AGGLOMÉRATION: E.PIOLLE VEUT RETARDER ENCORE LA FIN des BOUCHONS

Publié par user1 le

L’agglomération Grenobloise ne s’est pas grandie samedi matin au moment de délibérer sur un dossier  symbolique de ses retards et essentiel pour son attractivité: l’élargissement de A 480.

Jamais il n’est apparu aussi clairement  l’absence de cap et de chef au travers des débats filandreux, abscons de la « majorité  » hétéroclite qui dirige la Métro. Cette état de fait à des conséquences graves. Même le ‘Dauphiné Libéré  » avait titré en « Une » samedi matin: «  A 480 E.Piolle agace tout le monde ».  Le mot était faible.

La Une du DL de samedi...

La Une du DL de samedi…

BEAUCOUP de RIRES LORSQU’Eric PIOLLE S’EXPRIME

Au point qu’il  y a eu beaucoup de rire dans l’assemblée lorsque Eric Piolle (Verts/PG) s’est exprimé devant le conseil de la Métro, osant dire:  « La question des ac­cès au territoire grenoblois est en attente depuis des décen­nies et on a souffert d’une ap­proche trop dogmatique ». Il était préférable d’en rire plutôt que de pleurer bien entendu. Mais entendre celui qui est à la fois l’artisan, le collègue et l’héritier de ceux qui sont responsables de cette  » attente  » et celui qui défend la position la plus dogmatique affirmer cela, est très révélateur de la véritable personnalité du Maire de Grenoble: c’est un faussaire des mots et un provocateur.

L.COMPARAT, R.AVRILLIER ( Verts/Ades) SONT MONTÉS AU CRENEAU 

Après avoir approuvé le protocole d’accord entre les collectivités, l’Etat et l’Area pour le financement et la réalisation de l’élargissement de A 480 et du Rondeau, la municipalité Piolle a fait marche arrière. A lire le site des élus Verts/Ades dirigé par une Adjointe au Maire, Laurence Comparat et après le recours déposé par Raymond Avrillier pour faire capoter l’opération, on pouvait se douter que des revirements auraient lieu et les tergiversations peu glorieuses d’eric Piolle en sont la conséquence.

Une municipalité clanique et groupusculaire dans ses méthodes

Une municipalité clanique et groupusculaire dans ses méthodes

E.PIOLLE EST BALLOTÉ PAR DES CLANS EXTREMISTES 

Vu de l’extérieur et compte tenu du fonctionnement groupusculaire de la municipalité Piolle personne ne peut savoir exactement comment se mènent les rudes batailles internes. Le clan des Verts/Ades est visiblement l’ossature sectaire de la municipalité et les revirements d’Eric Piolle sur ce dossier – comme sur tant d’autres– ont tendance à prouver qu’il est bien la vitrine légale d’une arrière boutique qui ne sent pas bon.

LA DROITE a UNE POSITION CLAIRE et CONSTANTE

Du coté de la droite à la Métro, Jean-Claude Peyrin Vice Président (LR) du département aux déplacements et Jean-Damien Mermillod-Blondin Président du groupe d’opposition ont le mérite de la clarté et de la constance. Ils savent ce qu’ils veulent pour l’agglomération: la débarrasser des 5 eme et 7 eme bouchons Français et réduire en même temps la pollution automobile que génèrent ces bouchons. 

Jean-Claude Peyrin et Jean Damien Mermillod-Blondin mènent la bataille à la Métro

Jean-Claude Peyrin et Jean Damien Mermillod-Blondin mènent la bataille à la Métro

JC PEYRIN (LR):  » UNE MINORITÉ D’INTEGRISTES DÉCROISSANTS »  

Pour Jean-Claude Peyrin  toujours droit dans ses bottes sur ce dossier « c’est un projet gagnant/gagnant, il faut faire fi des demandes des élus de la Ville de Grenoble, une minorité d’intégristes décroissants qui font tout pour faire échouer ce projet. On est bien dans le cadre du protocole. Le décret de concession parle de nous adapter à 90 km/h, si on change cette donnée, il faut revoir tout le protocole. »

En effet depuis le départ il est convenu qu’un arrêté préfectoral fixera la vitesse à 70 KM/H mais aura toujours la possibilité juridique de la porter à 90 KM.  Ceux qui refusent cette réalité ne sont pas des dogmatiques ?

