METRO et A 480: LA MAJORITE PS/VERTS le DOS AU MUR

Publié par user1 le

Dans le cadre de « Recap Info « dont Jean-Pierre Barbier , Président (REP) du département a été l’invité, il a été beaucoup question de l’asphyxie de l’agglomération Grenobloise d’actualité après l’inauguration du Tram E.

Les dossiers de l’échangeur du Rondeau, de l’élargissement de A 480 ont fait l’objet de mises au point précises et carrées du Président du Conseil Départemental qui est à l’offensive afin de faire avancer les choses.

On sort du doux ronron , des reculs ou  de l’immobilité qui ont caractérisé la relation et l’accord du Conseil Général et de la Métropole dans la période ou elles étaient toutes les deux de même obédience politique. Un aiguillon a surgi qui pousse à l’action: c’est la nouvelle majorité départementale.

LA FLUIDITE AU RONDEAU REFUSEE sur A 480

Ce coup de pieds dans la fourmilière fait apparaitre au grand jour les contradictions de la majorité de la Métropole Grenobloise. Il est de plus en plus difficile de lâcher sur l’échangeur du Rondeau en faveur de la fluidité de la circulation et la refuser sur A 480.

BOUCHONS = POLLUTION au RONDEAU, PAS SUR A 480

Les élus communistes et en particulier l’inimitable Jean-Paul Trovero Maire de Fontaine va avoir du mal à expliquer que ce que son collégue R.Sulli a admis à Echirolles en bordure de l’U2 – les bouchons du Rondeau sont facteur de pollution – n’est pas vrai aux abords de A 480 pour les habitants de Fontaine. N’évoquons pas les riverains de Bouchayer-Viallet ou du Pont de Catane installés là en totale contradiction avec les recommandations de l’organisme de contrôle de la pollution, Air Rhône-Alpes.

UN TUYAU RETRECI

Evidemment – contrairement à ce qu’ affirme JP Trovero (DL du 13/9)  » si l’échangeur du Rondeau est reconfiguré intelligemment, ça doit régler le problème de la congestion de l’A480″ –  le goulot d’étranglement du Nord vers le Sud n’est pas supprimé. Les 100 à 120 000 véhicules/jour  qui arrivent depuis St Egréve se trouvent paralysés par un tuyau rétréci.

C.FERRARI (PS) :SON GOUVERNEMENT PROLONGE la CONCESSION jusqu’en 2036!

Pour Christophe Ferrari (PS) c’est encore pire. Soutien d’un gouvernement qui a inscrit dans le contrat de plan le caractère autoroutier de A 480 et privatisé la réalisation de son élargissement confié aux sociétés ( honnies) d’autoroute en échange d’une prolongation de concession jusqu’en 2036, sa position est intenable.

LA MAJORITE PS/VERTS/PC/PG a VOTE le CONTRAT de PLAN

La majorité PS/Verts/PC/PG de la Métro a voté ce contrat de plan avec un préambule sans valeur juridique : “l’État et les concessionnaires auto­routiers ont conclu un accord ouvrant la voie à un plan de relance autoroutier. Ce plan inclut l’aménagement de l’A480 que l’État entend con­céder à Aréa, un choix à pro­pos duquel la Métropole n’a pas été consultée et qu’à ce titre elle n’approuve pas” (!)

COINCé PAR LE GROUPE de E.PIOLLE (Verts/PG)

Coincé par le premier groupe de la majorité de la Métro, celui de E.Piolle,  qui a choisi ce président en connaissance de cause  et d’effets, Christophe Ferrari répète: « nous ne souhaitons pas l’élargisse­ment de l’A480. L’aménagement de l’A480 doit être acceptable par les ter­ritoires, lesquels sont contre cet élargissement, et Area sait lire la position des territoires »(DL du 13/9/15).

