A.480. J.POLAT à E.PIOLLE: « On ne peut pas vouloir l’aménagement et lutter contre le financement »

Publié par user1 le

Main de fer dans un gant de velours .Julien Polat le Vice-Président (LR) du département a clarifié le débat sur l’élargissement de A 480. A l’issue de son face à face avec Eric Piolle (Verts/PG) organisé dans le cadre du Festival de la Nature à l’Albenc on comprend que la municipalité Rouge/Verts fait marche arrière en se noyant dans les contradictions.

LE CHANGEMENT de MAJORITÉ A SORTI le SMTC de L’ORNIÈRE

Sans jamais tomber dans la caricature, en rappelant à chaque occasion ce que la nouvelle majorité départementale engageait en matière de pistes cyclables, de co-voiturage, de soutien aux transports publics – rappelant au passage qu’il avait fallu le changement politique pour sortir le SMTC de l’ornière – Julien Polat a asséné des vérités qui n’ont jamais été contestées ni par le Maire de Grenoble, ni par la salle.

Eric Piolle, Jean-François Noblet et Julien Polat

Eric Piolle, Jean-François Noblet et Julien Polat

E.PIOLLE IGNORE L’EMPLOI et le DÉVELOPPEMENT

A entendre le débat il faut beaucoup chercher dans la logorrhée verbale d’Eric Piolle ou sont ses décisions concrètes ?  Etant entendu que jamais les question de l’emploi, du développement économique ou de l’attractivité ne sont évoquées par lui confirmant son choix de la décroissance et du retour aux seuls besoins vitaux qui induit la régression sociale.

 » L’ENCLAVEMENT de GRENOBLE EST UN HANDICAP N°1″

Car les faits sont têtus « L’enclave­ment de Grenoble est le han­dicap n° 1 en matière d’at­tractivité économique […] En moyenne, un automobi­liste passe 31 heures de son temps en un an dans les embouteillages. L’économie en souffre Il y a des entreprises qui ne souhaitent plus s’ins­taller ici, ce sont les emplois qui s’installent ailleurs , parfois dans le Voironnais mais malheureusement parfois dans d’autres métropoles » a rappelé Julien Polat.

LES 5 eme et 7 eme BOUCHONS FRANçAIS SONT GRENOBLOIS!

La rocade Sud est devenue le 5 eme bouchon Français et A 480 le 7 eme ! La première est bloquée par l’échangeur inadapté du Rondeau  «  un dossier qui n’a pas avancé depuis 20 ans «  a lancé Eric Piolle. De 1995 à 2008 ses amis Verts/Ades étaient aux commandes de la ville centre et de la Métro et bloquaient tous les investissements routiers. Aujourd’hui il se « concentre sur le Rondeau « . Les retards accumulés ne seront pas rattrapés pour autant.

C.FERRARI (PS) E.PIOLLE (Verts/PG) Y.MONGABURU (Verts/Ades) : DES RECOURS CONTRE L’ÉLARGISSEMENT

S’agissant de A 480 la municipalité Piolle a exigé que Christophe Ferrari (PS) qui dépend d’elle engage un recours aux côtés de la ville et du SMTC (Y.Mongaburu) contre le décret du Premier Ministre confiant les travaux d’élargissement de A 480 aux sociétés privées. Le Président de la Métro avalant son chapeau en attaquant le gouvernement qu’il est censé soutenir pour conserver son poste. En parallèle, le maniaque de la procédure , Raymond Avrillier (Verts/Ades) co-listier de .Piolle , engageait des recours de vice de forme – selon sa méthode- afin d’attaquer Emmanuel Macron sur le même dossier.

J.POLAT :  » LA NOUVELLE MUNICIPALITÉ DE GRENOBLE EST UN NOUVEL OBSTACLE »

Bref une entreprise de démolition comme les Verts/Ades ont l’habitude de les conduire dans l’agglomération Grenobloise sans avoir jamais rien construit. Ce que Julien Polat a sobrement commenté:  » l’obstacle financier pour l’élargissement de A 480 a été levé mais il y a un nouvel obstacle avec l’élection de la municipalité de Grenoble ».

Julien Polat a opposé un principe de réalité dans ce débat : «  le département n’est pas un monomaniaque de la voiture  mais s’agissant d’A 480 il faut un agrandissement du tuyau pour mettre fin aux bouchons. Il ne faut pas rater cette solution financière sinon on reviendra à la case départ ».

E.PIOLLE RECONNAIT:  » IL Y A MATIÉRE à FAIRE SUR LE BRUIT et la POLLUTION… »

Alors Eric Piolle finasse, reconnaît qu’il «  y a matière à faire pour améliorer le bruit et la pollution de l’air » admettant enfin la situation intolérable que supportent les riverains. Il annonce que Christophe Ferrari a retiré son recours et que le sien et celui de Yann Mongaburu (Verts/Ades)  » ont vocation a être retirés si la solution fait consensus « .