« Si le projet capote, ces élus en porteront la responsabilité historique » a ajouté  Jean-Claude Peyrin.

 » L’AMÉNAGEMENT DE CET AXE ROUTIER EST UNE NÉCESSITE » 

De son côté, la veille de la délibération, Jean-Pierre Barbier, le Président (LR) du Conseil Départemental avait rappelé dans le DL que  « L’aménage­ment de l’A480 et du Rondeau est une nécessité, tout le mon­de le constate. L’aire urbaine est passée de 460 à 690 000 habitants en un demi­ siècle et le département de 700 000 à1,3 million. Cet axe routier a été construit il y a plus de 50 ans. Son aménagement est donc aujourd’hui une nécessi­té pour le département, la mé­tropole, le monde économi­que et les habitants, afin qu’il y ait moins de bouchons et de pollution.

Jean-Pierre Barbier met les points sur le I et dans le détail

Jean-Pierre Barbier met les points sur le I et dans le détail

 » ON A MIS UN AN POUR ECRIRE CE PROTOCOLE « 

Ajoutant: « Aujour­d’hui, le projet autoroutier nous amène 300 millions d’euros par Area. Le décret ministériel fixe un certain nombre de règles. Et ce dé­cret, tout le monde l’a lu, c’était le point de départ de la négociation. Il fixe une lar­geur de voies, pour des véhi­cules pouvant rouler à 90 km/ h. À partir de là, on a négocié un protocole avec tous les par­tenaires de la métropole qui représente toutes les commu­nes, y compris Grenoble, le Département, Area et l’État. On a mis un an pour écrire ce protocole, qui comporte des choses essentielles et d’autres accessoires.

» L’essentiel ? « Un équipement à deux fois trois voies dans l’emprise fon­cière existante. Le protocole le respecte à la lettre, sauf à une exception et, là, il faut que tout le monde soit de bonne foi.»

JC BARBIER (LR): « INSULTER LES PERSONNES QUI PERDENT des HEURES dans LES BOUCHONS »

« Cette exception est au niveau de l’échangeur de Cata­ne. Pour des raisons techni­ques, il nous faut élargir la voi­rie. En ce qui concerne la vitesse, on aura une voirie di­ mensionnée à 90 km/h, avec des voies plus larges. Toutes les protections contre le bruit seront donc réalisées pour cet­te vitesse de 90 km/h, alors que l’on sait que la demande des riverains est de la limiter à 70 km/h. Ça, c’est une compé­tence du préfet, qui prendra l’arrêté juste avant la mise enservice. Mais tout le monde s’accorde pour les 70 km/h. Et, sur l’emprise existante, on aura bien trois voies conforta­bles plus un aménagement antibruit sur dimensionné par rapport à la vitesse.On va ain­si au ­delà du protocole. D’autre part, les deux verrous restent au nord et au sud. Il n’est pas question d’amener plus de véhicules. »

C.Ferrari (PS): l'agglomération grenobloise est sans cap, sans leader incapable de s'affirmer sur les grands dossiers

C.Ferrari (PS): l’agglomération grenobloise est sans cap, sans leader,  incapable de s’affirmer sur les grands dossiers

C.FERRARI (PS) VEUT MÉNAGER LA CHEVRE et le CHOU….