C.FERRARI MENACé PAR UN CLAQUAGE

Une opposition exprimée si mollement  qu’on comprend bien la gêne – et le ridicule- du Président de la Métro  favorable en son for intérieur, opposé du fait de ses mandants et qui  ne se désolidarise pas du gouvernement et du parti qui veut le réaliser. Une telle gymnastique devrait conduire à un claquage.  Et un minimum de respect des citoyens à mettre en cause sa présidence par une clarification politique.

Y.MONGABURU (Verts/Ades) FAIT DANS la SURENCHERE …

D’autant que Yann Mongaburu (Verts/Ades) fait dans la surenchère idéologique et le dogmatisme sans crainte de la contradiction: « les communes riveraines de l’A480, la Métro­pole, le SMTC ne veulent pas d’un élargissement de l’A480 à 2 x 3 voies  » rappelle t -il au DL (13/9/15).

… VOTE UN PLAN et S’ETONNE QU’IL S’APPLIQUE

Celui qui a voté à la Métro le contrat de plan qui prévoit cet élargissement ajoute: « Je n’ose pas ima­giner que l’État s’entête, je souhaite que le préfet revien­ne à sa parole, qu’il redise que le Rondeau est prioritaire « .

LE TRAM E A MIS FIN AUX BOUCHONS ( Y.MONGABURU)

Alors que le Tram E a obstrué la dernière entrée de Grenoble pour les automobilistes sans aucune compensation notamment en matière de stationnement, Yann Mongaburu n’a pas peur de la grossièreté dans le mensonge. Voilà qu’il a mis fin aux bouchons:  » on ne vient pas de mettre 300 M€ dans une ligne de tram qui permet de décongestionner la circula­tion, pour mettre, demain, 300 M€ pour congestionner la circulation « .

UNE LOGIQUE au SUD et une AUTRE AU NORD

Il confirme au nord ouest de la ville, pour A 480  sa dialectique selon laquelle » élargir la voirie c’est augmenter la congestion… » . Mais elle n’est plus vraie au Sud avec la fluidification souhaitée du Rondeau après 15 ans de refus. La « logique » des Verts est une girouette car elle n’est pas fondée sur les réalités.

L’ETAT N’A PAS de NOM, pas de COULEUR, pas de VISAGE

Au passage on remarquera tout de même que les élus PS et les Verts évoquent  » l’Etat » dans ces décisions et jamais le gouvernement responsable. Pas de visage, pas de nom, pas de couleur. Le même Christophe Ferrari qui n’est pas d’accord avec  » l’Etat » était le même jour à la Bastille aux côtés de Queyranne et Vallini membre du gouvernement pour soutenir une majorité Régionale qui a signé ce plan. Et Eric Piolle, Yann Mongaburu  et les autres fustigent  » l’Etat » pour mieux s’entendre au second tour des Régionales avec le PS qui soutient le gouvernement. Pendant la lutte les alliances continuent.

RENONCER au  » DOGME de la CROISSANCE  »

Contradictions sur le fond, sur la technique, positions  inversées  du nord au sud de l’agglomération, entre le gouvernement qu’on soutient, un plan qu’on vote et qu’on combat à la fois; Tétanisée par la volonté du premier groupe de la Métro de mettre fin au  » dogme de la croissance » ( E.Piolle) qui implique de renoncer à tous les investissements d’infrastructures lourdes pour les déplacements, la majorité de gauche et d’extrême gauche est à la dérive.

A 480 : la PEDAGOGIE de ce QUI MINE l’AGGLOMERATION

Le dossier de A 480 permet de faire la pédagogie de ce qui mine l’agglomération grenobloise: son immobilité depuis une quinzaine d’années, l’absence de leadership permettant de fixer un cap et de s’y tenir, le choix du plus petit dénominateur commun afin de garantir les postes.

Plus ce dossier sera sur la place publique, plus les habitants de l’agglomération Grenobloise pourront comprendre pourquoi leur territoire régresse et quels élus pourraient le sortir de l’ornière.

 

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