l’aspiration des habitants à vivre dans un habitat à dimension humaine, dans un cadre apaisé, à être propriétaire , produit un effet de ciseaux.

Ce que dans un rare et très bref moment de lucidité M.Destot (PS) a reconnu en quittant la Mairie:  » l’urbanisme des années 70 n’a pas tenu ses promesses ». Il faisait une allusion plus que transparente à Villeneuve, la création de son mentor, H.Dubedout (PS).

72 avenue Léon Blum à Grenoble, une villa acquise pour loger des "familles en insertion "face à un immeuble en construction de " Grenoble Habitat ...

72 avenue Léon Blum à Grenoble, une villa acquise pour loger des « familles en insertion « face à un immeuble en construction de  » Grenoble Habitat …

 

QUI ARRÊTERA CETTE COURSE ?

Mais quid de Bonne, Bouchayer-Viallet et demain du polygone ( 15 000 nouveaux habitants) de Flaubert ( 10 000 nouveaux habitants) ou de  Raymond Boutons ( 300 logements), de l’esplanade et de ses 650 logements programmés dont 50 % de sociaux?

On se demande ce qui arrêtera cette course ? Pourtant il suffit d’observer les quartiers qui ont tenu dans le temps récent. Il en existe à Meylan, à Claix, à Grenoble. Ils ne sont pas homogènes socialement mais ont organisé de façon très raisonnable la prise en compte des populations en difficultés. De façon à rendre possible et acceptable leur intégration et leur socialisation. La part des propriétaires est largement dominante comme facteur de stabilité et de responsabilité. La valeur des biens n’a pas chuté et ces familles de la classe moyenne qui ont investi le fruit de leur labeur ne sont pas appauvries et peuvent espérer transmettre à leur descendance .

Le parc Pompidou,  5,5 hectares de parc de la municipalité UMP en plein centre ville au milieu de logements dont 80 HLM. Une ville à vivre.

Le parc Pompidou, 5,5 hectares de parc de la municipalité UMP en plein centre ville au milieu de logements dont 80 HLM. Une ville à vivre.

 

UNE AUTRE POLITIQUE EST POSSIBLE

Le quartier Reyniès- Bayard à Grenoble, création de la municipalité UMP  au coeur de la ville, sur les anciens terrains militaire est un bon exemple avec ses villas jumelées, ses immeubles en copropriété , ses 80 logements sociaux , son parc de 5, 5 hectares, son gymnase et sa résidence de personnes âgées.  A l’heure ou la ville flambe , ou la municipalité Piolle chasse chaque dent creuse pour caser des logements sociaux, il démontre qu’une autre politique est possible dans l’agglomération grenobloise.

Une politique qu’aucune commune de gauche n’a voulu suivre jusque là. Ni à Echirolles, ni à St Martin d’Hères, ni à Pont de Claix, ni à Fontaine … Et pour cause. L’objectif n’est pas le logement, mais la constitution de réservoirs électoraux.

Bloquer les loyers, chasser le propriétaire permet de bien servir cet objectif.

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