Enfin, sur les péages : « La hausse de quelques centimes n’est pas actée par Area dans le protocole. À écouter Éric Piolle, on a l’impression que l’on est des élus irresponsa­bles qui dilapident l’argent pour un projet qui ne servira à rien. C’est insulter toutes les personnes et le monde de l’en­treprise qui perdent des heu­res de travail dans les bou­chons et aussi les habitants qui souffrent de la pollution. On est au contraire sur quelque chose d’essentiel.»

….. RISQUE d’ÊTRE BALAYÉ PAR LE VENT de L’HISTOIRE…

Finalement en voulant ménager la chèvre et chou, fidèle à lui-même, Christophe Ferrari le Président (PS) de la Métro a proposé une délibération qui ne devait mécontenter personne et surtout pas ceux dont il dépend, les élus de la  municipalité Grenobloise dont il ne pouvait pas non plus épouser les excès sous peine d’être tout de suite balayé par le vent de l’histoire.

… ET MÉCONTENTE TOUT LE MONDE

Résultat il a mécontenté tout le monde et s’est trouvé avec une faible majorité  autour du groupe PS/Canal historique pour faire adopter une « position » qui fait le grand écart sans fermer la porte à l’absolue nécessité de travaux . La position contraire  ne lui aurait pas permis de demeurer Président de la Métro tant la révolte de la population aurait  cette fois, grondé.

En 22 ans de gestion de l'agglomération les élus de gauche et Verts ont créé le 5 eme et le 7 eme bouchon national !

En 22 ans de gestion de l’agglomération les élus de gauche et Verts ont créé le 5 eme et le 7 eme bouchon national !

LA  GAUCHE et les VERTS ONT CRÉÉ DEUX BOUCHONS NATIONAUX à GRENOBLE

Car on ne le dira jamais assez c’est cette même majorité qui s’exprime sur ces deux bouchons nationaux qui les a créé: elle est passé à côté de tous les contrats de plan depuis 20 ans parce qu’elle ne demandait rien pour les contournements routiers paralysée par son alliance – déjà – avec les Verts/Ades grenoblois. Or cet immobilisme n’était pas partagé par les autres agglomérations: Bordeaux, Nantes, Dijon, Lyon bénéficiaient des crédits des contrats de plan dans la période et avançaient pour améliorer la fluidité de leur trafic.

UN IMMOBILISME ÉLECTORAL de 22 ANS 

La réponse à « la question de l’accès au territoire en question depuis des décennies  » comme le dit Eric Piolle est donc connue. Ses responsables identifiés: depuis 22 ans des majorités PS/PC Verts ( 95/2008), PS/PC (2008/2014),  PS/PC/Verts/PG  (2014/2017)  dirigent l’agglomération grenobloise et ont choisi cet immobilisme pour des raisons électorales: ne pas perdre les suffrages des verts, accrochés, eux , à leur dogme qui a tout faux.

R.SULLI et les ÉLUS COMMUNISTES TOTALEMENT CO-RESPONSABLES de CES RETARDS

Les larmes de crocodiles de R.Sulli (PCF) et des maires communistes  riverains de la rocade sud et de A 480 qui appartiennent à ces majorités  depuis l’origine et sans discontinuer prêtent , elles aussi à rire. Enfin si on veut bien oublier les conséquences sur la santé de populations riveraines, les emplois perdus par cet immobilisme coupable.Leur responsabilité est aussi écrasante que les autres.

OBTENIR EN 2022 , LA SITUATION QUE GRENOBLE AURAIT DU CONNAITRE EN 2010 

Effectivement le protocole est une chance de sortir de cette impasse dans laquelle ces élus ont conduit l’agglomération. Pour améliorer la situation en 2022. Leur culpabilité n’en sera pas effacée pour autant et Grenoble n’aura pris aucune avance sur ces concurrentes. Tout juste bénéficier en 2022 d’un niveau de confort de circulation qu’elle aurait du connaitre  depuis une quinzaine d’années. Ce rattrapage elle le devra aux changements de majorité au Conseil Départemental et au Conseil Régional. Les clivages tant décriés ont du bon et les votes une utilité.