 » MAINTENIR LE RECOURS ça SIGNIFIE CONTESTER LES 300 M€ QUE MET L’AREA »

Alors Julien Polat enfonce le clou et pousse son avantage : «  j’apprécie d’entendre que ce recours a vocation a être retiré car maintenir le recours ça signifie contester les 300 M€ que met l’Aréa et on ne peut pas prétendre vouloir l’aménagement et lutter contre la source de financement qui permet de le réaliser « . Quid du recours  Avrillier qui pourrait encore retarder ou compliquer le dossier?

E.PIOLLE ADMET AUSSI : MOINS de POLLUTION à 70 HM/H

Sur le plan technique le département est en train de traiter la convention entre les partenaires afin de lancer l’élargissement de A 480. Julien Polat explique qu’il est impossible de réaliser 3 voies de gabarit autoroutier – ce que les Verts savent depuis l’origine – mais qu’on peut réaliser une VSA (voirie structurante d’agglomération) dont la vitesse ne peut pas dépasser les 90 Km/H et qui serait limitée à 70 km/h par arrêté du Préfet qui peut évidemment changer en fonction des nécessités. Ces 70 Km/h qu’Eric Piolle – sur affirmation de Julien Polat –  reconnait  moins polluants que les bouchons, que la conduite lente dans une agglomération ou il a imposé le 30 km/h partout…

MAIS IL VOUDRAIT QUE les ENTRÉES SORTIES de GRENOBLE DÉBOUCHENT SUR LA 3 eme VOIE

Mais empêtré dans ses contradictions on sait qu’il fait encore défendre à Christophe Ferrari l’indéfendable : il faudrait que les voies de dessertes des sorties et entrées grenobloises débouchent sur cette 3 eme voie au lieu de bénéficier d’une voirie propre. Bref recréer les ralentissements et bouchons que la 3 eme voie à vocation à réduire. Heureusement l’exécutif du département derrière Jean-Pierre Barbier et Julien Polat est intransigeant sur ce point aussi.

LA VICTOIRE de la DROITE AU DÉPARTEMENT les CONTRAINT à CHANGER de POSITION

Le face à face de l’Albenc aura clarifié les positions et les reculs successifs des Verts/Ades grenoblois éclairent à nouveau le peu de cas qu’ils font de l’intérêt des populations et de l’emploi. Il aura fallu le basculement du département pour que, le dos au mur, les enjeux étant publiquement exposés, ils se trouvent contraints de changer de position. Car quel que soit le laborieux habillage il s’agit de cela.

J.POLAT  » NE PRENEZ PAS VOS DÉSIRS POUR DES RÉALITÉS »

Julien Polat a d’ailleurs enfoncé le clou en demandant de « ne pas prendre vos désirs pour des réalités en prétendant qu’il y a de moins en moins de voitures. En 10 ans la part des déplacements en voiture dans notre agglomération est passé de 60 % à 59 %. Il n’y a pas de diminution des déplacements, au contraire puisqu’en moyenne on faisait 5 kms par jour il y a 50 ans et 45 kms aujourd’hui. Il y a des gens qui ne prendront jamais les transports en communs, parce qu’ils ne peuvent pas, parce qu’ils n’en n’ont pas envie, on est dans un pays de liberté, on a le droit de faire ce que l’on souhaite ».

« LA PLUPART DE CEUX QUI SONT VENUS à L’ALBENC SONT VENUS EN VOITURE »

De ce fait le Maire de Voiron s’opposait frontalement mais avec calme et sérénité au fond dogmatique qui porte les Verts, lesquels voudraient imposer un mode de vie aux Français. Ajoutant d’ailleurs en s’adressant aux 250 personnes présentes:  » la plupart de ceux qui sont venus à l’Albenc sont venus en voiture » citant même le Che avec un sourire :  » soyons réaliste, exigeons l’impossible ».

Plus largement encore Julien Polat a défendu nos idées avec brio devant un public qui n’était pas acquis a priori:  » Le capitalisme n’est pas parfait, notre modèle économique non plus , le système est plein de failles, mais soit on s’appuie sur elles pour ne rien faire, soit on saisit les occasions pour faire avancer ».

LA NAVIGATION a VUE ENTRE L’IDÉOLOGIE, L’ÉLECTORALISME et les RÉALITÉS N’EST PAS UN MODÈLE ENVIABLE

Une critique forte et bien reçue comme telle de la politique défendue par Eric Piolle un nom des Verts. Visiblement leur culture de contre-pouvoir qui a pour seul objet de démolir les hommes et les projets se révèle catastrophique dans son exercice et la navigation à vue entre l’idéologie, l’électoralisme et les réalités ne produit pas un modèle enviable de comportement politique.

A cet égard le contraste entre Julien Polat et Eric Piolle, derrière la police des mots, n’a trompé personne.

Photo de Une: Julien Polat au festival de la Nature de l’Albenc face à Eric Piolle