A.ROUX (LR38): « NOUS ALLONS PRÉPARER les PROCHAINS RENDEZ-VOUS »

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A la suite de la démission de Thierry Kovacs de la présidence des Républicains 38, après avoir pris acte de sa décision, une formation collégiale s’est immédiatement mise en place en accord avec les instances nationales.

Elle assurera  l’inté­rim en attendant la convocation d’une nouvelle élection pour lui désigner un successeur.

La formation collégiale  est compo­sée de Jean-­Pierre Girard (trésorier des Républicains 38), Yannick Neuder (vice­président), Frédérique Puissat (vice­ présidente) et d’Alexandre Roux (secrétaire départemen­tal)

Dans le  » Dauphiné Libéré  » Alexandre Roux, le secrétaire Départemental des Républicains 38 détaille cette nouvelle organisation qui démontre que les Républicains entendent peser dans le débat public Isérois.

« Thierry KOVACS A CHOISI DE PRIVILÉGIER SES MANDATS LOCAUX » 

Q. Comprenez-vous la décision de Thierry Kovacs de quitter la tête de la fédération des Républicains 38?

A.Roux:  « Thierry Kovacs a pris la dé­cision de se retirer de ses fonctions, nous en prenons acte. Il a choisi de privilégier ses mandats locaux, c’est son choix. Mais il reste au sein de notre famille politique un mi­litant important.»

 » LES CADRES SONT TOUJOURS MOTIVÉS « 

Q.  Est-ce un nouveau coup dur pour la fédération iséroise ?

A.Roux: « Non, car nous avons la chance d’avoir pu constituer une formation collégiale pour reprendre les rênes des Républicains 38. Les cadres sont toujours là, ils tiennent la boutique et ils sont tou­jours motivés à faire vivre le parti en Isère. Nous allons, avec les militants, préparer les prochains rendez­-vous importants : les sénatoriales en septembre, l’élection du nouveau président national du parti en novembre. Puis, au printemps 2018, nous organiserons les élections in­ternes pour élire un nouveau président départemental. »

« IL FAUT QU’ON REPARTE à la CONQUÊTE DE NOTRE ÉLECTORAT » 

Q. La fédération vient quand même de subir un revers considérable, puisque vous êtes passés de deux à zéro député dans notre département…

A.Roux: « C’est vrai qu’il y a six mois de cela, on ne se serait pas attendu à ce score. La vague rose d’En Marche ! a tout emporté sur son passage. Il faut maintenant qu’on se re­construise et qu’on reparte à la rencontre de notre électo­rat qui ne s’est pas déplacé pour ces législatives. »

Q. Constatez-vous des départs de militants ou d’élus des Républicains vers “La République en Marche!”?

A.Roux: « Non, pas à ma connaissan­ce. Je n’ai pas reçu de messa­ges allant dans ce sens­ là. »

« L’UNITE DE NOTRE FAMILLE, CLÉ DES VICTOIRES FUTURES » 

Q. À votre avis, le parti va-t-il maintenant devoir se “droitiser” pour trouver sa place face aux “marcheurs” ?

A.Roux: « C’est l’élection du prési­dent du parti à l’automne prochain qui fixera notre li­gne. Mais on peut très bien avoir une personnalité qui voudra s’inscrire dans une opposition franche à Emma­nuel Macron, ou une autre qui souhaitera être force de proposition. En tout cas, no­tre parti a besoin d’un chef pour préserver l’unité de no­tre famille politique. Et c’est derrière lui que les militants devront se ranger. Oui, l’uni­té de notre famille politique sera la clé des victoires futu­res. »

« LE SÉNAT DOIT ÊTRE UN CONTRE POUVOIR « 

Q Pensez-vous déjà aux prochaines élections sénatoriales ?

A.Roux:  « Bien sûr que l’on s’y prépa­re ! Il nous faut conforter no­tre majorité de droite et du centre droit au Sénat, notam­ment après les résultats des législatives et la constitution de cette nouvelle Assemblée nationale qui ne laisse aucu­ne place à une véritable op­position. Le Sénat doit être un contre ­pouvoir. Car la vi­talité d’une démocratie se mesure à celle de ces contre­ pouvoirs. »

Propos recueillis par Ève MOULINIER